31.8.10

La Pop-Pouffe d'août





Lectorat, c'est la cata ! La prochaine fois à ce rythme-là, je te ponds la Pop-Pouffe de septembre le 5 octobre. Mais que faire pour s'en tenir au planning, bordel ? Va-t-il falloir que je mette au point un planning ? Genre un G*ogle Agenda ou une ouèberie du genre ? Je te jure que niveau qualité éditoriale, ici, on est encore loin du niveau d'Amandine du 38.


Gné ?

Bon, la pop-pouffe du mois, donc. On va finir par m'accuser de misogynie, à force d'enchaîner les posts sur des greluches en les traitant de greluches, mais ce mois-ci, c'est quasiment au pays des freaks que je suis allé chercher ma lauréate.


En exclusivité ni mondiale ni nationale ni même régionale, voici donc Kat Deluna, mes sardines !


Selena Gomez : la dépression capillaire



Qui ??



Bah Patricia Laroche Kat Deluna, enfin ! La fille qui a fait deux sinegueules ambiance "femme de petite vertu on the dancefloor" et trois featurings avec des rappeurs du cru pour se faire adouber par les bad boys comme Meuwahia Carey... Ouais, définie comme ça, ce peut être n'importe qui, je sais. Mais tu la connais, j'te jure.




Dans son premier vrai tube, Whine Up, elle la jouait un peu Pussycat Doll, avec une chanson harènebi très up tempo qui permet d'envisager sérieusement la chorégraphie de catin sur une barre fixe en teuboua, comme sur un Summer Jam de bas étage. Au début du clip de ladite chanson, elle faisait un risible effort pour nous prouver qu'elle avait le même organe vocal que Whitney Houston (en 1992, hein, pas en 2010) : regardez, les mecs, j'ai quasiment une formation de chanteuse lyrique, si je voulais je pourrais chanter des vrais trucs. Sauf que non.




Dans son deuxième tube, Run the show, elle assume bien mieux son côté chanteuse pour discothèques, avec un clip qu'on croirait piqué chez Cascada et arrangé par Flo Rida, et un featuring de Busta Rhymes qui fleure bon le Macumba.




Mais en 2010, Kat a décidé de passer aux choses sérieuses : la voici donc, cet été (ouais, c'est encore l'été, arrête de me casser les glaouis avec ces histoires de rentrée, moi j'y croirai pas tant que je serai pas rentré de wacances), avec Akon en featuring, pour un sinegueule intitulé Push Push (rien que le titre, déjà).




Bon, alors si tu veux en dire du mal, te gêne pas, hein, de toute façon c'est sorti en juin et c'est déjà un flop. Mais quand même, je devais tenter Kat Deluna en pop-pouffe, pour plusieurs raisons :


- D'abord, et c'est important, vu son succès mirobolant, si ça se trouve dans un an elle se sera faite jeter de son label comme une malpropre et elle vendra des chaussures chinoises quelque part dans le Bronx; alors autant la chroniquer pendant qu'elle est encore là.



- Ensuite, se faire reprendre sa jeune carrière en main par Akon, le mec qui a pour ainsi dire lancé Lady Gaga et T-Pain, ça en jette. L'effort "conquête du monde" est louable, même si le résultat final ressemble à Blu Cantrell qui aurait pris les joues de Leslie.



- Enfin, en me renseignant sur son compte sur Wikipediu, j'ai appris qu'à 15 ans elle faisait partie d'un groupe sobrement intitulé Avaleuse. Sauf que 1) c'est trop énorme pour être vrai, et 2) la fiche de Wikipediu en anglais parle plutôt d'un groupe nommé Coquette (ce qui est un peu nul, mais au moins pas trop indécent). C'est avec ce genre de confusion info/intox qu'on construit un mythe, moi je dis.



Bref, Kat Deluna a encore des choses à prendre à ses grandes sœurs Rihanna, Kylie et autres Beyoncé (en dehors de leurs vieux décors de clips), mais retenons son nom : il y a du potentiel et de la volonté conquérante chez cette Ciara joufflue.

30.8.10

Le split des Sugababes, ou la fin des groupes de pop-pouffes

Salut, les bitches !


Il paraît que c'est la rentrée, et qu'un tas de choses essentielles s'apprêtent à nous tomber sur le coin de la boîte à troubadours (du genre constater si la nouvelle miss météo du Grand Journal sera aussi navrante que Pauline Lefevre), mais aujourd'hui, parlons drame. Parce que ce bloug parle aussi d'importants sujets de société susceptibles de changer la face du monde. On a un rôle à jouer, bordel ! Tu croyais que c'étaient des chimères, ces histoires de démocratie participative du ouèbe 2.0 ? Élevons nos voix face à l'ignominie !


Au cours de cet été, mon cœur a saigné, je dois l'avouer. Mais bon, concrètement, j'avais six mois de retard sur l'info musicale, alors j'ai saigné à rebours. Mais saigné quand même. Il faut dire aussi que l'info est horrible : les Sugababes ont viré Keisha Buchanan (à ne pas confondre avec Kei$ha, impie, sinon je t'envoie à Lourdes me réciter 10.000 Je vous salue Kylie) !


Kézaco Keisha Buchanan ? Bah c'était la black du groupe. Ouais, c'est politiquement incorrect, mais techniquement, Sugababes, depuis le début, c'est ça : une caucasienne, une asiatique et une black qui se remuent comme des chaudasses. Interchangeables, mais chaudasses quand même.


Petit résumé (oh nooooon) (oh si) :






2001 : fossilisé sur mon canapé, je découvre l'existence d'un groupe de jeunes dindes dont les poses de pétasse et les visages joufflus ont bien du mal à faire oublier leur jeune âge et leurs voix pas géniales. Les Sugababes apparaissent sur MTV France. Leur sinegueule, Overload, est une sorte de concentré un peu indigeste de pop, de R'n'B, d'électro et de rock. Excusez-moi j'vais vomir... Ah nan, j'adore en fait.






A cette époque, nos volailles sont donc trois (et oui, elles étaient moches) (et OUI, ne jurez pas Marie-Thérèse, mais Siobhan portait un ticheurte obscène, mes enfants) (que faisait le CSA ?). Et ce sera à peu près leur seule constante, d'ailleurs (d'être trois, pas d'être moches). Sur cette magnifaïque photo, on a donc dans l'ordre Keisha Buchanan, Siobhan Donaghy, et Mutya Buena.




Mais à peine le temps de retenir ces trois noms imprononçables, voila-t'y pas que Siobhan se barre de cette galère, apparemment pour se lancer dans des projets personnels de chômage fashion. Vite, vite, il faut la remplacer. A l'été 2001 débarque donc Heidi Range, une ex-Atomic Kitten. Mais si, tu sais, les trois blondasses qui n'ont jamais écrit une chanson et qui ont fait deux vagues tubes en Europe avec une reprise inutile des Bangles, et une cover-version encore plus dispensable d'une chanson de Blondie...




Les quotas demeurent ainsi bien équilibrés (une black, une asiatique, une caucasienne), et on peut presque croire à ce moment-là que c'est un hasard. Durant cette nouvelle ère, nos trois pintades vont à peu près tout atomiser sur leur passage... en Angleterre. Ce qui est déjà pas mal, me diras-tu. Donc, grosses ventes, public de plus en plus fidèle, toussa toussa : les Sugababes ne sont pas qu'un feu de paille, et leur musique, si elle est bien de la pop commerciale, réussit à s'imposer comme une variation pas trop mièvre sur les habituelles mélodies teen pop traitant des affaires de cœur, de fesses et d'atermoiements liés au passage à l'âge adulte.






Et pis, fin 2005, c'est re-le drame : Mutya Buena, qui a donné naissance à une miocharde (quelle idée), quitte le groupe pour se lancer en solo. Elle sortira un sinegueule qui sample Lenny Kravitz et un album au succès bof bof avant de se compromettre dans une télé-réalité british. C'est moche.







Mais bon, les Sugababes ne raccrochent pas pour autant : elles montent une troisième mouture du groupe et recrutent une autre fille en remplacement de Mutya. Remarque qu'elles sont de mieux en mieux sapées et maquillées.  Amelle Berrabah, anglo-marocaine, apporte une nouvelle touche exotique, certes non-asiatique, au groupe, et sort dans la foulée un de leurs plus gros tubes.



Bon, là, on se disait qu'on était tranquilles. Mais en fait non, fin 2009, donc, des tensions au sein du groupe font que, bientôt, Keisha se fait gicler. KEISHA ! LE DERNIER MEMBRE FONDATEUR DU GROUPE ENCORE PRESENT, BORDEL !!







Très vite, les producteurs du groupe ont casté une jolie nouvelle black de service, Jade Ewen, pour compenser, laissant donc le groupe Sugababes vide de tout son passé et de toutes les personnalités qui, au départ, ont su séduire les premiers fans. Ce qui tend malheureusement à prouver que les Sugababes ne sont qu'une marque, un groupe de dindes interchangeables, vaguement bonnes à chanter sur scène des sinegueules qu'elles n'ont jamais sorti. Que la personnalité ou l'apport artistique de ses membres puisse motiver les fans ne semble pas spécialement traverser l'esprit des producteurs.





Il y a, certes, une jurisprudence Destiny's Child (Beyoncé Knowles et Kelly Rowland seules membres originelles à être restées du début à la fin) qui montre qu'on peut avoir du succès avec un groupe démonté /remonté /rebooté, mais en conservant quand même une ou deux membres originelles. Et quand je vois que les L3 (trois membres sur cinq des L5) songent à remonter sur scène, et que les Pussycat Dolls vont revenir mais avec des nouvelles filles qui feront les choristes des chorés autour de la seule Nicole Sherzinger (les autres membres du groupe en ayant vraisemblablement eu marre de servir de faire-valoir), je suis déception.




Le sinegueule over-pouffe Get sexy restera donc le dernier sinegueule des Sugababes avec Keisha dedans. Ses camarades ayant de toute façon déjà relancé la machine depuis son départ (l'info date de fin 2009, donc : je t'avais dit que j'étais à la bourre des tendances musicales). Business is business, time is money, comme disait Mia Frye. Ou un autre économiste célèbre, je sais plus. Je suis dég, ma parole, je suis dég.







Alors bon, je veux bien admettre que les girls bands sont un peu des coquilles vides destinées uniquement à vendre du temps de cerveau disponible des disques et des places de concerts marketés par des producteurs et maisons de disques peu regardants sur leurs réelles qualités artistiques, mais à ce point-là... Les "vrais" groupes de pop-pouffes qui se révèlent ensemble, cartonnent ensemble et restent ensemble jusqu'à explosion du groupe, apparemment c'est terminé.



Ou bien ça n'a jamais existé, je ne sais pas. Bon, c'est pas tout ça, on va prendre le goûter ?



Demain, on causera à nouveau pop-pouffe, mais en version solo, car la fin du mois arrive et qu'il faudrait voir à se magner d'honorer la charte éditoriale de ces lieux, hein.

27.8.10

Vahina Giocante, "la fille"

Il y a quelques semaines, mon amie la Princesse (celle qui pue-du-cul), râlait, comme d'hab', tout en faisant l'apologie crypto-lesbienne d'une comédienne pas complètement de seconde zone, mais pas non plus méga tête d'affiche de la laïfe, tu vois.





J'ai nommé Vahina Giocante (nue). Que je confonds un peu avec Laura Morante, des fois, juste parce qu'elles ont des noms en "ante", alors qu'en fait, ça n'a rien à voir. Bref.



Avec son nom exotique, donc, son teint hâlé et ses yeux vert piscine, Vahina a tout de la jeune première fraîche et pimpante qui va nécessairement finir par devenir notre Penelope Cruz nationale. Ou du moins notre version frenchie de la meuf qu'aurait pu être mannequin international ad vitam de la fashion intergalactique mais qui a fait actrice pour l'amour de l'art. Ce qui est dommage quand on sait que le créneau est déjà encombré d'Elsa Pataky, de Laetitia Casta ou de Diane Kruger. C'est con.



Résultat, l'année dernière, une nomination au Gérard du Cinéma (et une victoire) de "l'actrice pas très douée mais qu'on se mettrait bien sur le zguègue, pas vrai les gars ?". Le physique, c'est tout ce que le grand public semble retenir de la certes très jolie Vahina. Enfin, ça et peut-être son nom de levure à gâteaux.


Résultat, la pauvre Vahina se retrouve souvent dans des seconds rôles où elle joue la bonnasse revêche mais nympho, comme dans 99 Francs, où elle copulait en pleine rue avec Jean Dujardin, l'inconsciente. Alors que sort dans les salles obscures, dans quelques jours, Krach, le film qui permet de dire "Nous aussi, en France, on peut faire un film comme Wall Street, regardez ! Même qu'on a dégoté un acteur américain pour faire vrai dans le casting ! Même qu'on est pas des petites b!tes de la finance, d'abord, regardez, hé ho, regardez ! On a Kerviel !", je me lolifie doucement. Non pas que j'aie quelque chose contre ces films français qui essayent de sortir des décors traditionnels de films français (tu sais, ceux où il y a une famille qui s'ennuie poliment dans un appartement ou une maison de campagne en se demandant comment on va gérer la succession / les émotions du passé maintenant que Mémé s'est enfin décidée à lâcher la rampe / maintenant que Jean-Philippe et Sylvie divorcent) en se prenant atrocement au sérieux dès leur bande-annonce, mais j'ai tendance à les éviter, disons.



Mais ça me permet de remarquer que la pauvre Vahina, avec son physique de bonnasse mystérieuse et rebelle, semble s'être enfermée dans une sorte de caricature : celui de la bonnasse mystérieuse et rebelle, qui porte un débardeur comme les filles des pubs Canurd WC ou Bordu Chesnel qui se déguisent en Lara Croft/Cat's Eye pour nettoyer les toilettes ou voler des rillettes (WTF ???). Et qui, sur l'affiche d'un film "de mecs", se retrouve propulsée en arrière-plan, lançant, tournée de trois-quarts, un regard mystérieux et rebelle en direction des personnages principaux.











M'enfin je dis ça, je dis rien, hein. Mais tout de même, amis producteurs du cinéma français encombré de diverses Mélanie plus ou moins interchangeables, mignonnes certes mais surtout mystérieuses comme ma coiffeuse, un premier rôle un peu consistant où Vahina ne se contenterait pas d'être "la fille" de l'histoire, au bout de quinze ans de carrière, ce serait sympa, non ? Ne serait-ce que pour vérifier si elle a aussi un regard pas mystérieux dans sa panoplie de jeu ?

26.8.10

Pisseuse




Salut les jeunes brebis égarées dans le Wyoming, c'est moi !!


(Vinsh)

(Tu m'as oublié, c'est ça ?)



Je sais pas si je t'ai déjà raconté, mais je suis tellement fan de Robbie Williams depuis mon âge le plus boutonneux que je crois que c'est ce qui se rapproche le plus chez moi (avec Mylène F., hein, parce que bon, faut pas déconner non plus) d'une hystérie. Traduire par là que j'ai tous les albums et que je vais au concert si ça passe en France, quoi. Je vais pas non plus me salir les mains en achetant tous les sinegueules du mec, ou pire, des reprises de Kate Ryan (exemple à mettre sur le compte de la Farmer, hein) (faut suivre). Il faut dire aussi que les modèles masculins se font rares dans la musique de merde pop de qualité.



Et là, il fait un come-back, un an à peine après un album Reality Killed The Video Star qui a vaguement fait pschitt. C'est le moment où je devrais faire Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii en trépignant, quoi.




Mais alors là, je t'avoue que je suis coi. Et non pas coït.



A la façon d'une Janet Jackson ou d'une sus-citée Mylène qui galèrent de plus en plus depuis quelques années à pondre un album qui touche un large public au-delà des fans hystéros, le sieur Robbie rame à cracher du tube FM au kilomètre comme dans les 90's, et vient pour fêter cela de se compromettre avec ses ex-potes du boys band Take That, de se marier et de flinguer 15 ans d'une image brit pop'n'roll construite à grands renforts de désintox, de tatouages grotesques, de baises avec des groupies sans amour-propre et de rencontres avec les aliens.



Cette espèce de soupe qui ressemble à un mauvais sinegueule de Ronan Keating ne va rien arranger selon moi, malgré le clin d'œil Brokeback Mountainesque du clip, visiblement destiné à faire du gringue à la frange pédé (autant dire l'essentiel) de son public.


Advienne que pourra, mais entre ses 36 balais, son deuxième best of en cinq ans qui arrive à l'automne (Foutage de gueule !! Remboursay !!), ses nouvelles/anciennes fréquentations musicales et son nouveau brushing de dessous de bras, Robbie Williams, qui est pourtant un mythe intouchable pour moi (l'aurait dû mourir comme Kurt Cobain, tiens), semble prendre peu à peu la direction d'une seconde partie de carrière façon Michael Bublé. Chanteur de charme un peu lisse. Ce qui était peut-être prévisible, mais n'en est pas moins dommage.

13.8.10

Coup de vieux



Je suis choqué.


Je viens de m'apercevoir qu'en étant née le 23 juillet 1970, Charisma Carpenter avait désormais 40 ans.


Bordel, Cordelia Chase a 40 ans. 


J'essaye de me rassurer en me disant que ça veut dire qu'elle était déjà pré-ménopausée quand elle a été castée en 1997 pour incarner une lycéenne en classe de seconde, mais quand même, ça me fout un coup...


Ayant moi-même connu une version in real life de Cordelia, c'est sans regret que j'ai pu laisser ce mythe de mon adolescence derrière moi lorsqu'elle a quitté la série Buffy contre les vampires, qui fit sa (maigre) gloire. Il faut dire que cette tanche d'Angel, mannequin niaiseux affublé d'une voix grotesque, ne m'a jamais vraiment transcendé, et que sa série spin-off ne m'a donc jamais vraiment intéressé malgré la présence de Cordelia.


Mais depuis, voir cette vieille peste de Charisma écumer les séries pour ados (Greek, Miss Match, Veronica Mars) en reprenant presque toujours le même rôle d'ex reine du bal de promo un peu bitch sur les bords me fait un peu mal au cœur, au regard de ce qu'aurait été sa carrière si elle avait eu l'occasion de rayonner de cruchasserie assumée dans un premier rôle.


Bon, maintenant, à 40 piges, faudrait peut-être voir si elle est crédible en mère d'ados à problèmes qui font le mur et font des cochoncetés dans les placards du lycée de Sunnydale du coin, nan ?

12.8.10

La langueur d'août



Salut les club sandwiches, c'est moi !



...
Whouhou ? Y'a plus personne ?



Tu sais, le mois d'août à Paris, c'est assez relou en fait. Y'a personne dans les bureaux, mais en même temps une espèce de pression insidieuse qui consiste à te laisser entendre qu'à la rentrée, t'as intérêt à montrer patte blanche à ta hiérarchie, avec bilan concret et circonstancié de tes activités pendant que tout le monde se dorait la tige quelque part sous les tropiques (connasses).



Bon, en ce qui me concerne, je réussis à m'aménager du temps de cerveau disponible, hein, vu que je me retrouve avec le boulot de trois personnes à faire en plus du mien (une rigolade). C'est la malédiction du dernier arrivé en entreprise. Ou du stagiaire, je ne sais plus. Pour le moment, et compte-tenu de mes expériences, c'est un peu pareil.






Heureusement pour moi, mes collègues ne sont pas les seuls à se la couler douce, et TOUS mes interlocuteurs de travail sont soit injoignables, soit débordés (lol), soit tellement détendus du gland en cette quasi-approche du 15 août que si tu leur demandes de t'envoyer un malheureux fichier jpeg dont tu as un besoin vital pour sauver la planète et éradiquer la famine dans le monde, tu peux être sûr que leur mail va se perdre (c'est fou le nombre de mails qui se perdent) (ça existe vraiment, un mail qui se perd ?).




Au final, qu'est-ce qu'on se fait ch***, j'te dis pas... J'ai dû réussir à finaliser trois tâches en une semaine, et quand ce n'était pas les gens qui ne répondaient pas à leur mail ou étaient partis en pause caca au Guatemala, c'était la technologie qui jouait contre moi (je t'ai déjà dit que j'étais maudit de l'informatique ?).


Nan, vraiment, trop marrant, le mois d'août, hein.


M'enfin là je vais quand même me faire un peu taper sur les doigts à la rentrée, avec ces conneries...

10.8.10

La fabuleuse page Facebook de Dunkin' Donuts



Tu sais, j'ai l'air comme ça de donner des leçons à la Terre entière et d'être, par conséquent, un être de lumière tellement supérieur en tout qu'il peut se permettre toute cette condescendance. Alors qu'en fait, pas du tout, je suis un peu grassouillet et pas bien sportif (donc pas bien foutu), chevrotant de la parlotte et riche d'une vie intérieure multiple, puisqu'on est bien une quinzaine à s'engueuler à l'intérieur de mon crâne pour décider de ce qu'on va bien pouvoir faire dans les cinq prochaines minutes.



Aujourd'hui, pour démystifier un peu cette figure inaccessible qu'à coup sûr j'incarne dans tes rêves humides, je vais plutôt te parler du côté grassouillet de la force, parce qu'en fait, pour l'hystérie et les troubles dissociatifs de l'identité, c'est un peu la thématique habituelle, ici, tu vois.



Donc, la graisse.



Il y a trois ans, à Berlin, je suis tombé en pâmoison devant une émanation purulente de la gastronomie américaine, aussi scandaleusement absente de France que Burger King : j'ai nommé Dunkin' Donut. Ou comment une chaîne peut faire du Starbucks, mais en mettant en avant un amas d'huile destiné à accompagner ton café du matin, du midi, du goûter ou du soir : le donut. Sauf qu'en fait, tu prends pas du café à chaque fois, sinon non seulement t'aurais les artères bouchées, mais en plus tu n'aurais pas la moindre chance de réussir à crever de ta crise cardiaque dans ton sommeil. C'est quand même ballot.



D'une certaine manière, heureusement que Dunkin' Donut n'est pas implanté en France, probablement refroidi par les années de dur labeur psycho-sublimino-publicitaire et de travail au corps que McDo a dû fournir pour s'implanter correctement chez nous. C'est que le donut, culturellement, c'est pas très Roquefort.





Mais il y a quelques mois de cela, grâce à ce merveilleux état de fait qui veut que le ouèbe soit oueurld ouaïde (mais si j'écris world wide, tu comprends aussi, non ?), j'ai pu rejoindre la génialissime Fan Page de cette enseigne de sains produits préparés à base d'huile végétale et de céréales : il ne peut rien y avoir de mal à cela, non (hem) ?



Et je ne regrette pas mon clic : avec tous les onglets et contributions des fans (très actifs) de la marque, je trouve à chaque visite une affriolante nouveauté à me mettre sous la dent. Au sens figuré, j'entends, puisqu'on ne peut pas encore faire sortir de la bouffe d'un écran d'ordinateur (perspective futuriste hautement improbable qui me laisse toutefois songeur).






Ainsi, depuis le début de l'année 2010, on a droit au fantastique soutien "bien-être et auto-congratulation" de  Maurice, le donut qui parle (n'est-ce pas fabuleux ??), qui sert de mascotte à la Page. Si vraiment les donuts t'ont fait prendre quinze kilos en deux mois, il continuera à te dire que "you look fabulous", et ça c'est vachement sympa de sa part, je trouve.



On a aussi les fans qui postent des poèmes d'amour à Dunkin' Donut sur le Mur, parce que c'est important, dans la vie, de pouvoir compter sur quelqu'un. Ou ceux qui racontent comment ils ont rencontré leur conjoint au Dunkin' Donut... ou qui l'ont épousé là. Ou encore ceux qui, contre les bégueules qui s'inscrivent sur la page et s'en prennent verbalement à ce temple de l'obésité infantile, défendent vaillamment leur enseigne chérie.


Ou les fans qui envoient des photos d'eux avec leur(s) donut(s), devant leur Dunkin' Donut local, avec leur café Dunkin' Donut... Il y a d'ailleurs un psychopathe qui semble avoir fait le tour des Etats-Unis de tous les établissements de la marque, qui s'est fait prendre en photo devant chacun d'entre eux, et qui a envoyé le tout aux administrateurs de la page (lesquels devraient, je pense, le récompenser en lui offrant une carte de fidélité gold valable à vie) (ou alors, en appelant la police). Je me souviens qu'une nuit de Chômagie, ma pote Lilibuzz et moi avions, au téléphone, fait défiler toutes les photos de la page, en se les commentant simultanément comme nous l'aurions fait d'un album dédié à une soirée "dossier". Et bah c'était au moins aussi marrant.



En gros (hin hin hin), je suis subjugué par la relation bizarrement fusionnelle que Dunkin' Donut a réussi à développer avec ses clients; mais est-ce avec ses clients en général, ou seulement avec ces quelques dizaines de milliers de fanatiques facebookés ?



Mon coeur saigne de ne pouvoir m'inscrire au Dunkin' Perks, pour me faire envoyer un coupon qui me donnerait droit à un verre gratuit d'une de ces boissons qui ressemblent un peu à du beurre fondu avec du Nesquik dedans... Enfin, en vrai, je pourrais m'inscrire, hein, mais bon, le coupon ne me servirait à rien, puisqu'aux dernières nouvelles, non, non, non, les importateurs d'obésité de Dunkin' Donuts ne se sont toujours pas implantés en France.


Mon tour de taille les remercie. Mais pas ma compote de cervelle.

9.8.10

J'ai failli le rater : le come-back de Myriam Abel (qui ?)




Je sais pas toi, mais moi je trouve que gagner un télé-crochet, de nos jours, ce n'est pas forcément le méga-bon plan, pour la jouvencelle ou le jouvenceau qui souhaite devenir aussi célèbre que Britney Spears. Alors, certes, les chaînes de télévision nous survendent les quelques poulains qui ont réussi à survivre à la concurrence, au deuxième sinegueule et à la crise du disque (qui a décidément bon dos pour justifier semi-échecs et totales vautrades dans les charts), mais nous, téléspectateurs avisés et pas du tout lobotomisés devant notre poste, on n'est pas dupes, hein.




A feu-la Star Ac', ils aimaient bien nous caser régulièrement une allusion à leur tête de gondole Jenifer, sans mentionner que, malgré sa longévité, ses disques se vendent de moins en moins bien au fur et à mesure que sa carrière défile, et surtout en occultant son statut de "première" chanteuse issue d'une real-TV type "Big Brother". Comme pour Loana, la notoriété de ceux qui ont été les "premiers" du genre semble toujours devoir surpasser celle de leurs successeurs... Par contre, notre ami Mycose Nikos n'en remettait jamais trois couches sur Magalie Vae, Cyril Cinélu et autres incidents industriels (on peut facilement imaginer que si la Carac' était encore diffusée aujourd'hui, Nikos ne parlerait pas bien souvent de Mickels Rea, vainqueur aujourd'hui oublié de la huitième saison), ni sur les ventes pas géniales d'un Gregory Lemarchal qui, même si c'est de mauvais goût de le dire, n'a réellement bien vendu ses disques qu'après sa mort. Quant à attribuer au programme la réussite d'une Olivia Ruiz, qui a écrit et produit ses albums sans l'armée d'auteurs-compositeurs estampillés Star Ac' réservée aux gagnants de l'émission, pour appâter les candidats crédules, c'est un peu comme si la Sorbonne écrivait sur ses plaquettes de com' "Venez dans notre belle fac, les jeunes : nos élèves, comme Jean Sarkozy par exemple (au hasard), s'en sont merveilleusement sortis ensuite grâce à ce que nous leur avons apporté (et vraiment grâce à rien d'autre, hein)"...




A la Nouvelle Star, ils aiment bien rappeler à tout bout de champ qu'ils ont "engendré" Christophe Willem et Julien Doré, deux candidats à la haïpe de plus en plus contestable, et (surtout pour le premier) débarqués un peu par hasard dans une émission en voie de ringardisation suite à trois premières éditions qui avaient vu leurs gagnants vendre douze disques avant de sombrer dans un oubli relatif. L'exemple frappant, c'est Lio qui, cette saison, nous avait fait une merveilleuse sortie sur "la grande époque et les grands gagnants de la Nouvelle Star", en ne mentionnant que Willem et Doré, et en omettant ostensiblement les deux gagnants précédents du télé-crochet (Amandine Bourgeois et Soan, les deux gagnants dont, pourtant, Lio avait été la jurée). La vérité, c'est qu'il ne faut plus vraiment compter sur les télé-crochets pour vendre un album à un million d'exemplaire comme ce fut le cas, au tout début de notre ère real-TVesque, pour les mythiques L5 (ou plutôt L3, maintenant). Le cas de Christophe Willem en 2007 n'est qu'une espèce de miracle inespéré, dû à l'excellente impression que ce candidat, atypique (à l'époque) et hype malgré lui, avait laissée, suite à son parcours sans faute à la Nouvelle Star et à un album parrainé/conçu par de respectables et respectés artisans pop (Bertrand Burgalat, Zazie, Katerine...).



Comme quoi, il y a toujours pire que les télé-crochets...




Tout ça pour dire, donc, que vu de 2010, les candidats des Carac' / Nouvelle Star / Popstars ayant accédé à ce qu'il convient d'appeler la célébrité se comptent, en France, sur les doigts d'une main. En comptant bien (nombre de saisons multiplié par nombre de candidats présents à l'antenne en praïme taïme), ils sont pourtant quelques centaines à avoir tenté le coup. De qui se souvient-on ? De personne, ou presque.




Alors au milieu de ça, quand un un de ces ex-candidats à la célébrité tente de nous faire le coup du come-back (alors qu'il a à peine eu un premier come, dont il pourrait éventuellement come-backer, t'vois), comme un Patxi ou une Jessica Marquez, ça me fait toujours un peu de peine. Surtout quand ledit candidat n'est pas complètement affligeant, mais hélas marqué du sceau de l'ignominie de la has-beenitude post-télé-réalité. Un peu comme les comédiens AB Productions qui espéraient sincèrement faire carrière après avoir joué dans Le Miel et les Abeilles, Les garçons de la plage ou Les Nouvelles Filles d'à côté.


Tout ça pour dire que, voués à l'échec de manière quasiment certaine, ces come-backs peuvent m'arracher un fond de pitié sympathie, et qu'à la limite, je voudrais presque faire quelque chose pour eux (mais pas acheter leur disque non plus, hein).



J'entends par là que s'il y avait un come-back de Jean-Pascal aujourd'hui, je m'en tamponnerais un chouïa. Toi aussi, je suppose. Mais là, il s'agit du come-back improbable de Myriam Abel, et c'est complètement autre chose (ou pas).




Qui qui c'est Myriam Abel ? Et bien figure-toi que c'est la pauvre fille qui a eu le malheur de gagner la Nouvelle Star juste avant cette endive de Christophe Willem : non seulement elle a bénéficié d'un minimum de promo pour son album, qui tombait donc pendant l'avènement du Christ(ophe) (hon hon) de la Nouvelle Star, mais en plus elle a apparemment eu des soucis de timing pour ses sorties d'album et de sinegueule.



Enfin, elle a eu un double souci, qui lui fut fatal : elle avait le charisme de Julie Zenatti (ce qui n'est pas facile), et son premier sinegueule était une daube improbable pondue par Lara Fabian & co, qui t'enjoignait de donner à la vie le sens que tu lui donnes, une injonction métaphysique qui n'a cessé de me hanter depuis cette époque. Moi aussi, désormais, je donne à ma vie le sens que je lui donne.







Bref, c'est vraiment dommage que cette fille n'ait pas un charisme un peu plus développé et un répertoire un peu moins mémère, car malgré ces handicaps évidents, elle a une jolie voix. Ce qui n'a pas été donné à tous les gagnants de télé-crochets, le public votant hélas bien plus souvent pour une personnalité vaguement sympa ou charismatique que pour une prestation vocale (ce qui est le seul moyen d'expliquer certaines places de finalistes).


Alors, non, je n'achèterai pas le sinegueule de la brave Myriam, mais je reconnais au moins sur la toile ouèbesque intergalactique (et ça, c'est énorme) qu'elle mériterait quelques miettes du fameux succès qu'on avait promis aux Jonatan Cerrada, Steeve Estatoff, Thierry Amiel et autres galériens du quart d'heure warholien made in télé-crochet, laissés sur le carreau sitôt le rideau de la rentabilité retombé... Après tout, ça vaut bien une Joyce Jonathan.

6.8.10

Love The Way You Lie





Eminem a le chic pour créer l'événement sans se renouveler. Depuis maintenant un peu plus de dix ans qu'on se le fade au niveau international, il n'a en effet proposé que trois types de chansons, assez stéréotypés :


- La pochade parodique qui, sous couvert de rap, crée surtout l'événement/la polémique en singeant l'actualité, et surtout le petit monde de la pop (voir les clips de Without me, The Real Slim Shady, We made you, etc.).


- La chanson de rap bien basique, pas destinée à passer à la postérité de la pop mondiale ni à atteindre les sommets des charts internationaux, mais plutôt à s'assurer que les fans "puristes" et les producteurs "sérieux" du hip-hop US vont continuer à le respecter (The Way I am, Lose Yourself, Smack That, les rigolades de D-12, les bourrinades du genre You Don't Know).



- La ballade rap inspirée, dans laquelle il alterne passages rappés sur ses démons intérieurs et mélodie pop tire-larme sur la difficulté d'être heureux et/ou d'aimer, le tout en prenant un air fragile, ou absorbé, ou simplement blessé/blasé par la laïfe. 



Pour cette dernière catégorie de titres, Marshall Mathers peut, à l'occasion, assurer la mélodie du refrain tout seul (Cleanin' Out My Closet, Mockingbird) ou demander une intervention extérieure (Dido sur Stan). Et c'est de cette manière qu'il procède, à nouveau, pour Love The Way You Lie, deuxième single extrait de son nouvel album Recovery (dont on ne comprend toujours pas trop pourquoi il ne l'a pas appelé Relapse n°2, puisque c'est la suite de Relapse, sorti en 2009).






Rihanna fait donc office de featuring de luxe, pour insuffler un peu de sensualité et de sensibilité féminine à un titre-psychothérapie sur le couple dysfonctionnel qu'Eminem forma avec sa compagne, Kim (tu sais, la nénette dont il divorçait avant de la ré-épouser puis de se redisputer avec elle et de partir en désintox avant de retenter le coup, puis de redivorcer, puis...) (tu lisais pas Public en 2005 ?)...


Et comme pour le titre Stan, dont le refrain était en fait un sample du Thank You de Dido (qui peut, encore aujourd'hui, dire merci à son pote Marshall), la mélodie pop du refrain devrait faire tout le succès de ce titre en radios, en TV et en ouèbe. Malgré le nouveau massacre capillaire opéré par Rihanna sur sa propre personne, l'alchimie des deux voix et des deux univers est plutôt excellente, et l'idée d'avoir mis deux icônes de la pop culture de 2010, Megan 'Transformers" Fox et Dominic "Lost" Monaghan, va assurément booster le potentiel viral de la vidéo, qui plaira autant aux fans basiques qu'aux blaireaux qui facebookeront le clip assorti d'un "comment elle ai tro bonne Mégane Foxxxx MDR". Je pense sincèrement que le produit est bien pensé pour devenir le tube de la fin d'été 2010, avec tous ces ingrédients savamment dosés (surtout les cheveux de Rihanna).



Love The Way You Lie, le nouveau Stan d'Eminem ? Dans les charts, en tout cas, les premiers signes sont hyper positifs.

4.8.10

Faut-il aimer Inception ?

Affiche US d'Inception


("Rhaaaaaaaaaaaaa, naaaaaaaaaaaan, j'en peux plus d'Inception !!! On peut plus faire deux clics sur la blogosphère sans tomber sur quelqu'un qui en parle ! J'en ai maaaaaaaaaaaarreuh !! Vade Retro Satanas !!")



(Sorry pour ça, donc)




L'autre jour, je suis allé voir, dans la foulée d'une espèce d'hystérie générale qui semble s'être emparée à la fois du box-office français, de la presse ciné et des blogs (oui, tout ça à la fois), le dernier film de Christopher Nolan, réalisateur d'une poignée de films devenus cultes (Memento, Insomnia), devenu carrément incontournable en 2008 avec la sortie de The Dark Night, deuxième volet de sa saga consacrée à Batman (je te raconte même pas comment on va se bouffer du teaser et du record de fréquentation au kilomètre pour son Batman 3 en 2012).



Inception, donc.



Le genre de film où tu sens bien que tu ne prends pas trop de risques à dégainer tes dix euros (ou ta carte Machin Illimité, si tu es prévoyant). C'est que, même si tu n'aimes pas, au final, tu auras vu : 

1) un blockbuster où on voit sur l'écran que ça a coûté un minimum de fric (ça aide à digérer les dix euros) (dix euros, p*tain...), 
2) un film d'auteur, avec une signature visuelle, des thématiques centrales qui traversent l'ensemble de son oeuvre, des références plus ou moins cachées à ses autres films, etc. (en gros, un minimum de caution intello qui te fera discuter du film après la séance) (occasion de briller en société = ça aide à digérer les dix euros), 
3) un film qui donne lieu à plein d'articles disséminés sur le ouèbe, que tu ne pouvais jusqu'alors pas lire parce qu'il y avait plein de spoilers dedans, bordel (soulagement de pouvoir enfin lire cette prose et de pouvoir partager son opinion et ses théories fumeuses) (ça aide à digérer les dix euros), et 
4) un film que tout le monde semblait avoir déjà vu deux fois à peine une semaine après sa sortie en salles, tu en avais un peu marre de passer pour un has been et de te prendre des vents quand tu essayais de réserver une séance (systématiquement complète) une heure avant...




Bon, alors on va pas dévoiler les clés du film, hein, on n'est pas chez les influents, ici.



Disons juste que, effectivement, c'est un très honnête divertissement, dont contrairement à ce qu'on dit, Leonardo DiCaprio n'est pas forcément l'élément fort du casting, mais dont l'intrigue à étages volontairement laissée dans un flou théorique à la fois solide et ouvert va te faire causer et cogiter, pendant des heures, avec ceux qui auront vu le film avec toi. Personnellement ça fait partie des trucs que je préfère, au cinéma : prolonger le plaisir après.




J'ai trouvé Ellen Page très bien, dans un rôle pourtant sous-écrit. De même, Joseph Gordon-Levitt (nu) et Tom Hardy sont d'excellents seconds rôles, pourtant pas forcément servis par leurs dialogues, mais illuminant le film de leur magnétisme et de leur fougue (fougue depuis longtemps éteinte chez Leonardo DiCaprio, monoexpressif au possible avec sa désormais incontournable ride du lion qui montre comme il est sérieux et soucieux, et sa bouche crispée par la constipation). Cotillard ne se déshonore pas dans le film, je trouve. Son rôle est très onirique et très constipé, lui aussi, mais elle le sert plutôt bien. Je trouve dommage que, depuis son succès un chouïa trop intergalactique pour le surestimé La Môme, on ressente le besoin de la dézinguer à tout va dès qu'elle apparaît au générique d'un film. Ce n'est pas si grave, de réussir aux Etats-Unis après y avoir percé grâce à un film pas trop génial...



Sur le film lui-même, pas grand'chose à dire de plus que ce qui a déjà germé un peu partout sur le ouèbe depuis deux semaines : globalement, c'est un film qu'on a envie de revoir une deuxième fois pour comprendre tous les détails, mais dont on ressort après le premier visionnage avec la confortable impression d'avoir compris l'intrigue dans sa globalité.



Les "règles" qui régissent les rêves et la manière de les intégrer/visiter/cambrioler sont un peu énoncées de manière arbitraire, mais du coup on se surprend à les confronter les unes aux autres pour s'assurer que ce "cadre légal" tient debout. Si l'on ajoute à cela des personnages dont les statuts sont différents et ont chacun un impact sur l'intrigue globale, on en arrive presque à des débats chevronnés sur la "mythologie" Inception, ce qui a un petit goût de Lost pas du tout désagréable (attention, toutefois, les deux histoires, et les deux potentiels déceptifs de la scène finale ne sont pas DU TOUT les mêmes)...





Points faibles, en revanche, du film : sa longueur (2h28, mazette), son manque d'humour (ce qui contraste bizarrement avec l'atmosphère plus ou moins assumée de rat pack façon Ocean's Eleven) et sa façon de décrire les rêves comme des univers virtuels hyper-réalistes où les événements se déroulent selon une chronologie et une logique totalement conforme à la réalité... Perso, quand je rêve, je suis souvent avec une personne, puis avec deux, puis de nouveau avec une seule, dans un environnement qui change sans prévenir, avec une intrigue qui change en moins de dix secondes sans explication ou transition, mais avec l'impression confuse que tout est logique et qu'il y a une unité d'action. Ce n'est pas du tout le cas dans Inception, où les rêves prennent place dans des lieux bien déterminés, avec un enjeu fixe à chaque fois et des conditions on ne peut plus réalistes. Même si, effectivement, les effets spéciaux montrent qu'on n'est pas dans la réalité. Mais moi, je rêve rarement d'effets spéciaux, en fait.



Enfin bon, pas de quoi faire le mauvais coucheur, non plus.



Au final, faut-il aimer ou pas aimer, comme le disait le titre de ce post interminable ?



...



Bah je vais pas non plus te dicter tes goûts, oh ! Mais moi, j'ai aimé.


Bref, si comme moi tu es un mouton et que tu vas voir ce blockbuster estival (c'est que, pour la bronzette topless à Paris, on repassera, là) (alors autant entretenir sa pâleur naturelle en salle climatisée, non ?), n'hésite pas à en causer, voire à en théoriser, voire à en mythologiser, voire à en mystifier dans les commentaires... 


Mais si, mais si, regarde, en ce moment, je me mets à répondre à mes commentaires !

3.8.10

De la virilité d'Adam Levine



C'est marrant cette propension qu'a le leader de Maroon 5 à se mettre en scène dans des situations ultra-viriles codées comme des films de Bruce Willis (clips racontant des histoires de mecs, de bagarres, d'espionnage et d'autres situations risquées), avec à chaque fois une nana over bonnasse qui le VEUT à tout prix (que ce soit dans une intention bonne ou mauvaise), et avec qui, assez facilement, il a tendance à nous proposer une soupe de langues...






Avant la cochonne psychotique du clip de Misery, on avait :




Les agents de sécurité nympho de l'aéroport de Makes me wonder...



Rihanna qui se pâme devant tant de masculinité pour le clip de If I never see your face again...




Kelly Preston en MILF dans She will be loved...




Tania Raymonde (LA Alex Rousseau de Lost) qui essaye de copier Liv Tyler et lui résiste dans Won't go home without you (normal, c'est une chanson triste, il n'allait quand même pas illustrer ça en niquant à tout va)...




La girl next door de Goodnight Goodnight (encore une chanson triste, tiens)...




La dinde de This Love qui s'ébattait avec le chanteur dans des versions plus ou moins édulcorées par les chaînes de télé...




La nénette infidèle de Wake up call (clip monstrueusement bling-bling dans lequel, entre clubs de strip-tease, jolies pépés sur un yacht, flinguage de Jeremy Sisto [héros de Law & Order et ancien second rôle de Six Feet Under] et sombres affaires mafieuses impliquant des courses poursuites bien viriles et des cascades sur des toits, Adam Levine se transforme vraiment en Bruce Willis) (enfin, en wannabe, quoi)...




Je dis ça, je dis rien, hein. Mais bon, s'über-sexualiser ainsi, de manière systématique pour ne pas dire monomaniaque, quand on est finalement qu'un mec pas trop dégueu' mais pas non plus sexe au point de s'en relever la nuit, c'est psychologiquement transparent étrange, non ? De là à imaginer qu'Adam Levine a une petite bite quelque chose à nous dire, il n'y aurait qu'un pas.



Mais bon, ce n'est pas le genre de la maison, de franchir ce genre de pas...

2.8.10

Bonjour Ivresse au Théâtre Rive Gauche

L'autre jour, c'était l'anniversaire de J., un de ces hurluberlus qui eurent un jour l'étrange idée de naître en plein été, et qui après viennent se plaindre que leur anniversaire tombe systématiquement pendant les wacances d'été et que personne ne pense à eux. N'importe quoi, eux. 


Comme on est privés de vacances cette année sympa, on s'est fait une petite sortie de groupe pour fêter ça. Alors pour le choix, ce serait sortie resto ou sortie culturelle. Évidemment, à froid, on se serait bien fait un restaurant avec trois étoiles au Michelin parce qu'on adore bouffer a la classe, mais finalement on s'est dit qu'on était fauchés plus originaux que ça, bordel à queue. On a donc opté pour une soirée théââââtre entre gens de bonne compagnie.

J. étant un garçon cultivé, raffiné, plein de sensibilité, on s'est vite rendus à l'évidence : il fallait qu'on aille voir une pièce de morue dans un théâtre de boulevard du répertoire classique, genre au Théâtre Chaillot (minimum).

C'est comme ça qu'on s'est retrouvés là :





(Nan, nan, on n'y est pas du tout allés juste parce qu'il y avait un ex-2Be3 en caleçon dedans)




Bon, alors pour le raffinement, on va dire que ce n'était pas tout à fait le thème central de cette pièce. Mais faut dire qu'on s'est laissés piéger par l'intitulé, qui nous a évidemment laissés imaginer que nous allions assister à une variation post-moderne sur les prémisses de l'œuvre théâtrale de Françoise Sagan, entamée après son premier roman paru en 1953 (la vérité, j'avais même pas retenu le titre de la pièce, en fait) (j'avais juste retenu que c'était la pièce de Frank Delay) (nu) (j'aurais eu l'air con si je m'étais paumé dans le quartier en m'y rendant, à demander aux passants où c'est qu'était le 2Be3).




L'histoire se résume au pitch du site ouèbe de la pièce : Benoît (tourne-toi, tourne-toi) s'apprête à avoir 30 ans, âge auquel il avait prévu d'avoir construit une vie saine et accomplie, avec un chouette boulot, un chouette mec et un chouette appart'. Mais en vrai, il n'a qu'une FAP et une soeur névrosée. En retombant sur la liste des choses que, à l'adolescence, il s'était promis de réussir avant ses 30 ans, il va précipiter sa soirée d'anniversaire dans un grand bain de quiproquos, de règlements de comptes et d'alcool.



On a cherché les homos dans le public, et tu sais quoi, ce doit être mon absence de gaydar, mais si on se fie à nos estimations totalement scientifiques, il devait y en avoir huit à tout casser. Je te jure, si on peut même plus compter sur le communautarisme, où va-t-on, ma brave brioche tressée aux pépites de chocolat ??



En vrai, sans rire aux éclats comme mes camarades de jeu toujours prompts à s'esclaffer devant une bonne allusion un peu graveleuse (c'est rien que des obsédés, ceux-là), j'ai passé un super moment. Le rythme est assez enlevé (avec toutefois un passage à vide lors de l'"Acte" consacré aux années 1980) (faudra m'expliquer comment on peut avoir 30 ans en 2010 et 16 ans en 1986/87 - époque supposément évoquée par les posters de Desireless ou de George Michael époque Faith), les répliques façon "vieille pédale aigrie" fusent, les clins d'œil sont légion, la musique est over-pédé... Bref, c'est plutôt un bon divertissement, pour qui ne va pas au théâtre pour un truc sérieux.




N'empêche que Frank Delay (nu) a encore quelques cours de comédie à prendre pour être parfaitement à l'aise sur scène. Il joue bizarrement très bien les passages "efféminés" mais manque un peu de subtilité quand il se limite à son personnage de beau gosse adepte de la gonflette. Il n'est peut-être pas non plus hyper à l'aise avec cette situation paradoxale dans laquelle il se trouve, à tenter de faire oublier sa période 2Be3, tout en l'assumant et en ayant bien conscience du fait que, pour l'instant, le public ne vient le voir que pour ça. Les autres comédiens sont plutôt drôles (Franck Le Hen, qui joue le personnage principal, était déjà co-auteur d'une pièce que j'avais loupée mais dont l'affiche a décoré les toilettes de ma colocation pendant un an : Les homos préfèrent les blondes) (pas vraiment du drame historique mis en scène par Patrice Chéreau, quoi), et je retiens notamment Caroline Gaget, pas forcément hyper bien servie par ses répliques, un peu attendues, mais toujours marrante dès qu'elle l'ouvre.




J. a kiffé la vaïbes théâtrale pour son anniversaire, en résumé. Et nous on a surtout kiffé la vaïbes avec lui. Tout ça m'a presque donné envie de me remettre un coup de Partir un jour dans les mirettes, tiens.


Allez, c'est cadeau, c'est pire que Le petit bonhomme en mousse...