27.11.09

Almost Famous



Minute culturelle. Secret Story 3, tu te souviens ?



Non, hein, comme tout le monde. Normal.




Bah sur la TNT ils s'en souviennent, et dans l'émission de J.-M. Morandini ils ont fait un bilan, deux mois après, de l'aventure humaine et intellectuelle des candidats à la célébrité provisoire, et de leurs mirobolantes carrières de stars internationales.





Car si célébrité provisoire il y a, évolutions très rapides on constate. Il y avait quatre invités sur le plateau.




Daniela (celle qui avait couché avec Cristiano Ronaldo, qui est sortie au bout d'une semaine et qui a été ensuite cocufiée par Jonathan) n'a pas buté Sabrina à la sortie, apparemment. Elle sort un sinegueule sexy et écolo (??) et va ouvrir un pub au Luxembourg. Ah bon.





Kévin, celui qui était supposé être le neuneu de service (c'est dire le niveau) va participer à un concours de mannequin international de l'univers intersidéral. Il en veut encore à F.-X. d'avoir été une grosse vilaine qui parlait dans son dos dans le Lof... euh, la Maison des Secrets. Pour continuer à faire un peu parler de lui en plus de toute cette actualité brûlante, il sort avec Vanessô, même s'il n'a pas l'air d'assumer des masses ("oui, oui, c'est vrai, mais bon on n'a pas trop le temps de se voir, je me concentre plus sur ma carrière de mannequin"). Mais bon, pour maintenir leur standing V.I.P. en boîte de nuit jusqu'en décembre, ils vont bien réussir à se forcer encore un peu, non ?




F.-X. est apparu dans un clip, et il ressemble de plus en plus à Pocahontas. Il va sortir un sinegueule, lui aussi. On n'a pas eu de Star Ac' cette année, mais on aura quand même du sinegueule de qualité dans les bacs. Ah, et pis F.-X. va aussi représenter une marque de perruques pendant un an (WTF ???). Il ne vit plus avec Bruno (qui a donc été son coloc' pendant, quoi, trois semaines), en revanche.





Emilie est toujours mal maquillée mais elle a l'air moins vulgaire qu'avant. Elle va ouvrir une boutique de vêtements en ligne (quelqu'un a l'adresse ?) et représenter une marque de coiffure, aussi. Parce qu'elle était coiffeuse. Et elle est toujours en couple avec Léo la LDP de la saison.




Un extrait de l'émission de Samuel Etienne sur France 4 nous a aussi appris qu'Angie n'est plus en couple avec Romain, qui la trompait à tours de bras. Mince alors, après la demande en mariage en plein praïme, pourtant... Il aurait simulé, le mufle ???? Rhoooooo. Pauvre Angie, quelle déconvenue totalement renversante. Mais bon, il lui reste toujours son sinegueule, hein.






Voila voila. Tout ça, c'est ce qu'on a appris en plateau.




L'enquête de la rédaction (en vrai, un reportage de 3 minutes avec des photos de presse et trois extraits d'émissions dans lesquels les candidats essayent de faire la promo de leur non-actualité depuis la rentrée) nous a appris que :

- Cindy va lancer une marque de lait d'ânesse (?) et un nouveau livre de photos de charme;

- Elizabeth, la doyenne recherchée par Interpol, règle ses comptes avec les autres candidats dans un bouquin (que j'achèterai, bien sûr);

- Martin, celui qui était millionnaire et qui est resté une seule semaine, vend ses fringues sur E-Bay.



Eh beh, c'est du rêve américain niveau Madonna, minimum, tout ça, dis donc.




Les autres candidats, zéro nouvelles. Dommage. Ou pas, en fait, puisqu'on a oublié leurs noms.



Rien de bien inédit dans tout ça, au final : couples qui se font et se défont, érotisme trash à deux balles, déchéance rapide, anonymat quasi-retrouvé.





En deux mois.




Avis aux candidats à la célébrité qui tenteront bientôt d'intégrer le Loft en 2010 : essayez plutôt de coucher avec quelqu'un de déjà célèbre. Ou d'avoir des parents célèbres. Ou d'avoir du talent. Ou de vous demander si c'est si génial que ça d'être "célèbre".

26.11.09

Préhistoire

En 1984, si tu te faisais le brushing de Robert Smith, si tu t'entourais d'enfants au look Dickensien comme dans le clip Désenchantée de Mylèèèèèèène et si tu portais les mêmes sapes que Jermaine Jackson dans When the rain begins to fall...



Bah tu pouvais faire ça :








T'as pas envie d'être forever young et de t'exiler en Allemagne, après ça ?





Et pendant qu'on parle de (new) wave, j'y pense : j'ai envie de voir la mer.

24.11.09

Le 2, aussi grotesque que le 1

Bon, je suis allé voir Twilight 2 - Tentation (ou New Moon, si on veut se la jouer puriste) (mais bon, puriste de Stephenie Meyer, hein...).



J'avais trouvé le premier volet cucu, mon excuse étant que face à la médiatisation intensive et à la présence du film à l'affiche huit semaines après sa sortie, j'avais fini par céder et aller le voir, pour constater que c'était donc aussi niais que ça en avait l'air. Depuis, ce premier film a été considéré comme un immense succès de la mort qui tue sa race, adoubé par MTV et cultissimisé par à peu près tout ce que l'Occident compte de femelles de moins de 16 ans.








Bon, soit.




Mais c'est quand même très mauvais. Pourquoi je suis allé voir le deuxième, alors ?



Raison 1 : c'est une saga, donc l'histoire n'est pas finie, et j'ai envie de la finir.



Raison 2 : il y a un effort de construction d'une mythologie dans ces films, ce qui a généralement tendance à m'inspirer de la sympathie pour un film. Une alternative aux théories de Buffy sur les vampires ne pouvait que me dépoussiérer un peu mes références de gourdasse.


Raison 3 : Nan mais c'est quoi ces affiches de crypto-porno gay ???









Si on résume, j'étais quand même curieux de découvrir la suite de cette daube.



Alors le pitch, c'est que Bella (Kristen Stewart), la gourde molle et sans charisme qui a inexplicablement fait chavirer le cœur du gossbô vampire Edward Cullen (Robert Pattinson) (nu) dans le premier film, sort toujours avec lui. Mais bon, vivre avec un vampire c'est dangereux, donc il la quitte pour la protéger, comme Spiderman quand il voulait protéger Mary-Jane Watson. Alors la pauvre Bella entre en crise, puis en dépression. Traduction : elle essaye de le retenir mollement, puis elle le poursuit mollement pour essayer de le rattraper mollement, puis elle chiale mollement, et enfin elle déprime mollement en hurlant de temps en temps dans son oreiller pour être un minimum crédible en tant qu'ado désespérée de la laïfe. Ce faisant, elle écrit des mails (les lettres manuscrites, ça aurait peut-être été le cliché de trop) où elle écrit que "ton absence nourrit mon horizon" et que "c'est comme un immense vide dans ma poitrine"...




Limite elle aurait écrit que sa vie s'arrête comme une vague sur un océan de larmes, j'aurais pas été surpris...





Cette fille est molle, en résumé, je ne comprends pas trop en quoi elle fait une bonne héroïne de film. Je ne sais pas si je parle de l'actrice ou du personnage, mais vraiment, c'est frappant. Comme elle est présente dans tous les plans du film, on finit par vaguement croire à un semblant de charisme, mais bon, elle reste une niaise mollassonne avec des cernes sous les yeux qui n'arrive pas à oublier son keum et dont le désespoir est aussi profond qu'une soucoupe à café (ou que le Q.I de Kévin de Secret Story 3)...



A ce moment-là, on est à trois quarts d'heure de film, et on se demande comment on va tenir deux heures à ce rythme. Progressivement, dans un rapprochement digne des meilleurs épisodes de Dawson, Bella va tomber dans les bras de Jacob (Taylor Lautner), son pote amérindien qu'on avait aperçu dans le premier film et qui ressemblait à ça :



(Non, il n'a pas chanté un tube de l'été de TF1 en 1996)





La tension narrative vient du fait que, comme c'était très subtilement amorcé dans Twilight 1, Jacob n'aime pas trop le clan d'Edward (et les vampires en général) parce que, en tant qu'Amérindien (c'est pour ça, les cheveux), il vient d'une tribu présente sur ce territoire depuis des lustres, et que lui aussi il a un pouvoir surnaturel, du coup.



Les êtres surnaturels se bousculent dans l'Etat de Washington...




L'intrigue suit alors son cours naturel, sur fond de métaphore virginité / dépucelage (identification du public ?).




En vrai, il n'y a que trois baisers échangés dans le film, et aucun pour le pauvre Jacob qui, comme tout second choix de trio amoureux qui se respecte, finira par se la coller derrière l'oreille. Pas étonnant parce qu'il garde ses cheveux d'Apache pendant la moitié du film et que ça donne pas trop envie de l'embrasser, en fait. D'ailleurs, à sa première apparition dans le film, avec ses cheveux gras autour du visage, la salle était trop MDR lol trop golri.




Et pis dans la deuxième moitié du film il a les cheveux courts et il ne met plus tellement de T-shirt...





Alors ok, c'est du sous-Ricky Martin pour pisseuse, mais bon, quitte à choisir un camp entre Robert Pattinson et Taylor Lautner (nu) (la prochaine guerre des forums ados), Taylor le gossbô qui passe sa vie à moitié à poil sans trop de raisons n'est pas beaucoup plus ridicule que les scènes où Robert Pattinson, blanc comme un cul car maquillé au talc, marche au ralenti avec sa chemise au vent en faisant la gueule et avec toute l'assurance du mec intronisé sex-symbol en un seul film, comme dans une pub Calvin Klein.




Moralité : j'irai voir le 3.

RER, boulot, dodo...


... et sandwiches.



Je peux donc résumer mon existence actuelle en 4 mots. Si on ajoute la recherche d'emploi infructueuse, on détient les ingrédients d'une dépression parisienne.



C'est comme une dépression normale, sauf qu'on est supposé être content de faire partie des privilégiés qui vivent à Paris, là où il y a les boutiques de créateurs, le Marais, la culture, tout le fric et tous les boulots du monde.



Mon luc.



Plus le temps passe et plus je me demande ce que je fous ici, à jouer à la connasse provinciale montée à la grande ville pour assouvir fantasmes urbains et ambitions professionnelles creuses.



Plus le temps passe et plus je me dis "what's the point ?".



Plus le temps passe et moins je me sens concerné par ce que je vis.




Du coup, j'y consacre un peu plus de temps.



A ma vraie vie, j'entends.



J'essaye de reprendre le rythme du bloug, hein, mais c'est plus difficile que je ne l'imaginais, du coup.



Et pis Jungle Julia a toujours rien retouché ici, et le mystère de l'escalier est devenu le mystère du demi-escalier.




C'est la fin d'une ère, ou quoi ?




Photo : Ivan Puig

18.11.09

La Pop-Pouffe de novembre




Non, je ne l'ai pas oubliée, la Pop-Pouffe, mais j'attendais que les travaux soient finis en ces lieux...



Bon, en fin de compte, je crois qu'ils finiront jamais, les travaux. Tu sais que ça faisait bien deux mois que je n'arrivais pas à coller une image dans la bannière ? Blogger me bloque, je crie à la censure, ça ne se passera pas comme ça, je vais te pondre de la bannière au kilomètre, moi, je vais passer designer ouèbe et te défroquer la blogosphère entière avec mes bricolages... Ce blog va finir en nid à virus, ouais.



Donc, un jour prochain, les travaux seront finis, peut-être, et en attendant on fera comme si ce bloug avait une belle gueule, hein.



La Pop-Pouffe, donc, j'attendais la fin des travaux, mais aussi la sortie du clip, pour vous en parler. Ce que tu peux manquer de patience, vous autres, quand tu t'y mets, j'vous jure !



Donc, Rihanna. Bah ouais. Inévitable. J'étais frustré, faut dire. Depuis plus d'un an que cette magnifaïque rubrique existe, jamais (JAMAIS!) Rihanna n'avait eu les honneurs de la Pop-Pouffe du mois.


Et pourtant, bonjour le niveau !



Depuis son premier tube de 2005 où je la voyais comme une Samantha Mumba ou une Christina Milian ordinaire (du genre "je fais un tube harènebi puis je moisis toute ma carrière dans des featurings underground avec des rappeurs qui veulent mettre une bonnasse dans les lyrics pour faire genre que les filles l'aiment bien et qu'elles ne servent pas seulement d'accessoire huilé en bikini dans les clips"), en passant par son petit cover sur Soft Cell pour finir par un deuxième album surproduit dont elle a tiré à peu près tout le jus possible (dix sinegueules extraits, bordel, dix !), Rihanna est l'une des grosses révélations de la planète Pop-Pouffe des années 2000. C'est ainsi, épicétou.





Rihanna en 2005 : "Je suis lisse et sans intérêt. Jay-Z, aide-moi à écrabouiller les Pussycat Dolls, tu veux ?"



Alors quand elle a cessé d'exploiter l'album Good Girl Gone Bad il y a à peu près dix mois et qu'elle a promis un nouvel album pour le printemps 2009, je me suis dit que cette nénette était juste incapable de faire une pause dans sa course à la ritournelle matraquée...





Il y avait même eu un extrait qui avait filtré sur le ouèbe, cela semblait plié, 2009 serait encore une année avec du Rihanna balancé en permanence sur la bande FM et sur les robinets à clips.




Mais là, patatras, le keum de la caribéenne lui casse la gueule juste avant les Grammy Awards (et comme elle devait y chanter et qu'elle a donc annulé à la dernière minute, ça s'est vu) (les consciencieux et professionnels policiers qui ont balancé les photos de sa déposition n'ont pas aidé non plus) : Rihanna entre dans la rubrique faits divers, après plus de trois ans sans fausse note de ce côté-là.



La petite bombe, qui avait justement entamé un virage trash dans son look et ses clips, a alors besoin de décompresser, et elle disparaît des pipoleries et des chaînes de télé pendant un temps (certes, on continue à la voir dans la presse people vu qu'elle ne peut pas sortir acheter du Canard WC sans être suivie, la pauvre, mais bon, t'as compris, quoi : Rihanna depuis février 2009 = zéro actu musicale).



Paradoxalement, cette absence, la première vraie absence depuis 2005, pourrait lui être bénéfique, au final : le buzz autour de l'album est monté, les fans se sont inquiétés (on s'est même demandé si elle reviendrait ou si elle prendrait sa retraite comme Laure Manaudou) (nue), et Rihanna réussit à faire passer la sortie de son nouvel album pour un "come back" (alors que, bon, concrètement, si on compte la version Reloaded de Good Girl Gone Bad, on remonte à l'été 2008, faut se calmer deux minutes, hein).




ItaliqueLe barbelé, ça tient chaud, pensez-y pour égayer vos tenues cet hiver !





Alors moi, face à tout ça, je dis simplement welcome back, Rihanna. Ton sinegueule a le potentiel pour faire une bonne ballade dépressive façon Unfaithfull, l'esthétique trash est toujours un peu discutable niveau sincérité et crédibilité (en gros, tu me fais un peu penser à Satania et Démonio, tu vois) mais tu en joues bien, et tu continues de rayonner de cet étrange charisme de jouvencelle un peu timide et über sexuelle qui a fait ta renommée.





...




Mais pitié, arrête le massacre avec tes cheveux, bordel !!

17.11.09

Le mystère de l'escalier

Bon, là, j'avoue que j'ai honte :




1) douze jours d'absence du bloug (un record, non ?)


et



2) je viens de placer la Jungle Julia toute malade devant un écran à ramer pendant trois heures. Elle est rentrée chez elle, là, elle n'a plus d'yeux...




Résultat de tous ces sacrifices ?...









Bah j'ai plus de blougroll et y'a une bannière provisoire qui n'arrive même pas à s'intégrer à cause de Blogger, et on y a bien perdu une heure pour rien... Cela nous donne une espèce d'escalier entre la bannière et la colonne des articles, ce qui est très moche.





En conséquence de cela, mes enfants, Jungle Julia prend les commandes du bloug le temps de finir les travaux. A toi de lui coller la pression dans les commentaires, hein (et de lui dire merci, aussi, parce que moi tout seul ça suffit pas).




On va bien finir par le résoudre, le mystère de l'escalier !





Mais bon, je vais aussi recommencer à poster, hein.



Vinsh, toujours pas designer ouèbe.

4.11.09

Je suis en grève...



... et j'arrêterai seulement quand Jungle Julia aura cessé de faire des soupes au potiron et des gâteaux à la carotte (n'importe quoi, elle).


Ou quand j'aurai trouvé un boulot.


Ou les deux.


On n'est pas rendus, en somme.







En attendant, et comme j'ai pris la bonne habitude de répondre aux commentaires, tu peux m'en laisser plein, d'insultes, de supplications, de menaces de suicide ou simplement de compliments pour me dire que tu me trouves formidable (comme tu sais que j'aime bien) (et d'ailleurs, tu as bien raison).