31.3.10

Dix jours de silence, trente jours de rattrapage



Bon, mes coulis de framboise en Tetrapack, je le sens bien que vous m'avez abandonné pour aller couler des jours heureux dans d'obscures contrées bloguesques, lassés de mon énième pont de silence. Comme je te comprends, foule en délire.



Je te raconterai un de ces jours ce qui s'est passé en ce mois de mars, un peu un mois de merde pour dire les choses en deux mots, mais sache que le bloug, ces derniers jours, était un peu le cadet de mes soucis. On se retrouve donc avec un mois de mars à cinq articles, bref, pas du rythme digne de ton assiduité. Je vous présente mes confuses (Vos confuses, vos confuses, mais enfin, vous n'imaginez pas que je vais aller réveillonner chez Castel avec ça ?).



Histoire de me rattraper, et de prolonger les rares éclairs de ligne éditoriale qui ont illuminé ce bloug (en gros "pop culture et goûts de chiottes"), je vais te proposer (profite, c'est cadeau, c'est open foufoune, c'est pas tous les mois), parce que je suis toujours à la bourre d'au moins deux tendances, de me soumettre à la nouvelle lubie des blougs musicaux : le 30-Day Song Challenge. D'habitude, je ne suis pas du genre à trop relayer les "chaînes" sur le blogs, mais bon, il se trouve que là on ne m'a rien demandé.



Voici donc, dans la lignée de "A Day, A Song", le programme de ce mois d'avril qui commence demain (chouette alors) et qui va nous permettre de dire adieu à mars 2010 :




Mon 30-Day Song Challenge :


Day 01 – Ma chanson préférée
Day 02 – La chanson que je déteste le plus
Day 03 – Une chanson qui me rend joyeux
Day 04 – Une chanson qui me rend triste
Day 05 – Une chanson qui me rappelle quelqu'un
Day 06 – Une chanson qui me rappelle un lieu
Day 07 – Une chanson qui me rappelle un certain évènement
Day 08 – Une chanson que je connais par cœur
Day 09 – Une chanson qui me fait danser
Day 10 – Une chanson qui m'endort
Day 11 – Une chanson de mon groupe préféré
Day 12 – Une chanson d'un groupe que je déteste
Day 13 – Une chanson 'guilty pleasure'
Day 14 – Une chanson que personne ne penserait que j'aime
Day 15 – Une chanson qui me décrit
Day 16 – Une chanson que j'aimais mais que maintenant je déteste
Day 17 – Une chanson que j'entends souvent à la radio
Day 18 – Une chanson que j'aimerais entendre à la radio
Day 19 – Une chanson de mon album préféré
Day 20 – Une chanson que j'écoute quand je suis en colère
Day 21 – Une chanson que j'écoute quand je suis heureux
Day 22 – Une chanson que j'écoute quand je suis triste
Day 23 – Une chanson que j'aimerais entendre à mon mariage
Day 24 – Une chanson que je voudrais qu'on joue à mon enterrement
Day 25 – Une chanson qui me fait rire
Day 26 – Une chanson que je sais jouer sur un instrument
Day 27 – Une chanson que j'aimerais pouvoir jouer sur un instrument
Day 28 – Une chanson qui me fait me sentir coupable
Day 29 – Une chanson de mon enfance
Day 30 – Ma chanson préférée à la même époque l'année dernière


Oulala, ça sent les révélations mystiques à tous les étages, cette histoire !



Rendez-vous demain, donc, pour savoir (je suis sûr que tu ne vas pas en dormir de la nuit tellement c'est du suspense) quelle est ma chanson préférée de tous les temps de l'éternité de l'univers intersidéral. Au pire, tu peux tenter des pronostics, à force, tu connais peut-être un peu mes goûts, nan ?


...


Nan ?


Je savais bien que tu ne me lisais que pour les tags érotiques, mon cochon !

21.3.10

Restes de Lolita




Oyez, brave gens qui aiment la grande musique, Alizée is back. L'ex-Lolita, ex-jouet FM du duo Farmer-Boutonnat, qui ne semble toujours pas regretter d'avoir rompu les relations avec ses pygmalions, revient donc avec un nouvel album, Une enfant du siècle, à paraître à la fin de ce mois-ci.



Le premier extrait, qui filtre sur le ouèbe depuis deux jours, est assez éloigné des tubes électro-variétoche qui firent sa gloire en 2000-2001. Le clip aussi, d'ailleurs, avec une Alizée plus mature, moins souriante, à l'univers plus empreint de tristesse, qui a cessé de jouer sur les tenues légères et les cuisses affriolantes que l'on apercevait encore dans Mademoiselle Juliette il y a trois ans, et qui assume désormais la frange de pétasse et l'air renfrogné à la Melissa Mars, probablement pour rester jeune sans rester troublante pour les vicelards. En revanche, les gros plans sur les cherry lips et les yeux de biche, ce n'est pas complètement innocent non plus, hein. On ne sait jamais, des fois que les gens auraient oublié l'unique tube de la donzelle qui soit effectivement passé à la postérité, on va envoyer quelques messages subliminaux qui chuchottent "Lo-li-ta". On ne va pas la blâmer, non plus, la pauvre. Un peu de marketing ne peut pas faire de mal après le four de Psychédélices.








Et donc, ça donne quoi, Collines (Never leave you) ? Bah c'est pas trop mal. Pas aussi tubesque que la plupart de ses sinegueules passés (je n'ai personnellement jamais compris pourquoi Mademoiselle Juliette n'avait pas marché) (probablement un odieux complot ourdi dans l'ombre par Mylène Farmer pour se venger d'avoir été lâchée par sa protégée, je ne vois rien d'autre), mais pas mal. Sa voix n'a pas vraiment changé, d'ailleurs au tout début de la chanson, lorsqu'elle entonne le couplet "Poursuivie, J'ai gagné les collines, J'ai pris le maquis", on se croirait clairement revenus à l'époque de L'Alizé et de Gourmandises, avec leurs scories susurrées à base de "J'ai la peau douceuh, je suis jeune, fraîche et à la merci d'une armée de pervers et de loups de stèpes qui me courent après et veulent m'ôter ma chasteté (merci Mylène)". Le refrain "Never gonna leave yoooouuu, never gonna leave yoooouuu..." est un peu nul, mais après tout, si c'est hype, on s'en fout, non ? Quelques effets sonores qui évoquent Air, un peu de coal sur les yeux, une Une de Technikart et quelques fans mexicains plus tard, Alizée devrait regagner un peu d'estime du public et perdre une partie (suffisante ?) de son aura has-been durement acquise à coups de mariage avec Jérémy Chatelain et de sinegueules pas très excitants (J'en ai marre, J'ai pas vingt ans, Fifty-Sixty... Lorie, sors de ce corps, ton public n'a plus huit ans, il faut la jouer mégabitch pour durer quand on part sur des bases comme les tiennes).






Au bout de trois écoutes, l'efficacité du titre se fait toutefois sentir, alors Alizée n'a plus qu'à croiser les doigts (et sa maison de disque n'a plus qu'à graisser les bonnes pattes) pour que les robinets à clips et les radios adoptent sa nouvelle ritournelle. Avec un peu de chance, elle n'aura donc pas à attendre un revival "début des 2000's" pour revenir sur le devant de la scène...

18.3.10

Boire ou Moundir, il faut choisir



Oulala, le niveau monte de jour en jour, sur ce bloug... Bon, hier soir, comme plein d'autres moutons, je me suis vautré devant le docu-fake de psychosociologie de la deux, "Le Jeu de la Mort", suivi de son débat plus ou moins bien mené sur les dérives de la télévision. En vrai, je suis encore plus un mouton de Panurge, puisque j'ai plutôt tendance à jeter mon dévolu, le mercredi soir, sur Moundir, l'aventurier de l'amour. Pas parce que je suis fan du candidat culte de Koh-Lanta, mais plutôt parce que le Bachelor me manque. Et aussi parce que je suis enthousiasmé par le machiavélisme du producteur véreux qui, un beau jour en entendant que Moundir était allé participer à Koh-Lanta All Stars pour "trouver l'amour" (quelle drôle d'idée), a décidé d'en faire un concept... Et, enfin, parce que, cynique naïf que je suis, j'attendais religieusement les compte-rendus hebdomadaires de la Grande Moe, qui voulait absolument, il y a quelques mois, postuler à ce programme über stimulant intellectuellement. Mais que pouic, au final, la Grande Moe a abandonné Moundir pour aller draguer De Villepin (pas sûr qu'elle perde au change) et nous a donc lâchés devant la real-tv affligeante de TMC. Même POC n'a pas daigné consacrer ses soirées TV à Moundir (puisque sa femme lui a fait comprendre que c'était "Moundir ou elle").



Bref, j'ai bien compris : regarder Moundir, c'est la teu-hon.



Mais bon, il y a TMC Replay, et ma vie est tellement nulle formidable que j'ai eu le temps de regarder l'épisode d'hier soir. Youhou. Ou pas.



Donc, Moundir est un aventurier de l'amour qui cherche l'amour à Miami. Enfin, en vrai, il cherche un type de femme bien particulier : sportive, féminine et indépendante (mais pas trop indépendante non plus, parce que bon, il faut qu'elle reste pas mal à la maison pour cuisiner et lui masser les pieds). Mais au final, si elle a juste une robe et des seins, ça va. Du coup, les nénettes un peu trop discrètes, un peu trop bof ou un peu trop indépendantes (genre celle qui se foutait de sa gueule parce qu'il vit chez sa mère à trente-six piges) ont assez vite giclé. Le montage étant assez peu flatteur pour le psychisme et le QI de Moundir, voire des candidates, on a l'impression que l'amour se rencontre et devient une histoire sérieuse en moins de deux heures. C'est probablement le format qui veut ça.







Dans l'émission d'hier soir, par une belle journée à Maïamè, il restait cinq filles, toutes pendues à un téléphone portable que la prod' leur avait fourni, Moundir décidant d'appeler et de convoquer chacune d'elle un peu quand il le voulait (ce qui n'est ni frustrant ni pathétique, bien sûr).



La première, la diabolique Marie, a eu droit à un rendez-vous baby-sitting avec le Bachelor Moundir, grâce à la prod' qui leur a fourni des enfants américains pour jouer à papa-maman. Marie étant à peu près aussi douée avec les enfants que Rachida Dati avec les magistrats, l'aventurier de l'amour estime qu'elle n'a "aucune valeur familiale" et que son potentiel de bobonne pondeuse est proche de zéro. Dommage. Ensuite, et comme d'habitude, Moundir, même s'il trouve que Marie a "une beauté qui est horriblement belle", l'a agressée de questions très directes en lui disant qu'elle n'est "pas ouverte". Assez vite, elle l'a envoyé bouler face à ses questions inquisitrices sur sa famille, et lui a fait un doigt d'honneur. C'est ça, la classe Bachelor. J'ai bien cru que Moundir allait lui fracasser la tête, ce qui, dans un rendez-vous romantique "ambiance familiale", aurait fait tâche. C'est donc logiquement qu'elle s'est fait vider à la fin de l'émission, Moundir la laissant aux autres hommes qui lui "relèveront l'égo de ses fesses".


Clémence, la caution "intelligente" du début de l'émission (en gros, celle qui a fait des études longues) (et qui, donc, est forcément supposée être moins jolie parce qu'elle ne s'habille pas en Jennypouf), s'est coltinée Moundir dans un autre rendez-vous fantastique : le saut en parachute. Idéal pour les conversations et le flirt. C'est dommage que Clémence ne sache pas traiter sa peau qui brille, parce que sur certains plans on dirait qu'elle a un sérieux problème de zone T. Mais bon, en parachute, pas la peine de se préoccuper de trimballer l'Eau Précieuse, hein. Moundir n'était pas très chaud pour la chute libre, car aussi paradoxal que cela puisse paraître, il a peur du vide (bah comment il fait pour survivre dans l'émission, alors ?). Il a donc flippé pendant tout le rencard pendant que la jeune Clémence s'éclatait. Je dis "jeune" parce que la plupart des candidates ont dix ans de moins que Moundir, en fait. La jeunesse est un gage de féminité, probablement. Ou alors aucune femme sensée de plus de trente-cinq ans n'a envoyé ses mensurations son CV à TMC.



Il y a pourtant une nénette qui a à peu près l'âge de Moundir : Sinda, la seule candidate restante qui travaille à peu près dans le même milieu que l'aventurier de l'amour, puisqu'elle est coach sportif (ou un truc dans le genre) (peut-être comme Amal [nue] qui était danseuse, ou un truc dans le genre). Mais Sinda, qui est pourtant l'une des bachelorettes préférées de Moundir, l'a un peu mauvaise depuis qu'elle a appris que Moundir s'était plus ou moins tapé toutes les autres candidates mais pas elle : Sinda est bien naïve, le Bachelor teste toujours quelques candidates avant de choisir... Elle décide de quitter le jeu, et puis finalement non.



Restent Charlène, la petite nana toute mignonne qui idôlatre Moundir, et Sabrina, la bimbo plantureuse qui joue à doubler ses copines. Charlène est petite, féminine, sympa et ouverte, et elle boit les paroles de Moundir (quand elle n'est pas occupée à rire de la moindre parole drolissime de Moundir, ou à se pâmer d'admiration devant la force de Moundir) : en gros, elle a toutes ses chances d'aller au bout.



Sabrina, de son côté, jongle depuis le début entre larmes de crocodile et décolletés pigeonnants. Pas de bol pour elle, Moundir n'aime pas les filles trop ostentatoirement sexy, parce que la femme idéale doit être féminine mais forte, bonne mais pas superficielle, salope mais vierge... Moundir est chiant, en fait. Sabrina, par ailleurs, a cru marquer des points avec le Bachelor en lui avouant que la prod' lui avait fait le coup de Marjolaine et les Millionnaires : à la fin, la "gagnante" devra choisir entre Moundir et un pactole de 15.000 euros (TMC n'avait pas 100.000 euros à fourguer à une éventuelle croqueuse de diamants) (le hertzien reste plus riche que la TNT)... Mauvais calcul de sa part, puisqu'elle a ainsi réussi à se mettre toutes les autres filles à dos et à passer pour une manipulatrice auprès de Moundir, qui l'a gardée après ce coup de théâtre shakespearien (minimum) uniquement pour la pourrir. Et si Moundir ne veut pas d'une fille artificielle, il veut encore moins d'une fille dont il croit qu'elle ment. Exit Sabrina, donc, dans "un mélange de Rémi Sans Famille et de Madame Olsen".



A l'issue de ce passionnant marathon digne des meilleurs épisodes de Tila, célib et bi Amour, Gloire et Beauté, il ne reste donc que trois femmes soumises prêtes à construire un amour solide, sincère et pas du tout appelé à connaître des dizaines de rebondissements dans Publuc et Closur d'ici l'été prochain. Mercredi prochain, c'est la finale, et je dois dire que ce suspense m'empêche de dormir la nuit, tiens. Comme je suis très doué en pronostics, je vais parier sur un succès de la bachelorette Charlène, et évidemment elle se fera évincer au motif que Moundir la perçoit comme une petite chose fragile qui lui évoque sa petite soeur...

15.3.10

La Pop-Pouffe de mars





Elle est inévitable depuis jeudi dernier avec cette nouvelle vidéo réalisée par le clipeur en série Jonas Akerlund (cf. les clips Ray of Light et Music de Madonna, Beautiful Day de U2, Come Undone de Robbie Williams...), où elle montre de manière subliminale sa chatte, sa butcherie fashion et sa nouvelle relation fusionnelle avec "Honey Bee" : la pop-pouffe du mois, voire de l'année, voire de la décennie si elle continue à ce rythme, c'est donc cette grue de Lady Gaga. Il faut dire que la marche vers la gloire commence à sérieusement s'accélérer pour la Gaga depuis quelques mois, notamment depuis la parution de The Fame Monster en novembre.


Alors, finalement, nouvelle Madonna ou pas ?


Même constat qu'il y a maintenant presque un an : on n'en est qu'au premier album, alors il va falloir voir à se calmer deux minutes. En 2007, on hurlait partout que Mika était la révélation pop du siècle. Un album sans tube plus tard, on se gondole un peu moins. Donc, pour devenir le dixième de l'icône pop qu'est Louise Ciccone, Lady Gaga est certes sur la bonne voie (fans hystéros qui hurlent au génie dès qu'elle met une robe moche pas mettable, communauté gay à donf' derrière elle, Grammy Awards, places du concert à Bercy vendues en deux minutes...) mais elle va bientôt devoir s'atteler à la tâche la plus hardue si elle ne veut pas devenir un vague souvenir FM du début des 2010's : durer.


En passant le cap du deuxième album, pour commencer (si on considère que The Fame Monster n'est pas un deuxième album), c'est-à-dire en évitant d'être bêtement répétitive, en en vendant au moins autant que le premier et en en extrayant au moins deux ou trois gros tubes ; ou, à défaut, en sortant un deuxième album plus discret avant de revenir encore plus forte avec un troisième album qui assoira sa légitimité pour de bon (cf. Madonna avec True Blue en 1986). Ensuite, en continuant de cultiver son look, son excentricité et son aura médiatique unique sans lasser, ce qui ne sera pas si simple que ça, car les tenues improbables de créateurs, ça ne marche pas éternellement, et physiquement Lady Gaga n'est pas ce qu'il est convenu d'appeler une bonnasse (grand pif, yeux qui se disent merde, petite maigreur) : à elle de capitaliser sur son charme atypique et de le faire passer à long terme pour le charisme de Tina Turner.


Bref, dans le décorum Gaga, Telephone n'est qu'une pierre de plus à l'édifice de la notoriété so 2010 que Lady Gaga se construit avec la subtilité d'un bulldozer, mais pas davantage que ses autres sinegueules l'œuvre culte qui en fera une mégastar (qu'elle est déjà, de toute façon) : über dancefloor et adoubé par le ouèbe comme Just Dance, clip événement comme Bad Romance, matraquage FM prévisible comme Poker Face, rien de neuf au pays des pop-pouffes, en somme. MTV va évidemment adorer (et en censurer la moitié lors de ses multi-diffusions), et les radios vont suivre, ne serait-ce que parce que c'est un duo et que deux charismes qui s'additionnent ne peuvent pas faire un vrai four. Ce qui aide bien, c'est évidemment que la chanson est bonne, dansante, entêtante voire assez earworm dans son genre. Perso, ça fait trois mois que je me l'écoute régulièrement sur mon iPud tant je la trouve efficace, un bon gros refrain répétitif à base de "yeah baby je chante dancefloor, je me sape pétasse et je pense relationship" me faisant toujours plaisir (je ne suis pas une dinde décérébrée pour rien). Le clip, jouant au petit jeu des références (Tarantino, David LaChapelle, Ridley Scott) et des placements produits totalement éhontés, devrait en tout cas faire son œuvre et amuser la galerie, qui selon son degré de passion pour la jeune volaille, criera au génie (une fois de plus) (car Britney peut clairement aller se rhabiller, face à la Gaga, au vu de ses récentes molles agitations en pilote automatique) ou sera simplement ce qu'elle est censée être : amusée.



D'ici ce déferlement forcément énoooooorme de diffusions et de pâmoisons, on sourira au moins de l'humour de Jonas Akerlund et de Stefani Germanotta qui ont glissé une petite allusion à l'ancienne rumeur qui voulait que la chanteuse soit hermaphrodite et ait un penis. Comme quoi, on n'est pas obligés d'en faire un drame...

13.3.10

Pourtant, que la montagne est belle



Donc, Jean Ferrat est mort. Le moustache power se dissout peu à peu. Ma mère est dégoûtée. Perso, je croyais qu'il était déjà mort (j'ai honte) et son répertoire me passionnait moyennement, alors ma tristesse est toute relative. Tant qu'il nous reste Christophe Maé, hein...


Je vais quand même commencer à réécouter Ma Môme, La Montagne, Potemkine et Nuit et Brouillard (histoire de me forcer à kiffer un peu, sinon on va me traiter d'impie) (Aimer à perdre la raison me fait hélas bien trop penser aux Enfoirés, qui, soit dit en passant, n'ont plus que l'excuse d'être là pour une bonne cause, pour oser nous infliger des praïmes aussi pourraves)... et à me pencher sur Aznavour et sur Moustaki, on sait jamais.

12.3.10

On s'en fout des régionales



C'est moche à dire, hein, mais en vrai, on va voter dans deux jours et on s'en tape. Enfin, pour ceux d'entre nous qui ont des scrupules à s'abstenir, parce que les autres... A titre perso, je sais déjà pour qui, mais je me cherche des sources de motivation et de compréhension des enjeux, parce que la télévision ne m'a malheureusement guère éclairé. La presse écrite, un peu plus, et le ouèbe... eh bah heureusement qu'on a le ouèbe, quand même, parce que c'est encore le seul média où la prise de parole, même partisane, essaye de rester centrée sur le sujet. C'est que quand il s'agit de s'écharper sur des questions nationales, de gloser sur le sens d'une victoire de la gauche ou d'agiter les querelles de partis, y'a du monde. Mais pour dresser un bilan clair des présidents de régions sortants et expliquer clairement ce qui va se passer si untel ou telautre est élu, y'a plus personne. Lire les programmes et les professions de foi (qui sont nombreux), c'est cool, mais combien de personnes le font, au final ? Est-ce que le rôle des émissions de débats à la TV ou à la radio n'est pas d'éclairer les propositions et les perspectives de tous les camps ?


Au lieu de ça, on regarde des foires d'empoignes, avec des UMP, PS et autres qui prétendent analyser les sondages et implications éventuelles de telle ou telle victoire, tout en glissant ici ou là un point de vue partisan sur la situation. Est-ce que quelqu'un, ici, sait ce que, dans sa région, le PS propose que l'UMP ne propose pas ? Et ce que le Moudem propose que le PS ne propose pas ? Et les implications d'un vote extrême, au premier ou au second tour ? Ceux qui vont voter Front de gauche vont-ils juste le faire pour gueuler ou parce qu'ils ont compris et aimé les propositions du conglomérat Besancenot/Marie-George Buffet/Mélenchon pour leur région ? Cela me rend, très sincèrement, curieux. Ne serait-il pas plus honnête et plus sain, quitte à laisser ces gars exprimer leurs points de vue idéologiques, de les inviter à parler programme, intentions, rôle de la région dans nos vies quotidiennes ? Parce qu'au final, à force de conjecturer sur des polémiques de personnes (George Frêche, of course) ou de claironner que le raz-de-marée rose est inévitable et que, grosso modo, cette élection n'est qu'une espèce de formalité qui doit instaurer un nouveau terrain de négociations pour les forces en place (notamment entre le PS et les ex-Verts néo-Europe Ecologie) en vue de la seule élection qui compte vraiment (tu sais, l'élection people de 2012), eh bien tout le monde s'en tamponne le coquillard, des régionales.


Et, me semble-t-il, c'est bien dommage.

8.3.10

Déjà avril ?




Je sais, je sais, mes friands à la viande, huit jours que tu viens ici et que tu retombes sur les mêmes nichons de Laetitia Casta et les mêmes trémollos de la reine Isabelle, c'est carrément indécent de ma part... Mais bon, je viens de passer l'une des semaines les plus chargées qu'on puisse imaginer en Chômagie, et à ma décharge, c'est un peu le deuil qui est de rigueur ces jours-ci, vu l'activité bloguesque en général...



Tiens, regarde : Fabulous Fab (qui n'a toujours pas changé de pseudo) n'a rien écrit depuis le 28 février, tout pareil que moi. Idem pour Jungle Juju qui glande apparemment, ou qui vit sa vraie vie, c'est au choix. Chez BBB, ils ont aussi abandonné le lectorat depuis presque deux semaines. La Princesse Pue-du-cul est en grève alternée. Et je te raconte même pas le désert chez Pénélope Jolicoeur...




Mais c'est la mort des blougs, bordel !!!!



Je ne fais pas partie de ceux qui croient en la fin des blogs et en l'avènement inéluctable de Touitteur, FB & co pour remplacer nos blougs. Je pense plutôt que ça se complète, que ce sont d'autres médias qui apportent au blougueur (mais aussi à d'autres franges du public du ouèbe) une autre forme de relation à "sa" communauté. Mais pour ce qui est de la production de contenus, du commentaire, de l'échange avec les autres internautes du Oueurlde Ouaïde Ouèbe, le blog est quand  même plus durable, dans le sens où il est plus impliquant (oui, écrire des posts, même pour ne rien dire comme c'est le cas une fois sur deux en ces lieux, c'est impliquant), plus personnel, plus exigeant en termes de choix éditoriaux. En principe, quiconque est blogueur s'y implique plus, lorsqu'il écrit/propose du contenu, que dans son compte Twitter, et c'est relou, quand on voit les facilités offertes par le micro-blogging. Mais pour un joli nombre de blogueurs qui a migré vers son compte à gazouillis, pas mal restent sur leur bloug perso pour y dire, avec autant de signes, d'images, d'arguments développés et de mauvaise foi assumée qu'ils le souhaitent, ce qu'ils n'ont pas la place de dire en 140 signes.



Tout ça pour dire que ceci n'est pas une énième crise d'inspiration ou de doute, et que NON, ça ne se passe pas davantage sur mon Touitteur qu'ici (t'as qu'à regarder l'état de mes mises à jour). Mais j'ai été très occupé, voila tout.



Et aussi, j'encaisse le freinage des activités de mes blougueurs préférés, et le double choc de la fin des blougs de deux membres éminents de ma blougroll qui sent décidément le moisi : Misterbitch et Alexiane. Deux blogs qui n'ont pas grand'chose à voir l'un avec l'autre, a priori, mais deux tons hyper-personnels, deux approches de la démarche du bloug, deux personnalités marquantes de mon petit monde ouèbesque, et surtout deux rencontres "en vrai" de ce microcosme bizarroïde qu'est celui des blogueurs parisiens (même si Misterbitch est retourné dans le sud il y a perpète). Alors voila, soyons tristes, parce que parfois, certains en ont marre de leur bloug, en ont marre des trolls, sont fatigués de courir après une inspiration parasitée par leurs autres préoccupations et projets (car après tout, on ne va pas se pourrir la vie pour faire deux articles de plus par semaine, vois-tu)... En ces lieux, tu t'en doutes, ce n'est pas encore pour aujourd'hui. Mais j'espère conserver, via le bloug, un petit point d'ancrage qui permettra à chacun de continuer à me suivre, qu'il soit blougueur ou pas.