31.12.09

Top 40 des 2000's : n°1

Bonsoir les gens, j'espère que tu passes une bonne Saint Sylvestre, avec les huîtres et tout, hein, histoire d'enterrer cette année 2009 qui fût malheureusement aussi pourrave que les grands prédicateurs de crise mondiale ne nous l'avaient prédit fin 2008. Mince alors.





Avant d'en finir avec tout ça et de passer à 2010, je voulais juste revenir sur ce top 40 et ses motivations.





Pourquoi 40 et pas 50, pour commencer ? Bah j'avais déjà à peine le temps de faire 40 posts dans le mois, alors 50... C'est pas faute d'avoir eu des titres à caser dans ces dix places supplémentaires, hein, mais cela me semblait injouable, étant donnée ma propension à blablater de ma manière verbeuse et limitée pendant au moins quinze lignes à chaque fois.






Du même coup, j'ai zappé quelques artistes dont l'absence te semblera probablement scandaleuse, a posteriori, mais que veux-tu, on ne peut pas caser tout le monde, et si je m'étais permis de mettre des ex-aequo à certaines places, ç'aurait été encore moins lisible, encore moins logique, et encore moins du jeu que ces 40 places déjà hautement discutables. Alors toutes mes excuses pour avoir zappé Robbie Williams (si tu me connais en vrai, tu as forcément relevé cette absurdité apparente), Lady Gaga à qui je laisse les 2010's pour achever de me convaincre mais qui aurait pu être top 5, Shakira, les Puffycat Dolls, Steps, Gossip, Santigold, Noisettes, Adele, Aaliyah, Calvin Harris, Katy Pourrie, David Gray, Robots in Disguise, Placebo, Royksopp, Sigur Ros, The Dandy Warhols, Justin Timberlake (nu) en solo, The Strokes, Aerosmith, Micky Green, T.I, Alicia Keys, Bat For Lashes, Mya, Destiny's Child, The Virgins, Chris Cornell, Céline Dion (si, si), Audioslave, Ladyhawke, Beck, Nouvelle Vague, DB Boulevard, Missy Elliot, KT Tunstall, REM, Fatboy Slim, Lily Allen, Simple Plan, Garbage, Stereophonics, Morcheeba, Feist, Red Hot Chili Peppers, The Fray, Madison Avenue, Nelly, La Roux, Cascada, Macy Gray, Hard-Fi, Carlos Santana, Franz Ferdinand, Bloc Party, Janet Jackson et son frère Michael (je refuse d'être élégiaque et de crier avec les loups, la postérité de MJ ne doit rien à You rock my world), Green Day, Blu Cantrell avec ou sans Sean Paul, Benny Benassi (même pas honte), Scissor Sisters, Sonique, Muse, Roger Sanchez, Dido, Linkin Park, Michelle Branch, Bon Jovi, Moloko, Roisin Murphy, Leona Lewis, Girls Aloud, Miss Kittin, Ms. Dynamite, Daniel Bedingfield, Badly Drawn Boy, Eminem, Meuwahia Carey, The Libertines, MGMT, I'm from Barcelona, The Ting Tings, Vampire Weekend, Weezer, ATC, Toni Braxton, Bruce Springsteen, Razorlight, Dragonette, Usher, D'Angelo, Craig David, Amy Winehouse...






Bref, on n'en sort pas. Je pouvais pas espérer ranger tous ces gens dans 40 petites places, sorry.





Tous ces artistes m'ont marqué par au moins un sinegueule, mais il a fallu faire des choix, voila tout. Et être pertinent n'est pas une ligne de conduite obligatoire en ces lieux maudits, comme tu le sais trop bien. Je me suis arrangé pour distiller leur présence ça et là dans mes posts, et certains d'entre eux feront de sympathiques "old sluts" dans de prochains articles. Chouette alors.





J'ai pu constater, par ailleurs, que Rolling Stones a établi un classement qui par certains aspects recoupe bizarrement le mien, et que le concept "best of des 2000's" fait partie des DON'T de la blogosphérie en ce beau mois de décembre. Pas de bol. Je suis donc officiellement pas un mec cool. Je m'en doutais. Tant pis. Être cool en permanence doit être éreintant. Même seulement sur un bloug.




J'ai jugé inutile de caser des titres francophones, aussi, non pas par snobisme (bien que je ne me refuse pas un peu de snobisme quand je me sens parisienne), mais parce que je ne vois pas l'intérêt d'exprimer par un classement que telle chanson de Jeanne Cherhal est plus ou moins bien que telle chanson de Madonna. Je ne crois pas que la comparaison soit pertinente, alors qu'il y a des qualités des deux côtés, donc je m'abstiens. En plus, dans un souci d'équilibre et de quota, j'aurais cherché à équilibrer présence francophone et présence anglophone/internationale, ce qui aurait faussé ma logique déjà pas bien solide.





Enfin, si je suis encore là dans dix ans (sur ce bloug, j'entends) (mais vivant aussi, c'est vrai que ce sera plus pratique pour bloguer), je doute de pouvoir à nouveau dresser un top 40 comme celui-ci, tant le marché du sinegueule tend à mourir. Peut-être (et même, probablement) les groupes et les pop-pouffes continueront-ils de proposer des sinegueules pour promouvoir les albums, mais bon, en digital ce n'est pas exactement pareil, et il n'est pas certain non plus que les clips pulluleront toujours, c'est que ça coûte cher pour pas grand'chose ces conneries-là (si ça se trouve, dans 10 ans, MTV ne diffusera plus que des real TV et des émissions de dating) (Jersey Shore et Date My Mum tout le journée !) (brrr)...





Bref, ce classement est avant tout une ode à mes 20 ans qui s'en vont peu à peu et à une industrie étrange et en voie de disparition qui a forgé ma culture de moule : le sinegueule. Il n'a aucune prétention, le faire m'a amusé et je te remercie de m'avoir accompagné ce mois-ci dans les méandres douteux de mon oreille droite, même si je suis mainstream à mourir.




Sur ce, finissons-en avec mon n°1.






n°1 : Beyoncé Knowles - Crazy in love (2003)



















ZE smash hit de la décennie à mes yeux. Comme à peu près tout ce que fait Beyoncé depuis le début de sa carrière solo, cette chanson a connu un parcours bizarrement décevant dans les charts : certes, ce fut numéro 1, mais pas pendant trois mois comme on eût pu l'espérer/le croire compte-tenu de l'aura de la chanson. Il faut dire qu'en cet été caniculaire de 2003, Beyoncé était à la lutte dans les charts mondiaux avec Evanescence (ou, en France, avec DJ Bobo) (bonjour le niveau...) et quelques autres grosses lubies du moment.






Que l'on se mette bien d'accord, je ne suis pas fan de Beyoncé en tant que personnage. Le principe de la fille qui crée un groupe autour de sa seule personnalité et qui le fait manager par ses parents dès ses 14 ans, ça fait des dents qui rayent un peu trop le plancher à mon goût. Ce n'est pas que Destiny's Child n'a rien fait de bien, je les ai même surkiffées, mais avec le recul il s'y passait des choses contrariantes qui, pour d'autres que Beyoncé, auraient eu pour conséquence de la faire passer pour une grosse connasse égocentrique.






D'abord, sa différence physique, probablement due à son charisme naturel, mais aussi à ses étonnants cheveux qui ont vite trouvé à se sponsoriser chez L'Oréul. Je la suspecte d'avoir obligé ses copines à ne pas se démarquer physiquement pour ne pas être trop bonnasses ni trop charismatiques, et d'avoir coupé les cheveux de sa cousine Kelly Rowland pendant son sommeil pour qu'elle ne soit pas trop bonnasse (alors que, dans Work, on a bien vu qu'elle l'était) (n'oubliez pas, les filles : le dos est une des parties les plus sexy du corps).







Ensuite, son placement au centre dans les chorés, les clips, et même les chansons, où elle disposait toujours du couplet le plus marquant (d'aucuns me diront que c'est elle qui rendait ledit couplet marquant, mais bon).







J'avais aussi lu, à l'époque, que pendant les concerts, lorsque les fans scandaient "Say My Name" sur la chanson éponyme, elle s'avançait vers l'avant de la scène et leur criait "Say Beyoncé !" comme une chauffeuse de salle qui bosserait pour son compte perso. Ses copines ne devaient pas du tout avoir l'impression de passer pour des choristes, bien sûr.





Enfin, même si à l'époque c'étaient des gamines, les défections suspectes de LaTavia Roberson et LeToya Luckett (membres originelles du groupe) m'ont laissé une impression bizarre. Tiens, par exemple, dans le clip Bug A Boo, on les voyait encore... Et pis dans le clip de Say My Name, pourtant extrait du même album, elles avaient été remplacées (à la va-vite donc, puisque c'était toujours pour la promo de l'album The Writing's On The Wall) par Farah Franklin et Michelle Williams (à ne pas confondre avec celle qui jouait Jen dans Dawson, hein). Farah Franklin ne filant apparemment pas droit, elle se fait jarter au bout de quelques mois.






En 2001, Beyoncé (qu'on n'appelle déjà plus que par son prénom vu que c'est comme par hasard la seule fille du groupe que le grand public a clairement identifiée), Kelly Rowland et Michelle Williams sortent Survivor, un album multi-platine qui récolte enfin les fruits du succès mondial peu à peu semés jusqu'alors, faisant d'elles le girls band le plus vendeur de l'histoire. Cool. Dans le titre phare de l'album, les filles règlent leurs comptes avec des vilaines personnes qu'elles ont réussi à éjecter de leurs vies, et on ne peut que penser aux ex-membres du groupe. Ambiance. Mais le monde entier s'en tape et se dandine. Le monde entier a bien raison.





Du coup, Beyoncé et ses parents réfléchissent et se disent qu'il est temps de larguer les amarres (les deux autres cruches du groupe, quoi), pour voguer en solo et faire plus de business. Elle fera bien semblant, en 2004, de revenir avec le groupe le temps d'un album torché vite fait bien fait, histoire de montrer aux fans qu'on ne s'est pas trop foutu de leurs gueules et que Destiny's Child n'était pas qu'un cynique prétexte pour propulser la seule Beyoncé sur le devant de la scène. Bah nan, regardez, les gens, Kelly va faire un duo avec David Guetta dans cinq ans (et un autre avec Tiziano Ferro, lol), et Michelle a des projets personnels de chômage.






Bref, je n'aime pas beaucoup Beyoncé, je trouve qu'il y a autour d'elle une trop forte suspicion d'arrivisme (car, soyons bien d'accord, ce que j'évoque plus haut n'est que supposition de ma part, il n'est pas avéré que Beyoncé a traité son groupe comme une gougnaffière). Je n'ai rien contre le fait que dans un groupe on ait des prétentions en solo (le collectif doit être étouffant à la longue, on veut exister par soi-même, bla bla) : d'autres que Beyoncé l'ont fait, Gwen Stefani pour citer un exemple de ce classement, Sharleen Spiteri, Justin Timberlake, Fergie, Cheryl Cole, Zac Efron, Nicole Scherzinger... Mais avec un background managérial comme celui de Miss Knowles, j'ai du mal à comprendre l'unanimité dévote autour d'elle, quand bien même elle ne manque pas de talent. Elle n'inspire donc de polémique à personne ?? C'est bien aussi quand les gens sont polémiques, un peu moins lisses, nan ?








Cependant, je suis prêt à reconnaître que 1) elle a un charisme de malade, 2) même si ses albums ne se vendent pas à 15 millions d'exemplaires chacun, elle continue depuis 2003 d'imposer le respect à toute l'industrie de la pop et de bien bosser, et 3) quand elle a voulu entreprendre sérieusement de s'imposer au monde de la pop comme une sorte de nouvelle Diana Ross, elle ne s'est pas foutue de nous.





Car Crazy in love, au-delà du gimmick trop entendu dans les B.O de films et de séries ou en fond sonore dans les reportages de présentation de Nouveau look pour une nouvelle vie sur la six, est le sinegueule le plus puissant de la décennie. Dès la première écoute, on l'a retenu, on l'a kiffé, on s'est demandé "la vache, qui a fait ce truc de dingue ?" : cette chanson est ZE classique instantané, elle nous envoie sa fanfare en pleine figure dès les premières secondes, elle est tellement catchy qu'on se demande comment elle n'a pas toujours existé, on l'a dansée, on l'a eue en tête, on n'a pas pu passer à côté, et même dans le cas où elle a fini par nous soûler, elle nous a fait plaisir au moins une fois.





Depuis 2003, Beyoncé a proposé d'autres tubes, mais probablement aucun qui soit aussi énorme et apte à traverser le temps. Toutefois, elle a su trouver le respect de ses pairs, la gloire auprès d'un public conquis par son charisme et sa voix certes performante, faire oublier ses demi-échecs en un clin d'oeil (deuxième album qui fait pschitt, oscars loupés pour Dreamgirls, smash hits pas aussi forts que le premier, duo avec Shakira qui marche mais ne crée pas l'événement attendu...). Toujours bien entourée et bien conseillée, elle continue de surprendre, avec des clips qui rappellent qu'en plus de chanter elle sait danser, en sachant rire d'elle-même et en adoubant une jeune louve aux dents longues qui sera peut-être plus célèbre qu'elle dans cinq ans...






Je ne sais pas si Beyoncé réussira un jour à renouveler la performance de pondre un smash hit d'une telle évidence, mais comme l'un de mes plaisirs existentiels consiste en ces rencontres euphorisantes entre mon oreille et un artiste, je ne peux qu'espérer qu'elle passera les 2010's à essayer.

30.12.09

Top 40 des 2000's : n°2

n°2 : Gorillaz - Clint Eastwood (2001)









L'année 2001 est elle aussi sur-représentée dans ce classement, j'ai bien peur de ne pas savoir me modérer. Mais my god, quelle claque, encore une fois, en cette réjouissante année, que de découvrir cette perle rock alternative post hip-hop, qui semblait vouloir tout chambouler dans une pop mainstream où elle a débarqué comme par pur hasard ! Il est assez troublant, d'ailleurs, de constater comme ce morceau et ce clip ont peu vieilli.





Clint Eastwood, c'est l'entrée fracassante de Gorillaz dans le panthéon musical des 2000's, avec la surprise dont seul un premier sinegueule est capable. Basée sur un sample plus ou moins assumé du thème musical de Le Bon, la Brute et le Truand (un western que j'ai jamais vu parce que j'aime pas les westerns, connu comme un énormissime classique du genre avec Sergio Leone à la réal et Ennio Morricone à la musique, autant dire qu'ils se choisissent un acte de naissance qui claque), la chanson opère une incursion progressive, habitée (pour ne pas dire hantée) dans notre oreille. Le rythme mid-tempo est assez hypnotique, les deux pauvres accords de basse utilisés font facilement illusion grâce à la voix de jeune adulte mal dégrossi de 2D, et le clip achève d'imposer un univers fantasque et bourré de références over-cohérentes pour pas mal de vingtenaires biberonnés à la TV, aux jeux vidéos et au pop-rock. Les gorilles qui dansent la choré de Thriller de Michael Jackson ont fait date, et les clips suivants (19-2000, Rock Da House, Feel Good Inc., Dare...) se chargent de nous rendre définitivement sympathiques Noodle, Murdoc, Russell et 2D. Y'a pas à dire, Damon Albarn sait y faire en matière de groupes pop.





Accessoirement, l'album de Gorillaz est l'un des tous premiers que j'aie acheté à porter la mention ridiculement peu subversive "Explicit Lyrics - Parental Advisory (lol)", étant donné que j'avais jusqu'alors négligé les quelques passages musicaux obligés de mon âge (Eminem, Dr Dre et autres) (pas mon truc, c'est tout). C'est peut-être un détail pour moi, mais pour moi... euh, aussi, en fait.





Au final, Clint Eastwood est un sinegueule remarquable en ce sens qu'il incarne la fragile coexistence entre le rock alternatif et la pop mainstream, la haïpe et la grosse soupe FM, la démarche indé et le smash hit si insidieux qu'on le croirait involontaire : le même équilibre qui sous-tend de plus en plus les charts mondiaux, aujourd'hui.

29.12.09

Top 40 des 2000's : n°3

n°3 : Estelle feat. Kanye West - American Boy (2008)








Je l'ai déjà dit mille fois, mais je n'ai pas peur de radoter (ça se saurait, sinon) : cette chanson est l'earworm du printemps, pour ne pas dire de l'année 2008. Fais-moi croire que tu ne t'es jamais surpris à la fredonner ou à l'avoir en tête au boulot, si tu y parviens. Cette chanson est une tuerie tellement évidente que j'ai réussi à l'époque à la préférer au Papillon de lumière de Cindy Sander (autant te dire que c'était un exploit). La manière dont elle s'est imposée en télé, sur la bande FM et dans les charts en témoigne : pas de minauderie R'n'B, pas de déhanché ni de décolleté vertigineux (Estelle ne joue pas vraiment sur le côté "bombe sexuelle"), pas de méga-machine industrielle, pas de clip à 8 millions de dollars. Juste une mélodie trop efficace pour ne pas te rester dans la tête pendant toute la journée.




Ce qui est étonnant, avec Estelle, c'est qu'elle ne soit pas instantanément devenue une sorte de Rihanna enchaînant les sinegueules à succès pendant au moins quelques mois, au vu de tous les artistes à qui elle a inspiré de la sympathie et qui lui ont fait l'amitié d'apparaître dans le clip d'American Boy : John Legend, T.I, LL Cool J, Kardinal Offishall, Danger Mouse... Il y avait là de quoi faire quelques featurings made in morue bien juteux, non ? Mais depuis ce morceau de bravoure, la donzelle aux dents quadrillées par des bagues d'ado semble avoir perdu le chemin des stations de radio, ses sinegueules sont restés confidentiels. Pire encore : son retour en grâce risque de venir du One Love de David Guetta...






Bon, en attendant, American Boy reste un des meilleurs souvenirs musicaux de l'année 2008, grâce à son rythme subtilement adapté au dancefloor et à son implacable efficacité pop, qui a permis à tous, et même à ceux qui détestent habituellement le harènebi, d'admettre que le harènebi n'est pas fait que de filles en poses suggestives et de shaking de booty, et qu'il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis.

28.12.09

Top 40 des 2000's : n°4

n°4 : Daft Punk - Harder, Better, Faster, Stronger (2001)










L'album Discovery, avec ses références disco, ses couleurs criardes, son vocoder saturé et sa house putassière dans la droite lignée de la fin des 90's (Stardust, Cassius et consorts), avait tout du coup de poker : c'était soit culte, soit ridiculisé à échelle intersidérale.






Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo étant des gars très très doués, ce fut la première configuration qui survint, dans un carton instantané préfigurant le revival disco 80's qui nous tomberait dessus quelques années après. Il faut dire, aussi, qu'être ado en 2001 t'amenait nécessairement à surkiffer Discovery (après tout, trois ans avant, on avait bien acheté les sinegueules de Larusso ET de Cher, alors on allait pas cracher sur de la house un peu sirupeuse). Ces sinegueules, portés par des clips de Leiji Matsumoto (en vrai, ces clips se révéleront être des extraits du film Interstella 5555 : The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem, dont l'album Discovery est la bande-son), nous évoquaient forcément les Dragon Ball et autres Lucile, Amour et Rock'n'roll de notre jeunesse. L'évidence pop des mélodies, enfin, allait nous suivre pendant une bonne partie des 2000's.





Je me souviens des boums de l'époque du lycée, chez nous ça se faisait dans les granges ou les garages, ou alors dans des living-rooms recouverts de draps blancs pour ne pas saloper les buffets, pour les malchanceux d'entre nous qui étaient nés en hiver. Les couples officiels s'affichaient fièrement tandis que d'autres couples, improvisés et provisoires, se formaient dans les recoins ou les cuisines, au terme de négociations étranges. Au milieu de tout ça, je m'ennuyais ferme, en fait. Et pis il y avait les deux ou trois mecs qui avaient une table de mixage; il fallait absolument être pote avec au moins l'un d'entre eux pour ne pas avoir à se préoccuper de musique lorsqu'on organisait sa soirée. Si les invités voulaient, ils pouvaient ramener leur musique, mais il s'est assez vite avéré que ça faisait ringard de se ramener avec des CDs aux soirées. Et de toute façon nos DJs du vendredi soir avaient leur stock de musique sur eux.





Quand ils en avaient marre de végéter derrière leur platine, ils laissaient tourner une compil. Ou Discovery. Ce qui leur assurait bien une demi-heure de tranquillité. Je choisis Harder, Better, Faster, Stronger plutôt qu'un autre titre parce qu'il a réussi à avoir du succès tout en étant le quatrième sinegueule extrait de l'album, ce qui n'est pas une mince affaire quand on a été précédé de One More Time, de Aerodynamic et de Digital Love, et aussi parce que Kanye West en a fait le matériau de base de son superbe Stronger en 2007 (c'est donc un matériau de qualité) (même si Stronger a eu pour effet secondaire de parer nos rues de mecs ridicules avec leurs lunettes striées). Et aussi pour la vidéo Daft Hands. Mais en vrai, j'aurais pu choisir indifféremment un des trois autres sinegueules pré-cités, et même d'autres chansons de Discovery, mais bon, le principe ici c'est de choisir des sinegueules.





Bref, Daft Punk, alors que je te parle depuis le début de ce top 40 de french touch et de groupes qui ne leur arrivent pas à la cheville, ne pouvait qu'être dans mon top 5 des 2000's...






Demain, on entame le podium, je suis très émotionné.

Top 40 des 2000's : n°5

n°5 : Madonna - Hung Up (2005)









Increvable !! La Madoche est donc là depuis presque trente ans, et toujours pas fatiguée ! Alors qu'on la dit finie, usée ou ringarde à l'occasion d'environ une sortie d'album sur deux désormais, Madge réagit, écrit, s'entoure, s'entraîne, se renouvelle, joue de son habituel flair et convoque ses références visuelles, pour revenir plus forte, plus adulée, plus imbattable que jamais. Elle est épuisante.





En 2005, après un American Life sorti en 2003 et pas très bien vendu pour cause de marketing politique anti-Bush pas très finaud (ça n'a pas porté chance non plus à George Michael), Madge s'excite face à ces crétins qui la disent vieille et sur le déclin, vire Mirwais, reprend une dose de botox et appelle Stuart Price (dont on a déjà parlé ici) : ensemble, ils accouchent de Confessions on the dancefloor, le carton incontournable de cette année-là, ode aux 80's et à la dance porté par des sinegueules monstrueux, eux-mêmes soutenus à grands coups de remix prestigieux et de bombardement FM. La tournée qui suit reste légendaire, et le public cesse à nouveau de prendre la Madoche pour une vieille peau qui ferait bien de se mettre à la DHEA (avant de la descendre de nouveau à la sortie de l'album suivant).





Le coup de génie, aussi, c'est de faire monter la sauce avant la sortie du premier sinegueule Hung Up, en informant du morceau d'Abba samplé, en laissant filtrer des extraits, en mixant quelques titres en exclusivité dans des clubs select des plus grandes villes du monde... Que voila une opération commerciale bien préparée. Et que voila un rendu quali, évidemment (de toute façon elle n'a jamais véritablement rendu une copie bâclée, même dans ses pires heures).





J'ai beaucoup hésité à coller Music, un autre classique de la Madone qui date de 2000 et qui correspond donc bien aux critères de ce sioupeur top 40. Mais Hung Up, du fait qu'il est plus récent et qu'il marque un énième retour en grâce de Madonna aux yeux du monde, rayonne à mon sens bien plus sur les 2000's.

27.12.09

Top 40 des 2000's : n°6

n°6 : Gwen Stefani - What you waiting for (2004)









What an amazing time, what a family, how did the years go by, now it's only me... Oh, comme j'y ai cru, qu'elle allait tout dégommer sur son passage, la Gwen ! En livrant cet étonnant premier sinegueule, pied de nez à l'attente et au suspense suscité par son premier album solo, Gwen Stefani a proposé une des chansons pop (et étrangement, dance) les plus drôles et les plus accrocheuses de la décennie. Entourée de Linda Perry et de Nellee Hooper à la production et sapée par John Galliano dans le clip, elle pouvait de toute manière difficilement se vautrer. Le fait de l'intituler What you waiting for ? et de baser tout le clip sur son prétendu manque d'inspiration ne fait qu'envoyer un message direct aux fans : voila ce que vous attendiez, et c'est aussi enthousiasmant que vous ne l'espériez.





Il faut dire que, d'icône rock 90's grâce à No Doubt, Gwen Stefani avait déjà commencé à passer par d'autres cases, d'autres milieux, d'autres inspirations, au point de devenir une sorte de muse labellisée MTV et respectée de tous, que ce soit dans le rock, la pop, le hip hop, le harènebi, mais aussi au-delà des seuls territoires musicaux.





Et mine de rien, la Gwen a sorti ou contribué à un tube au ryhtme de presque une fois par an : South Side avec Moby en 2000 (à l'époque où Moby était encore à la mode), Let Me Blow Ya Mind avec Eve en 2001, Hella Good et Underneath it all avec son groupe No Doubt en 2002, It's my life, toujours avec No Doubt en 2003, What you waiting for en 2004, Hollaback Girl en 2005, Wind it up en 2006, The Sweet Escape en 2007...




Bon, certes, depuis 2008 elle enfante, pouponne et tarde à se réunir avec No Doubt (qu'est-ce qu'elle fout ?), mais tout de même, elle a pas chômé dans les 2000's, pour une blonde platine sans gros nichons. Presque pas une vraie pop-pouffe, en fin de compte !




Donc voila, pour les souvenirs, pour l'énergie, pour le kiff, et pour le très léger espoir (vite déçu) qu'elle allait déboulonner Madonna de son piédestal, Gwen Stefani était obligée de figurer dans le top 10. Minimum.




Demain on entame le Top 5 (ouf !). On commence à en voir le bout. Mais j'attends de voir à quel point tu seras ravi ou blasé.

Top 40 des 2000's : n°7

n°7 : Depeche Mode - I feel loved (2001)








Depeche Mode, avant 2001, cela m'évoquait vaguement les 80's et uniquement deux ou trois chansons : I just can't get enough, Personal Jesus, Enjoy the silence... En gros les quelques-uns qu'on entend encore à la radio quand la programmation essaye de nous faire croire que le mainstream 80's n'est pas complètement ringard à force d'avoir été entendu partout et d'être dansé dans les bouates presque trente ans plus tard (oui, Indochine, c'est toi que je regarde). Donc pas le comble de la modernité à mes yeux, quoi.





Et pis il y a eu l'album Exciter, en 2001, en plein dans ma période de coma devant MTV, même pas un come back (leur dernier album remontait à 97), juste un album de plus dans la carrière rock électro synthé new wave du groupe, finalement très cohérent à travers les années. Mais pas tant que ça, puisque les fans seront surpris par cet album, en rupture d'ambiance et d'esprit avec ceux de la période très sombre traversée parle groupe pendant les 90's (drogues, tensions, succès moindre, tentative de suicide de Dave Gahan) : en fait, ce sont plutôt les autres, les non-fans, qui redécouvrent Depeche Mode à l'occasion de l'album Exciter, porté par des mélodies aériennes et des notes plus graves que jamais dans la voix de Gahan.





Les sinegueules s'enchaînent tranquillement : Dream On, I feel loved, Freelove, Goodnight lovers... Mais je retiens I feel loved, plutôt qu'un autre, probablement parce que j'ai dû l'écouter 8429 fois dans ma wature et parce qu'il me donne envie de transpirer et de faire des cochonneries dans les toilettes d'une bouate de nuit glauque. Je suis parfois bizarre.

26.12.09

Top 40 des 2000's : n°8

n°8 : Justice vs. Simian - We are your friends (2006)









Pas la peine de faire ta mijaurée, toi aussi tu as dansé au moins une fois comme une morue sur cette rencontre arrangée entre Justice, les barbus électro qui allaient définitivement percer l'année suivante, et Simian, petit groupe rock anglais sympatoche splité et devenu depuis groupe électro sous le nom de Simian Mobile Disco.




Le côté haïpe et "groupe se prenant légèrement au sérieux" de Justice prête un peu à sourire ou à s'agacer, mais ils sont les fers de lance de... nan, pas la french touch (la french touch, c'est Daft Punk, point barre), nan, ils sont fers de lance de leur maison de disques, Ed Banger Records, où les côtoyent Sébastien Tellier, Mr Oizo, DJ Mehdi ou Uffie... Autant dire qu'ils ont de la pression sur leurs frêles épaules sapées en The Kooples.




Mais bon, ne boudons pas notre plaisir, ça faisait un moment qu'on ne s'était pas extasiés en masse sur de l'électro, et qu'on les trouve pédants ou pas, j'avoue qu'ils sont efficaces, les petits. Et même sans s'extasier, au moins on s'est bien marrés.

Top 40 des 2000's : n°9

n°9 : Outkast - Hey Ya ! (2003)









L'unanimité qui régnait autour d'Outkast au début des 2000's avait quelque chose de flippant. Un peu comme celle d'aujourd'hui autour de Jay Z ou Kanye West. Le point commun, c'est évidemment l'intégration dans un registre rap de mélodies pop maîtrisées, de textes riches, de thèmes dépassant les clichés du hip-hop, d'une certaine poésie, d'influences diverses allant du jazz au rock... Bref, du rap mainstream, en fin de compte, dégraissé de toute l'artillerie périurbaine révoltée qui choque le chaland.



J'ai l'air de les dénoncer ? Même pas, ma fripouille. Mais face à ce constat (une dérive du rap vers une veine pop nécessairement plus mainstream et commerciale), je me contente de regarder Andre 3000 et Big Boi comme les membres d'un groupe pop ordinaire. Ce qui n'a rien de condescendant, tu as trop souvent pu constater que j'étais un fan de pop, même (et surtout) quand elle est commerciale, mainstream, acidulée ou poisseuse... ou tout ça à la fois.




A partir de là, on peut donc regarder Outkast avec un regard plus froid, sans les oripeaux argumentatifs exigés par les puristes (j'y connais rien en hip-hop) ... Et on peut sans vergogne surkiffer cet ovni visuel et musical, bombe FM pensée pour transcender les courants, les générations, les nations, les tribus musicales, les tendances, etc. En gros, un classique, dès la première écoute.




Tu l'auras compris, au final j'ai fini par crier au génie avec les critiques, comme un neuneu, devant la capacité innée de ces deux mecs à combiner popularité mainstream MTV et respectabilité hip-hop. Tu ne m'en voudras pas trop, c'est les fêtes de fin d'année et j'ai déjà pondu plus de 30 posts ce mois-ci, je suis lessivé.

24.12.09

Top 40 des 2000's : n°10

n°10 : Nelly Furtado - Try (2004)









Je compte profiter de ce top 10 pour dénoncer des injustices (je suis un peu le Nicolas Hulot [nu] de la musique de merde), en mettant en avant certains sinegueules totalement passés inaperçus et qui ont, du coup, pris d'autant plus de valeur à mes yeux qu'ils sont devenus des kiffs complètement perso, que je ne partage donc presque avec personne...





C'est le cas de cette chanson de Nelly Furtado, que j'aime évidemment parce qu'elle est triste (j'aime les chansons tristes) et parce qu'elle me rappelle l'époque de l'album Folklore, époque où elle ne jouait pas encore à la pouffe harènebi mais se limitait à ce qu'elle avait déjà proposé dans son premier album, avec un supplément d'âme et de maturité rares pour un deuxième album : une pop nette et lumineuse, portée par sa voix unique que les uns adorent et que les autres comparent à celle d'un canard en pleine castration. Je fais partie des uns. La voix de Nelly est une merveille qui porte une empreinte reconnaissable entre mille et un enthousiasme que sa jeunesse ne saurait être seule à lui insuffler.




Sur Try, Nelly parlait de relations foireuses, des efforts qu'on fait pour que ça marche, des compromis compromettants, de la liberté que l'on conserve malgré tout. Cela ne me parle pas beaucoup, mais en fait si. C'était aussi l'époque où, plus subtilement qu'aujourd'hui, elle tentait de valoriser ses origines latinos (ici avec un clip ambiance "folklore portugais").




Nelly, reviens donc vers la pop. Cela t'allait vachement mieux, tu sais !

Top 40 des 2000's : n°11

n°11 : The White Stripes - Seven Nation Army (2003)









Qu'on le veuille ou non, certaines chansons issues du rock indépendant acclamé par la haïpe depuis des lustres finissent par se faire un chemin jusqu'à nos mirettes. C'est le parcours de Seven Nation Army, sinegueule d'un groupe qui m'était jusqu'alors inconnu, The White Stripes, duo rock un peu perché composé d'un mec au chant et d'une nana à la batterie (pouvant à eux deux assurer aussi le reste des instruments), aux antipodes des groupes de rock FM qui préfèrent souvent le sex appeal d'une voix féminine et les expérimentations musicales bien encadrées...





Bon, en ce qui me concerne, j'ai toujours pas bien compris si Jack et Meg White sont frères et soeurs incestueux ou mari et femme, mais je m'incline devant cette espèce d'hymne imparable d'un rock qui profita des 2000's pour effectuer son retour en grâce dans le market... euh, dans le mood du grand public.




Malheureusement, et comme tu l'as remarqué, le titre a été remixé, torturé, violenté, bousillé, pour finir sous forme de po-po-po-po-po-po-po dans les bouches plus ou moins imbibées de lofteurs et de supporters de foot. La noblesse du titre en prend un coup, à mes yeux, mais bon, hein, je ne vais pas négliger l'appropriation du public pour un titre (en fait, ça justifie d'autant plus le fait que c'est un des grands sinegueules de la décennie).






Le groupe navigue depuis à nouveau dans les eaux troublées de la haïpe, avec une critique qui crie au génie à chaque nouvel album dont les sinegueules extraits se font d'une discrétion à pleurer (ce qui, je le rappelle, a tendance à m'énerver). N'empêche, Seven Nation Army est une bombe et a vraisemblablement changé le cours de leur carrière. A défaut de changer le cours la mienne, parce que, franchement, je suis pas trop au top de ma carrière, là.






A venir, le Top 10, j'attends en trépignant de te sentir bouillir dans ton clavier (ce qui n'est pas gagné vu que tu es en wacances, comme tout le monde) (feignasse).







Et Nouël, aussi.

23.12.09

Top 40 des 2000's : n°12

n°12 : Jennifer Lopez - Get Right (2005)













J-Lo reviendra-t-elle en 2010 ? Quel suspense, mes endives braisées ! On peut se permettre d'en douter, tant la donzelle enchaîne les flops depuis 2003 et le four international de Gigli, sa comédie romantique d'action avec Ben Affleck. Pourtant, elle était bien partie, avec un règne quasiment sans partage sur le monde des pop-pouffes, avec option bomba latina, entre 1999 et 2002. Les sinegueules qui s'enchaînaient alors auraient pu faire un top 10 tout à fait acceptable pour une poularde farcie comme moi : If you had my love, Let's get loud, Waiting for tonight, Love Don't Cost A Thing, Ain't it funny, I'm Real, Play, Jenny From The Block...






J'ai cru, pendant trois ans, qu'on tenait la Madonna des 2000's (sauf qu'elle était pas beaucoup plus jeune que Madonna, en fait) (et qu'elle ne basait pas son marketing sur la provoc', ni sur le féminisme, ni sur le cul) (enfin si, un peu) (sur le cul, j'entends) (son cul, surtout).





Et pis il y a donc eu Bennifer, une sorte de répétition people de Brangelina, couple supposément rêvé entre Ben Affleck et Jen, donc. Une bonne idée pour booster leur notoriété, sur le papier, mais en fait non. Le tournage qui les a unis, Gigli (Amours Troubles, en VF) (pfff), devait accoucher d'un méga-hit du box-office (un peu comme le Mr & Mrs Smith des Brangelina un an plus tard), mais au final ça a un peu fait comme quand TF1 a racheté Super Benji Castaldi à la Six pour lui faire animer des sioupeurs praïmes avec Flavie Flament... Autant dire qu'on attend toujours que les étincelles viennent éblouir nos écrans.




Étrangement, ce méga-four, gros carton aux Razzie Awards de 2003, semble marquer le début du déclin pour Jennifer Lopez, déjà mariée deux fois à l'époque et qui écumait alors son quatrième fiancé en la personne de Ben. Le film gagne la réputation de pire film de tous les temps (alors que, comme le Giorgino de Mylène Farmer [je savais bien que je trouverais le moyen de la caser quelque part], je pense que presque personne ne l'a vu pour valider cette réputation). Les fiançailles sont rompues pour cause de cocufiage plus ou moins avéré de Ben, et J-Lo commence à grossir et à accuser ses 35 balais, tout en vendant vachement moins de disques et en voyant son aura peoplistique altérée. Je ne comprends toujours pas pourquoi.




Deux ans plus tard sort Rebirth, un album sans réelle promotion, premier album mal vendu de J-Lo (d'une série jusqu'à présent ininterrompue)...





En lead single, une sorte de chant du cygne intitulé Get Right, ballade jazzy dansante et festive qui prouve que la Jen en a encore dans le bide et sait toujours s'entourer, et qui fait taire les mauvaises langues qui la croient grosse et finie. C'est l'un de mes sinegueules préférés de cette bomba latina qui pour moi restera toujours la première, l'historique, l'originale de la franchise marketing "bomba latina" (avant les Shakira et Eva Mendes surfant sur la tendance). Hélas, ce n'est que reculer pour mieux sauter, puisque plus aucun tube sérieux ne jalonne le parcours sinegueulistique de J-Lo depuis Get Right.




C'est que Jen a épousé un collègue bombo latino, enfanté et pouponné, depuis. Autant dire qu'elle n'a plus vraiment les mêmes priorités, vu qu'elle a de la purée de brocolis sur le feu, avant un (peut-être) vrai come back en 2010...




Alors moi je suis nostalgique, je suis ému, je dis REVIENS JEN !!!

Top 40 des 2000's : n°13

n°13 : Goldfrapp - Ooh La La (2005)









Cette chanson éveille plein de souvenirs chez moi, alors que j'ai dû l'entendre une vingtaine de fois dans ma vie en tout et pour tout. C'est aussi cela qui marque un classique dans l'oreille de quelqu'un : dès le début on sait qu'on a affaire à une bombe qui nous hantera longtemps.





Le clip est une jolie pépite de dance kitsch, inspiré des shows TV de variétoche des 70's et laissant entrevoir le haut potentiel glam' de ce groupe, qui en était alors déjà à son troisième album. Froufrous noirs et pattes d'éph', maquillage nude, regard fatigué, garçons méchus et maquillés, cheveux gras, moonboots touffues, boas en plumes, grosses lunettes, talons compensés, déhanché aguicheur, séquence du cheval shining piquée à Kylie... Mon Dieu, mais ça date d'aujourd'hui, non ?




Bon, voila, comme beaucoup de bons sinegueules (du moins, à mes yeux, hein) c'est camp à souhait et catchy en diable, je ne pouvais qu'aimer. Dommage, je n'ai jamais eu l'occasion de l'entendre en bouate, et j'ai bizarrement réussi à ne pas abuser des bonnes choses puisque c'est probablement, de tout le Top 40, la chanson que j'ai le moins entendu au cours des 2000's.




Je ne désespère pas, pour les 2010's, de voir Allison Goldfrapp et Will Gregory proposer un gros tube mainstream qui les fera passer à la postérité aussi bien qu'un Blondie, un 10cc ou une Jeanna Mas.

Top 40 des 2000's : n°14

n°14 : Phoenix - Lisztomania (2009)








S'il y a un truc que j'aime vraiment bien, en musique, c'est être surpris d'une manière qui prend à rebrousse-poils mes préjugés. Lisztomania a joué ce rôle dans ma perception de Phoenix. Normalement, il eût été logique que je propose à cette place If I ever feel better, bombe électro rock balancée sur les ondes en 2000, étiquetée french touch comme à peu près tout ce qui sortait de notre beau pays en ayant le malheur de ne pas être chanté en français.





Mais le titre me soûlait un peu à l'époque, même si ça me fait plaisir de l'entendre de nouveau aujourd'hui. Et surtout, SURTOUT, Phoenix a une particularité que je ne supporte pas chez les groupes pop : on hurle au génie quoiqu'ils fassent, même s'ils restent élitistes et s'ils ne font pas de tubes. En un sens, pour moi, c'est contradictoire et irritant de jouer au groupe pop qui veut emballer les filles et de ne jamais proposer un sinegueule un minimum putassier pour toucher les radios, le grand public et conquérir le monde. What's the point de toutes ces conneries, sinon ?






Donc, voila, Phoenix est un groupe qui ne m'intéresse fondamentalement pas, avec son côté "bourges de Versailles qui montrent à tout le monde qu'on peut venir de Versailles et être wockènewoll quand même" et ses albums indé proclamés géniaux par la presse mais qu'on ne peut partager avec personne si on ne les achète pas, vu que jamais on les entend sur Radio Morue ni sur Télé Robinet. J'ai rien contre les groupes underground ni contre la sphère indé, du moment que les médias ne hurlent pas unanimement au génie à chaque nouvel album alors que franchement on en entend plus parler après...




Et pis, Phoenix a été adoubé par Sofia Coppola, et le groupe a sorti Wolfgang Amadeus Phoenix, un album qui sonne comme une promesse d'accélérer les choses, de se faire enfin remarquer du grand public et de faire de la pop populaire. Mon petit doigt me dit que ce n'est pas encore cette fois-ci qu'ils vendront autant d'albums que Coldplay, mais on avance.





Et donc, je choisis Lisztomania, incontestablement ma tuerie de 2009, bien aidée évidemment par la vidéo buzz "mashup hommage à John Hughes & Co" créée sur Yout*be en réponse à la vidéo officielle.



Toi aussi, danse sur la mezzanine de la bibliothèque et sur les tables de ton bureau comme Molly Ringwald (oh, ça va, hein, je le sais, que t'es au boulot) !

22.12.09

Top 40 des 2000's : n°15

n°15 : Sugababes - Push The Button (2005)












Je t'entends déjà hurler au scandale de voir cet obscur girl band rosbeef qu'on entend jamais en France coiffer Britney Spears au poteau.




Mais que veux-tu, c'est l'un de mes plaisirs coupables, tu le sais déjà.





Et encore, tu as échappé à Overload et à Freak Like Me, deux sinegueules qui ont beaucoup beaucoup vieilli (les clips, surtout) et qui constituent néanmoins deux de mes gros earworms de la décennie, sonorités ado-hyptontico-dark de trois lycéennes qui avaient tout compris des années avant Rihanna : décolletés et mini-jupes, ambiance sexuée, hommes objets, harènebi à tendance rock-électro ; en bref l'exact opposé de ce clip-ci, métaphore sexuelle plus ou moins subtile jouant sur le fantasme de l'ascenseur à grand refort de couleurs saturées... Remballez vos tendances 2009, de toute façon on le faisait déjà en Angleterre en 2001 !





Voila une nouvelle place que d'aucuns d'entre vous trouveront usurpée (t'es relou), mais bon, on va mettre en avant deux arguments : 1) comme pour Britnouille, ce classement met plus en avant un artiste et ses nombreux sinegueules qu'une seule chanson (et en l'occurrence, le son des Sugababes est à la fois plus mature et moins omniprésent que celui d'autres), et 2) je fais ce que je veux avec mes cheveux.





Cette semaine, c'est Nouël, alors on accélère le rythme de publication pour venir à bout du Top 40 (mais pas trop quand même) (chuis fatigué)... Chouette alors. Attention les yeux, tu vas me jeter des pierres dans pas longtemps !

Top 40 des 2000's : n°16

n°16 : Britney Spears - Womanizer (2008)










WHAT ??? Britnouille seulement 16ème ???





...





Je sens que la moitié du lectorat est partie en maugréant que ce classement était n'importe quoi. Soyons clairs les gens : c'est n'importe quoi depuis le début, ce classement, c'est mon moi arbitraire qui prend les décisions.






Bon, alors pourquoi ce classement tellement indigne de cette grande prêtresse de la culture qu'est Truie Spears ?





Bah pour être honnête et totalement contradictoire, si je ne m'étais pas astreint à caser un seul titre par artiste, j'aurais mis le best of de Britney, ça aurait fait office de Top 10 et le classement aurait été torché. Mais bon, ça aurait encore plus fait fuir le lectorat, non ?





Donc Britnouille se retrouve coincée ici, dans le top 20 mais pas dans le top 10, alors qu'elle est probablement ZE mégastar internationale qui aura marqué ma jeunesse, au bout du compte. Pas parce que je ne l'aime plus. Pas parce que Womanizer n'est pas une mégabombe clipesque et FM. Pas parce que je me fous de classer l'un des plus gros hits de la décennie comme un sagouin.





Juste parce que Britney, comme les quelques-uns qui la précèdent au classement, a tellement occupé la scène médiatique ces dix dernières années qu'elle en devient suspecte, musicalement parlant. Trop entendue. Trop encensée par des fans à peu près aussi intransigeants et débiles que ceux de Mylène F.







Et aussi parce que je suis dans une période où je l'écoute moins, après saturation de Circus et la sortie d'un deuxième best of alors qu'elle n'a sorti que deux albums depuis le premier best of (ce qu'on peut quand même appeler du foutage de gueule).





Alors voila, Britney, je l'adore, et j'ai bien failli la caser dans le top 3 de mes sinegueules préférés de la décennie, mais bon, ça fait longtemps que j'ai pas effectivement acheté un sinegueule de Britney, en fait. Alors je la classe au mérite. De toute façon, tous les titres présents dans le top 20 de ce classement sont dans un mouchoir de poche, je t'ai déjà dit que j'avais été bien emmerdé à établir le classement. Là, tu commences à comprendre, nan ?







Je retiens Womanizer plutôt que Toxic (les deux seuls vrais énormes tubes qu'on retiendra d'elle pour les 2000's), en hommage à mon pote le Jean Slim, avec qui j'avais tenu une très philosophique conversation en 2007, à l'époque où Britnouille se rasait le crâne et recevait les services sociaux autour du petit déj' le ouikène. Nous avions livré un verdict, au regard de ce qu'avait été sa carrière jusqu'alors (4 albums et une chasteté revendiquée puis jetée aux orties) (un bon bilan de son apport culturel en somme) : si elle n'était pas finie ainsi que certains le prétendaient déjà, elle devait faire son come back avec LE tube de sa carrière, sinon c'était même pas la peine de revenir. Alors en oubliant l'essai Gimme More, cela nous amène donc à l'automne 2008 et à ce smash hit improbable qui généra des reprises spontanées quasi-immédiatement et à côté duquel il était impossible de passer.





Je sais que désormais tu vas regarder les autres classés avec un regard suspicieux, parce que, seriously, comment il va caser 15 chansons plus marquantes que Womanizer, l'autre branque, hein ??



Laisse faire les pros, chérie.

21.12.09

Top 40 des 2000's : n°17

n°17 : Black Eyed Peas - I Gotta Feeling (2009)











Avec le Germanique Gallinacée, on s'est engueulés ce ouikène parce que je voulais pas lui cafter la suite du classement de ce sioupeur Top 40 (j'ai des principes). Et aussi parce que je lui ai dit qu'il n'y aurait pas David Guetta dans le Top 10 (j'ai des principes).






N'importe quoi, lui.





Mais bon, le sieur Guetta est quand même présent sur ce titre, sur lequel il a bossé et qui risque de contribuer à faire de lui un artisan crucial de la pop-poufferie dans les 2010's : y'a qu'à voir tous ceux qui le sollicitent depuis et le succès du clip, condensé dance harènebi de tout l'esprit hédoniste de la pop-pouffe (des gens beaux qui dansent dans une maison splendide que je n'aurai même pas les moyens de louer à 45 balais) (j'aurais pas aimé être le locataire qui s'est coltiné le ménage le lendemain matin) (salauds de jeunes). Au lieu de râler, on va donc s'incliner devant le probable plus gros succès sinegueule de l'année 2009, tellement successful qu'il transcende le clivage hype / beauf.






Bien au-delà des Shut Up, Where is the love ?, Boom Boom Pow, Let's get it started, Pump It ou Don't Phunk With My Heart qui jalonnent le parcours de ce groupe depuis 2004, d'ailleurs. Tout cela est commercial à pleurer mais désespérément efficace, je l'admets, alors eux aussi, ils sont classés ici, par souci d'objectivité. Et pis, bon, je vais pas faire genre que j'ai jamais shaké mon booty en bouate sur une volaillerie des Black Eyed Peas, hein, on me croirait pas...

18.12.09

Top 40 des 2000's : n°18

n°18 : Mika - Grace Kelly (2007)












Cela ne se voit peut-être pas, mais, au risque que tu regardes bizarrement les quelques prochains noms du classement, on arrive dans les places du classement pour lesquelles j'ai été un peu emmerdé, hésitant un peu quant à ceux qui méritaient à mes yeux d'être là... Mika est donc de ceux-là.





J'ai hésité à le classer plus haut, compte-tenu de son impact médiatique ; mais j'ai aussi hésité à ne pas le classer du tout, tant Life in Cartoon Motion est un album exsangue, surexploité, sur-matraqué, over-kiffé, über-vendu, et donc potentiellement surévalué avec le recul.





Mais bon, après avoir tergiversé et trituré ma cervelle de poule nègre-soie, j'ai cédé à la nostalgie 2007, et Mika se retrouve donc là, 18ème, ce qui de toute façon ne le peinera pas vu qu'il ne lira vraisemblablement jamais ces lignes.






C'est que, à force de vouloir mêler kiffs personnels pour ce que j'estime être de bons sinegueules et volonté d'être à peu près objectif, il apparaît que le classement que j'ai griffonné rapidos un soir de fin novembre est hautement discutable. Je l'admets. Et comme on est plusieurs dans ma tête, on s'engueule vachement depuis la fin novembre, au final. C'est très pénible pour se concentrer au boulot. D'ailleurs, c'est pour ça que je ne me concentre pas.


Tout ça pour dire quoi, donc ? (T'es relou) (Nan, c'est toi) (Pffff, ta gueule, les lecteurs vont me prendre pour un barge) (Ouais, ils vont te prendre pour un barge, moi j'm'en cogne) (Bon, ça suffit maintenant) (L'est con, lui) (Ouais, je trouve aussi) (Vos gueules ! Y'en a qu'essayent de pioncer) (Euh...).




Bah Mika, en 2007, c'était un peu le roi du pétrole. A ce titre, il mérite bien de se retrouver là. Je me souviens de la première fois que j'ai entendu Grace Kelly à la radio, avec les grognasses dans une certaine Opel Corsa sur la route de la plage de Lacanau. On s'est demandés, au bout d'environ 15 secondes, ce que pouvait bien être cette espèce de bizarrerie drôlissime qui rappelait un peu The Darkness. On a décrété que c'était une tuerie, et on a sautillé partout dans la Corsa, c'était vachement chouette.





Et puis après, ça a dégénéré :


- La radio a fait de Mika son chouchou de l'année (traduction : plus possible d'allumer la radio ou de faire du chopingue sans l'entendre) (relou)


- Tout le monde a acheté l'album (du coup, aimer Mika est devenu d'un convenu absolument navrant) (on est un peu snobs, à l'occasion) (ouais, tout le temps en fait)


- La maison de disque de Mika s'est mise à égrener TOUTES les chansons de l'album en sinegueules. Fin 2007, Mika me sortait par les yeux.


- En 2009, il sort un deuxième album où il s'auto-caricature avec des titres qui ressemblent à ceux du premier, mais en moins bien. Dommage.





Alors voila, Mika est classé là parce qu'il le fallait bien et parce qu'il le valait bien. Il a bien marqué mes 2000's comme celles d'à peu près tout le monde... Mais bon, en fin de compte, on pardonne décidément bien peu de choses au succès, et je retiens Grace Kelly plutôt qu'un autre titre grâce à une aura particulière qu'il distille encore aujourd'hui à chaque écoute : celle d'un premier sinegueule, qu'on a découvert, kiffé par surprise, puis aimé... avant d'en avoir ras-le-bol de se fader le reste de l'album 28 fois par jour à la radio ou à la télé.





Si tu le veux bien, ce ouikène je vais faire une pause dans le classement, je suis pas chez moi. Ce qui nous amènera jusqu'à lundi, où il me restera dix jours en 2009 pour déballer 17 titres... Je suis pas dans la dèche, moi.

17.12.09

Top 40 des 2000's : n°19

n°19 : Electric Six - Danger ! High Voltage (2003)










"Danger ! Danger ! High Voltage ! When we touch, and when we kiss..."
nous susurraient joyeusement une espèce de vieille institutrice SM et un lord vicelard avant d'eux-mêmes se rouler de grosses galoches, déclenchant le signal lumineux de leurs zones érogènes... Pas besoin de commenter le pourquoi du comment je suis instantanément tombé en pâmoison, comme toute bonne dinde fossilisée devant ses robinets à clips.





En Angleterre, Electric Six a réalisé le hold-up de l'année 2003 avec ce sinegueule impeccable de dance/rock/électro/garage et son clip barré dont je ne me suis jamais remis, un smash hit qui cartonne, un premier album dans la foulée pour meubler, puis une disparition presque aussi rapide. Depuis, le groupe oeuvre paisiblement dans la sphère underground, (six albums en tout, quand même), apparemment plus du tout intéressé par la perspective de percer dans le mainstream.





Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui ? Pas grand chose, puisque le titre est passé assez inaperçu de ce côté-ci de la Manche, et qu'il a dû se vendre à environ douze exemplaires en vrai.




Mais si l'on ajoute au clip incroyablement camp de Danger ! High Voltage le deuxième sinegueule intitulé... Gay Bar (avec plein de Abraham Lincoln en slip dans le clip) (lol) ("en slip dans le clip") (il m'en faut peu) (je suis fatigué), on ne s'étonne plus de l'impact de ces barges de Detroit sur mon petit panthéon musical de 2003. Si ?

Top 40 des 2000's : n°20

n°20 : Starsailor - Four to the Floor (Thin White Duke Remix) (2004)











Jungle Julia va finir par croire que je lui ai piqué sa rubrique des groupes à un tube...




La France est un pays bizarre : elle peut adopter et porter au sommet de ses charts des chansons qui, partout ailleurs, sont au mieux de vagues tubes qui se hissent dans les méandres du top 30, voire le ventre mou du top 70. En 2004, c'est ce qui est arrivé à Starsailor, groupe de pop rock comme il en surgit des tas chaque année avec un premier sinegueule et un premier album qui ont de grandes chances d'être le summum de leur carrière (l'industrie musicale est un monde cruel). Starsailor, donc, groupe qui buzze, comme on disait en 2007 (et qui, depuis moisit tranquillement sur la B.O d'épisodes des Frères Scott) (en langage rock, n'est-ce pas ce qu'on appelle la déchéance ?). Pourtant, le sinegueule était extrait de leur deuxième album (ce n'était pas leur coup d'essai, donc) intitulé Silence is easy et sorti six mois auparavant.




En soi, la chanson telle qu'elle est présente sur l'album n'a rien de transcendant, elle est mid-tempo et un peu bâteau. Mais dans sa version popularisée par le clip et par les radios (le Thin White Duke Remix), l'inoffensive chanson se transforme en grosse pétasserie à dancefloor. Il aura donc fallu la petite touche de production "en plus" de Stuart Price pour transformer Four to the Floor en seul et unique tube de Starsailor. L'occasion de rendre un petit hommage, à hauteur de bloug, à Stuart Price, musicien électro british qui a sévi tout au long des 2000's sous des pseudos tels que Thin White Duke, Jacques Lu Cont, Paper Faces, Les Rythmes Digitales ou Pour Homme... Faut qu'ils arrêtent de choisir leurs pseudo sous ecsta, dans l'électro. Tous ces pseudos / projets électros ont contribué à la présence en bouate de nuit de Kasabian, Madonna, The Killers, Placebo, No Doubt ou Britnouille...





Bref, je dis respect à un mec qui est capable de faire vivre un remix bien au-delà de la version originale. Parce que, honnêtement, qui se souviendrait vraiment de Starsailor, sinon ?

16.12.09

La Pop-Pouffe de décembre










Chers beignets à la rhubarbe,




Bah oui, même en plein bordel de Top 40, la Pop-Pouffe du mois reprend toujours ses droits vers le 15 du mois. C'est qu'on a de la suite dans les idées, niveau ligne éditoriale, ici. C'est pas du tout n'importe quoi...







Donc, pour conclure l'année 2009 et la décennie 2000, AppAS et Lilibuzz ont tous deux pensé exactement à la même Pop-Pouffe et m'en ont soumis l'idée quasi-simultanément (les grands esprits, tout ça) : Kesha, la nouvelle Katy Pourrie en version blonde plus ou moins trash qui m'exaspère d'avance, en attendant le matraquage radio (en même temps, Katy roulait des pelles à des filles dans ses rêves, ma pauvre Kesha, alors vite, balance-nous du catch dans la boue dans tes clips, ça urge, là).






Bon, bah moi je suis beaucoup plus conformiste et surtout beaucoup plus contestataire que ça (j'ai 13 ans en vrai et je mue), et comme il me tient à coeur de conclure la décennie en regardant vers l'avenir, je te propose l'avenir de la Pop-Pouffe : Miley Cyrus.





Tu sais, celle que je confonds avec Hillary Duff...






Alors certes, je ne suis pas convaincu par son nom, et elle n'a pas l'air plus ou moins vicieux de Britney Spears qui, déjà au même âge (17 ans), laissait entrevoir l'icône trash qu'elle allait devenir (regard mi-cochon mi-bovin, uniforme d'écolière ras-la-salle de jeux, image déplorable auprès de l'Amérique puritaine). Alors que franchement, Miley, comme prénom, ça sonne pas du tout vicieuse. Tu te vois dire "Nan mais vraiment cette Miley, quelle allumeuse avec ses lèvres à pipe et ses sapes de tepu !"...




Nan, hein ? T'as plutôt l'impression d'insulter un gentil personnage de dessin animé ?





N'empêche qu'elle commence à mettre des mini-jupes / mini-shorts et à faire la fête au Texas dans ses clips. Bon, ça reste une boom en plein air et en plein jour, hein, mais bientôt, peut-être, un gossbô en débardeur viendra-t-il la draguer au détour d'un clip de ballade sirupeuse ?...






Toujours est-il que pour l'instant, son agent et ses parents la tiennent bien, apparemment.






Il y a bien eu le scandale du printemps 2008 avec les photos dos nu prises par Annie Leibovitz pour Vanity Fair (elle avait alors quinze ans), mais bon, franchement c'est du scandale typiquement amerloque, et pour moi c'est une approche beaucoup plus mode que provoc', genre j'essaye de transposer une jeune muse de Vermeer à la presse fashion de 2008.








Yeux de biche et cheveux gras.






Avec Miley, on va avancer un peu plus lentement qu'avec Britney vers une attitude et une communication de déchet pour tabloïds en mal de sensations fortes. A mon avis, il faudra attendre qu'elle s'émancipe pour de bon de son image disneyenne pour la voir mûrir son répertoire et son image, ce qui peut prendre du temps (t'as qu'à voir Lorie), mais comme elle est fan de Brit-Brit & co (à l'image de la plupart des chanteuses de moins de 20 ans aux USA)...








Bref, Miley Cyrus, c'est un peu la première aspirante Pop-Pouffe des 2010's. Et avec Party in the USA, ballade pop-dance louchant du côté de ce que les Etats-Unis appellent encore la country avec la même naïveté qu'un tube de feu S Club 7, elle donnerait presque envie de tenter une belly dance avec George Bush.






Presque.

15.12.09

Tiens, prends mes poils







Point Laurent Cabrol du jour. Depuis hier (ou plutôt depuis dimanche), on se les caille sévère, t'as remarqué. J'ai même plus le courage de sortir de chez moi. Ce qui ne varie guère des habitudes, diront les langues de pu... euh, certains. Du coup, au boulot, il y a un différentiel d'environ 30°C entre la température du bureau et la température extérieure (c'est des malades du chauffage, là où j'œuvre actuellement) (faudra pas s'étonner si ma crève hivernale survient dès décembre, cette année). L'extérieur, l'endroit où je ne consens à sortir que pour déjeuner et faire mes trajets boulot-clapier, le visage griffé par le froid, et probablement bientôt la couperose. Rappel pour plus tard : arrêter l'alcool. En semaine. Et les cafés. Et la junk-food.






Pffff. Je suis drôlement crevé, tu sais. J'allais chez le dermato pour une obscure histoire de bouton, et je me suis retrouvé nu comme un vers sur sa table de consultation. "Pour vérifier vos grains de beauté", qu'il a dit, "je dois vérifier partout".





Gné ? Nan mais puisque j'vous dis que j'ai pas de grain de beauté sur le membre, docteur (bon, en vrai si, mais je lui ai pas montré) (faut pas déconner) ! Vous abusez un peu, dis ! Nan, je retire pas mon caleçon, nan. Si, j'ai vérifié, j'ai pas de grain à ce niveau là. Oui, oui, j'ai vérifié, j'vous dis. Oui, j'ai vérifié partout, même derrière. Je suis très souple.






...






Il a quand même vérifié... Limite il faut s'épiler le maillot pour aller commander un tube d'Effaclar, maintenant. N'importe quoi, la médecine. C'est qu'à poils, il fait encore plus froid, dis donc !







Rien qu'entre le RER et la maison, j'ai dû faire une pause chez Sephura, pauvre de moi. J'avais trop froid pour affronter d'une traite le trottoir et les clochards mourants. J'ai rien acheté. Culpabilité judéo-chrétienne + fauché à l'approche de Noël.







En rentrant, je me suis attaqué à ma fenêtre de salle de bain, le scandale immobilier de l'année : j'ai une fenêtre neuve en double vitrage dans la "pièce" principale de mon clapier, mais le proprio n'a jamais voulu refaire la vieille fenêtre en simple vitrage de la salle de bain, qui "ferme bien, et puis de toute façon on s'habitue". Mon luc, ouais ! Elle ferme une fois sur trois, la fenêtre, et généralement une fois fermé le loquet se casse la gueule. Alors certes, il y a une petite chaîne de sécurité qui limite l'ouverture, ce qui empêchera un monte-en-l'air d'entrer chez moi par là (comment ça, il suffit qu'il casse le carreau ??), mais bon, vu les températures actuelles, la fenêtre qui ferme pas et/ou qui s'ouvre au moindre coup de vent, c'est un peu l'horreur et l'assurance d'un appartement cosy à 11°C, on va dire.





Donc, j'ai scotché ma fenêtre et mis le chauffage à fond... Et j'ai froid aux pieds. Déménagement, j'écris ton nom.




Et il reste toute une saison comme ça à tirer ?...

14.12.09

Top 40 des 2000's : n°21

n°21 : Sophie Ellis-Bextor - Murder on the dancefloor (2002)












Oh yeah. Voila une chanson et un clip qui ont pris un coup de vieux, j'avoue. Mais quel plaisir de la réentendre. Enfin, en ce qui me concerne, c'est théorique, vu que la grande Sophie (nan, pas La Grande Sophie), du haut de son mètre quatre-vingt bien tapé, n'a jamais vraiment quitté mes oreilles depuis 2002. Je dois être une des seules personnes en France à posséder ses trois albums solo à ce jour, et à régulièrement me tuyauter sur la sortie du quatrième (prévue pour début 2010, en principe, mais bon, ça fait juste un an qu'elle le repousse tous les deux mois, alors). Les chansons du premier album, Read my lips, dont est extrait Murder on the dancefloor, tournent d'ailleurs encore régulièrement sur mon iPud. Et j'ai même pas (trop) honte.





Mais Sophie, comment dire, je l'adore. Pas seulement pour (et même, pas seulement depuis) Murder... et son clip bitchy à paillettes. Bien au-delà de ce seul et unique tube qu'elle a été capable de pondre de ce côté-ci de la Manche, j'aime ses mélodies pop-dance ultra-formatées et trop faciles, j'aime son look travaillé, j'aime sa grâce atypique, son visage rond, ses grandes oreilles, ses yeux impensables, sa voix de grande gigue, son sourire de grande gamine, ses cherry lips d'aspirante femme fatale. Tout cela est très cosmétique, en somme. Mais je ne pouvais pas passer à côté de SEB dans ce classement, tant elle a marqué mes années 2000, en commençant par Groovejet et en poursuivant jusqu'en 2009, où elle a eu l'honneur de la Pop-Pouffe de mai. Et Dieu sait que je mets pas n'importe quoi dans cette rubrique, hein.






La prochaine fois, si tu le veux bien, on fera une pause dans le Top 40, avant d'entamer le Top 20 (youhou, qu'est-ce qu'on est excités comme des puces, dis donc), pour se consacrer à un ou deux posts "normaux", parce que j'ai un peu les oreilles et les yeux en surchauffe.





Bien cordialement.

13.12.09

Top 40 des 2000's : n°22

n°22 : Rihanna - S.O.S (2006)











Comme l'année 2000, l'année 2006 est sur-représentée dans ce top 40, lequel commence par ailleurs à me valoir plein de conversations avec les gens de la vraie vie parce qu'ils sont époustouflés / étonnés / sonnés / syphonnés / atterrés (rayer la mention inutile) (mais nan, grand con, ne raye pas pour de vrai, c'est ton écran d'ordi, tu vas le niquer).




Donc, Rihanna. Celle qui, malgré mes supputations de 2005 face à son sinegueule Pon de Replay que je trouvais relativement mainstream et passe-partout, a réussi à devenir ZE révélation internationale des 2000's. Car on en a vu, pendant les 2000's, de la pop-pouffe harènebi qui sortait un sinegueule avant de disparaître pour toujours (RIP Amerie, Chante Moore, Samantha Mumba, Cassie, Blu Cantrell, JoJo, Kaci Brown...). Et franchement, avec Pon de Replay, Rihanna semblait bien partie pour aller grossir leurs rangs.




Mais au printemps 2006, elle balance au monde entier ce tube ENAURME, basé sur un sample tout bête de l'inusable ritournelle de Soft Cell. Pas besoin d'aller chercher bien loin pour comprendre le succès de la chanson, véritable earworm aux rythmes imparables, clip en forme de petit défilé lingerie des atouts de la miss (yeux clairs en amande, physique menu pour attitude effrontée, déjà une certaine extravagance capillaire), bombe à dancefloor dans la droite lignée du retour en grâce alors en pleine éclosion des 80's (et encore, on ne poussait pas encore les filles à remettre des vestes à épaulette, à ce moment-là). Ce fut là le véritable début de ce qui allait devenir le phénomène Rihanna, présente depuis cette époque en TV et en radio quasiment sans discontinuer. Ce qui ne relève pas encore d'une longévité exceptionnelle en termes de carrière, mais tout de même d'une belle persévérance du succès, sans véritable période d'absence.




Bref, Rihanna, c'est ZE pop-pouffe harènebi. Et S.O.S, c'est ZE chanson pour ceux et celles qui ont renoncé à leur vertu (et à leur dignité) lorsqu'ils entament le déhanché spécial "grosse allumeuse"... Si toi non plus tu n'as aucune vertu (ou alors une toute petite), shake ton booty, on a encore du niveau musical affligeant à étaler ici !

12.12.09

Top 40 des 2000's : n°23

n°23 : Arctic Monkeys - Fluorescent Adolescent (2007)













Les groupes de rock hype, moi je dis que ç'a été la guigne des 2000's pour les amateurs de pop morue multi-radiodiffusée. Lorsqu'ils ont débarqué en 2006 avec leur look de lycéens à cheveux gras qui avaient enregistré leur album dans le garage de papa, j'avais plutôt envie d'être sceptique au sujet des Arctic Monkeys, évidemment encensés par la critique qui hurle au génie dès que des mineurs sont capables de produire un son pop mais crade.




Au final, j'ai adoré leur premier album, malgré son titre un chouïa pompeux façon groupe qui se prend déjà au sérieux (mais bon, c'est ça aussi, le rock, hein), Whatever People Say I Am, That's What I'm Not. Esprit de contestation (ou plutôt de contradiction systématique), têtes à claques d'ados. Le carton de l'album outre-Manche (plus de 360.000 exemplaires vendus la première semaine) a évidemment aidé le reste de l'Europe à suivre le mouvement, de même que le Mercury Music Prize, où les précédaient au palmarès Franz Ferdinand, Badly Drawn Boy, Pulp, PJ Harvey, Ms. Dynamite, Dizzee "Bonkers" Rascal ou Antony & The Johnsons. La chanson I Bet You Look Good On The Dancefloor m'a suivi une partie de l'automne 2006, et puis je les ai un peu oubliés, parce que bon, si les radios pop mainstream et MTV ne diffusent pas huit fois par jour, moi, je suis comme un poisson rouge, j'oublie.




Jusqu'à 2007 et leur deuxième album (il faut battre le fer tant qu'on n'est pas encore trop rin... euh, tant qu'il est chaud), moins soutenu médiatiquement (quoique) mais dont émergera cette brève mais rafraîchissante petite chanson, sinegueule un peu atypique par rapport à leur habituel rock énervé de garage, qui sent bon l'été et les batailles d'eau. C'est celle que je garde en souvenir.

11.12.09

Top 40 des 2000's : n°24

n°24 : The Killers - Human (2008)











Juste parce que, n'ayant aucune originalité, je suis amoureux de Brandon Flowers, de son occasionnelle petite moustache, de son élégance improbable, de ses prestations scéniques flamboyantes et de son aura de rockeur mormon. C'est quand même dingue, ça, d'être membre de l'Eglise de Jésus Christ des Saints des derniers jours (comme Bill Henrickson dans Big Love) (et toi, Brandon, tu as plusieurs femmes ?) et de sillonner les routes en jouant à sex, drugs and rock'n'roll... Quoique je doute que Brandon et ses copains aient une groupie différente sur le gland tous les soirs.





The Killers, comme tout le monde, je les connais surtout de l'année 2004 à cause du premier album, Hot Fuss (dieu que ce titre sonne sexuel, dis donc) (alors qu'en fait c'est pas sexuel du tout) (même pas grivois) (j'ai été déçu quand je l'ai su)... et à cause du premier sinegueule Somebody told me, devenu insupportable à force de diffusion en radio, et pourtant encore marqué du sceau de ma sympathie : ah, voila un groupe de rock qui ne va pas nous jouer le numéro de la hype, et va nous proposer de la bonne grosse tambouille énergique et dévastée pour radios FM ! C'est qu'il y en a marre, au bout d'un moment, des groupes hype qui déboulent tous les deux mois en prétendant révolutionner la musique avec un sinegueule pointu, qui sont encensés pendant deux semaines et qui sont déjà ringards un an après pour la sortie de leur deuxième album. The Killers, en pleine phase déclinante des groupes en "The", est là pour faire kiffer le grand public et la radio avec son gros tube pop rock, point barre.




Et puis il y a eu le deuxième sinegueule, Mr Brightside, ballade up tempo qui fait partie des sinegueules que j'ai le plus écoutés en 2004, marquée par la même tristesse non résignée que Human. Puis en 2006, l'album Sam's Town, les inaperçus When you were young et Bones (pourtant clipé par Tim Burton himself). Thèmes récurrents : amour, mort, fidélité, doutes... Tout cela évoque irrésistiblement un certain climat moraliste, pour ne pas dire religieux. Mais bon, dans le genre rock chrétien (ce que The Killers ne revendique absolument pas) (avec un nom pareil, en même temps...), tu avoueras que c'est d'un autre nveau que les Jonas Brothers (nus). Quatre ans séparent les deux titres Mr Brightside et Human, mais pas de gros tube à relever (du moins en France) entre les deux.





The Killers, c'est une recette somme toute inchangée depuis le premier album, avec certes des explorations musicales par-ci par-là histoire de ne pas s'encroûter, mais globalement du sinegueule pop à guitare, à mélodie évidente (et j'aime quand les gens ont le sens de la mélodie évidente) (j'aime la pop, quoi) (c'est la découverte du jour) et à mélancolie sous-jacente, tendu vers notre oreille par la voix chevrotante du petit Brandon et soutenu en clip par son look versatile et son regard de gamin enthousiaste. Tu m'étonnes que ses fans gays voudraient qu'il soit out, celui-là...