28.6.11

Le Tube de l'été 2011




Mes beignets de tomates, t'as vu, c'est l'été (on crève de chaud, d'ailleurs, c'est quand, la rentrée ?) ? Soit l'heure de dresser la liste des immondes daubes commerciales (si chères à mon coeur) qui inonderont ondes radiophoniques et robinets à clips durant la belle saison des wacances à La Baule. Que d'excitation ! On en commanderait presque une glace à lécher une un mannequin suédois. Mais on s'abstiendra, car à moins qu'on ne soit une de ces feignasses de lycéens qui viennent de terminer une nouvelle session de petit bac au rabais (moi aussi j'avais deviné que pour l'animal commençant par G, fallait mettre girafe), en fait, on est encore au boulot. Et la glace qui coule sur le clavier c'est dégueu'.


Où en étais-je ?

27.6.11

True Blood, revue des troupes




Bonjour mes fricassées de poulet à la hongroise, c'est encore Linda Hardy qui te parle en direct d'un hypothétique plateau de tournage. Comment ça, je ne tourne rien ? Ah oui. Bon, c'est pas grave, puisque je suis pas là pour parler de moi. Tu sais que True Blood a repris hier soir sur HBO ? Si ça se trouve, tu t'en fous, remarque.

21.6.11

Orelsan est le sosie d'Allan Théo




Il m'amuse, moi, Orelsan. Il a un flow un peu bizarre de gamin de province, sa voix ne dégage pas l'esprit de rébellion péri-urbaine de la plupart de ses collègues du hip-hop français, qui trouvent généralement la source de leur inspiration et de leur répertoire dans un mix culturel mêlant vie de la té-ci, relation à l'autorité, pratiques marginales voire hors-la-loi et rêves de succès, de fric et de filles. Orelsan parle un peu de tout ça, mais ne cherche pas non plus à noyer le poisson de sa petite contradiction : oui, c'est un gamin normand issu de la classe moyenne, pas forcément hyper défavorisé, alors le rap comme moyen d'émancipation et de révolte artistique contre un quotidien pas glop, ce n'est pas tout à fait pour lui a priori. Mais qui a dit qu'il fallait porter en soi la rébellion des cités pour avoir le droit de faire du hip-hop. Personne. Et d'ailleurs, la plupart des artistes hip-hop seraient bien emmerdés si les collégiens et lycéens bourges ou issus des classes moyennes cessaient d'acheter leurs albums.

18.6.11

La Pop-Pouffe de juin




Signe des temps, et de la crise qui contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire n'est pas finie (la preuve, Lady Gaga vient de balancer son premier clip depuis un bail avec moins de danseurs, de costumes, d'effets spéciaux, de lumières chatoyantes et de chorégraphies que dans l'intégralité des bars gays de New York) (qu'est-ce que je raconte, moi ?) : Sophie Ellis-Bextor n'a plus les moyens de tourner un vrai clip.

5.6.11

Le tube d'il y a 10 ans : Lorie, Près de moi




Eh oui, mes lardons, il y a dix ans, l'année 2001 battait son plein, et on peut dire que c'était riche en réjouissantes daubes : du It Wasn't Me de Shaggy au All For You de Janet Jackson, en passant par le Hasta La Vista de MC Solaar ou le La Voix des Sages de Yannick Noah, la période printemps-été 2001 était assez chargée. Au milieu de toute cette foule de susurreurs de haut vol, une petite française émergea avec ce qu'on pouvait percevoir comme un gentil plagiat de Sometimes, en partie grâce au ouèbe, et en partie grâce aux fillettes de huit ans, il faut bien le dire.

1.6.11

On remercie Téva



Il y a quelque chose qui m'a dérangé la première fois que j'ai vu ce spot TV pour la chaîne Téva, qui célèbre ses 15 ans d'antenne. J'ai ressenti une contrariété larvée, intérieure, pas vraiment explosive, juste suffisante pour me sentir irrité. Mais je ne me rendais pas exactement compte de ce que c'était. Au début, j'ai pensé que c'était tout bêtement le principe de la "conversion", fantasme supposé des femmes hétérosexuelles qui seraient incapables de supporter qu'un homme résiste aux charmes féminins, et qui souhaiteraient donc ardemment être capables de "convertir" un homosexuel qu'elles convoitent. Fantasme que, pour ma part, je n'ai jamais vérifié dans mon entourage, et qui véhicule cette idée un peu nauséabonde que les homosexuels traversent juste une phase, en attendant de rencontrer une femme qui soit capable de les satisfaire (car l'homosexuel est un homme exigeant) ou simplement en attendant de rencontrer une femme qui accepte de coucher avec eux (car l'homosexuel est un homme moche et émasculé qui se tourne vers les hommes parce qu'il se croit incapable de pécho d'la meuf t'as vu).