29.7.09

Mon incroyable fiancé même pas gay

















Ma vie est très compliquée, en ce moment, tu sais ?




Déjà, je dors très peu la nuit. C’est que je suis pas seul dans le clic-clac de mamie qui me sert de lit, et que le GG, il prend de la place et du temps. Genre ça fait une semaine que j’ai pas réussi à m’endormir avant deux heures du mat’, il était temps qu’il reparte en Germanie, le GG ! Deux jours de plus et je faisais une syncope au bureau. Déjà que je commençais à entendre du Enrico Macias…





(Ah, on me fait signe qu'il y a vraiment du Enrico Macias qui passe au boulot) (note pour plus tard : prendre des vacances)



Ensuite, je deviens parano de la grippe cochonne. Mais bon, je veux faire paniquer personne, hein. On va juste tous mourir même si on a moins de 65 ans, comme en Angleterre où Londres ressemble déjà à 28 jours plus tard.





Non ?





Ah non.




Bon, et donc quoi de neuf ?






Tu me connais : rien. C’est la ligne éditoriale de ma vie, et donc celle de ce bloug. Donc je vais te parler de vide intersidéral, ou à peu près : de télé.







Mon incroyable fiancé 2, la suite (ou plutôt le remake) en version gay (mais en fait non) d’un programme de pseudo télé-réalité qui avait fait les beaux soirs audimatesques de la Une il y a quatre ans.




Je sais pas si tu te souviens (parce que moi, bof), mais ça parlait d’Adeline, une blondasse qui croyait qu’elle allait être la nouvelle bachelorette. Mais au dernier moment la prod’, qui venait de lui exhiber une brochette de bellâtres en costards sous ses yeux de merlan frit, lui a expliqué la vérité : elle allait devoir, moyennant une rondelette somme de sous, faire croire à toute sa famille et tous ses potes qu’elle allait épouser, douze jours plus tard, le gros Laurent Ournac. Lequel était lui aussi supposé faire croire à sa famille et ses amis qu’il allait épouser la cruchotte Adeline, contre plein de sous également.





Là où le piège était diabolique (hin hin), c’est qu’en fait le gros Laurent était comédien et pas du tout candidat au joli chèque. Il avait donc surtout pour mission, avec sa fausse famille de tarés (wouahou, une fausse petite sœur gothique relou, ils sont trop barrés-gueudin sur la Une !), de pourrir la laïfe de cette dinde d’Adeline pendant douze jours, et de lui donner les pire difficultés à faire avaler la pilule à ses parents.





J’avoue, je regardais pas trop trop cet incroyable fiancé obèse, à l’époque (je ne sais pas pourquoi) (mais ça n’a rien d’une posture puriste de ma part, tu me connais), mais globalement j’avais remarqué que la version US qui l’avait précédé semblait plus trash, que la démarche était moyennement crédible, et que les réactions négatives de la famille et des proches de la donzelle devaient plus au physique disgracieux du grassouillet Laurent Ournac qu’à ses manières peu subtiles. Traite-moi de parano si tu veux, je suis sûr que si Adeline avait essayé de leur faire gober un fiancé over-beauf mais bien foutu, ils n’auraient pas moufté.





Et donc, le but pour Adeline, c’était d’aller jusqu’au mariage avec son gros balourd, en moins de deux semaines, sans que personne dans l’assistance ne s’y oppose au moment du traditionnel "S’il y a une personne présente ici qui s’oppose à ce mariage, gna gna gna, il ou elle est relou parce qu’il va falloir remballer les petits fours, mais bon, qu’il parle quand même".






C’était d’une profondeur vertigineuse, comme concept, en résumé.





Et donc, la version 2, c’est un peu pareil, sauf qu’Adeline est devenue Christopher, et que Laurent Ournac est devenu Emeric le relou. Les deux doivent faire croire à leurs amis et familles qu’ils sont devenus homos et qu’ils vont se marier dans deux semaines, et comme Adeline, Christopher est le dindon de la farce qui va morfler à faire accepter sa fausse pédéittude à sa famille à cause de ce boulet de Emeric qui joue la comédie du vrai hétéro traumatisé de devoir passer pour un homo.





J’ai un peu regardé ça hier soir (mais pas trop, parce que le GG pense que j’ai un QI de moule), et finalement je n’ai pas été si horrifié que ça. Juste deux ou trois choses à relever, quand même.





Déjà, la narration façon "Île de la tentation" (multiples résumés avant/après la pub sur ce qui s’est passé avant/ce qui va se passer après, voix off qui commente tout pour meubler à la bouche, interviews du candidat qui explique et analyse des situations pourtant parfaitement claires à l’écran… bref, le truc chiant) est un concept bizarrement surexploité dans les programmes de pseudo-télé-réalité de deuxième partie de soirée (ceux qui sont pas en direct, où on vote pas, et où on trouve invariablement une vague dimension immorale qui permet à chacun de cracher dessus en toute bonne conscience). Je trouve ça dommage, car le cynisme et le sens du commentaire acerbe du téléspectateur moyen en caleçon devant sa télé s’exprimeraient bien mieux avec un peu plus de calme.





Ensuite, le héros Christopher, dans son genre gym queen bodybuildée, est assez gay-friendly, ce qui finalement est assez rassurant (le programme aurait pu prendre une tournure bien plus nauséabonde avec un blaireau homophobe au dernier degré) (qui aurait de toute façon refusé de participer à la mascarade), mais aussi un peu facile : il sait qu’il a face à lui un type aussi hétéro que lui, ce qui le dédouane de tout soupçon de malaise par rapport à la situation qu’il vit (en gros, il n’est pas mal à l’aise à l’idée de jouer les pédés, il l’est parce qu’on l’a mis avec un boulet hétéro… qu’en aurait-il été si on l’avait mis avec un boulet ouvertement homo ?). Mais de toute façon, il s’est montré assez à l’aise dans des situations pas très hétéro pour qu’on l’innocente.





J’ajoute, pour mes stats, que l’émission est (mal) animée par Céline Catalaa (ça fait beaucoup de A), que je ne connaissais pas, et qui succèdera peut-être à la très sollicitée Céline Géraud (nue) dans mes requêtes Go*gle de pervers, peut-être avec Céline Catalaa nue, ou Céline Catalaa string (vas-y, envole-toi, petit tag pervers !). Je relève par ailleurs (hors sujet) que Stéphane Bouillaud, prédécesseur de Céline Géraud à la présentation de feu l’Île de la Tentation, n’a jamais eu de succès avec "Stéphane Bouillaud nu". Les internautes sont bien mystérieux.





Mais ça nous éloigne du vif du sujet (et quel sujet, hein, trouve donc d’autres blougueurs qui te noircissent trois pages Word avec Christopher et Céline Catalaa) : Christopher le barman breton est un peu beauf mais vraiment pas homophobe, même si le programme est somme toute assez conciliant avec lui en termes de situations "déviantes".




Enfin, le recyclage de deux ex de l’émission Queer, qui représentent la caution crédibilité/consulting dans cette épineuse affaire (être pédé, ça s’apprend) (ah bon) (par exemple en s’intéressant à Dali) (ouais) (et en aimant la mode et les fringues extravagantes, aussi), ne me semble pas forcément bien exploité, si ce n’est pour souligner que les deux hétéros ne seront pas des homos convaincants sans une soirée "drag queen" à leur actif ou un stylisme impeccable dans leur garde-robe. Ah. Soit. En gros, il faut vivre des trucs caricaturaux pour être dans le mood pédé, donc.





Dommage, on aurait presque de la sympathie pour la démarche si elle ne véhiculait pas un côté un peu obscène, genre "vendons à la ménagère de province les clichés qu’elle a envie de voir, ça fera rire" : je crois en la nécessité d’assumer les différences visibles de la communauté LGBT, pas dans la nécessité de les montrer dans ce genre de programme dans le seul but de faire marrer grassement le chaland. Il y a bien eu dix secondes de militantisme pour rappeler que les ados pédés se suicident beaucoup plus que la moyenne et que dans certains pays, "l’homosexualité c’est la peine CAPITALE (tadam)", mais bon, ça reste moyen.




La semaine prochaine, Christopher le bodybuildé fera son faux coming out auprès de ses parents, qui seront incrédules et/ou effondrés. On ne sait pas encore s’il chialera parce que mentir c’est mal, ou parce qu’il se rend compte de la torture mentale que s’inflige un jeune homo avant de s’affirmer auprès de ses proches…




Peut-être qu’on ne regardera même pas, d’ailleurs.

27.7.09

Old Sluts : Dr Tracy Clark (1998-1999)




Ce n’est jamais bon de rester figé dans le rétro, de regarder le passé dans le blanc de l'œil. Paraît-il. Il faut avancer, dans la vie, regarder vers l’avenir, toussa.



Mouais, j’ai rien contre le principe même si je le trouve un peu hollywoodien dans sa formulation, mais bon, je fais pas dans la prospective à plein temps, moi, je suis une quiche culturelle.





Kézaco ce coup de gueule métaphysique ?






Bon, je vais pas te le cacher, je suis un peu dans les choux en ce moment. C’est un peu comme si ma belle-fille mettait du mercure à mon insu dans mes parts de quatre-quart pour pouvoir s’envoyer mon ex-mari : je suis dans un état de déliquescence de cerveau que même pas tu constate pire chez les lofteurs de Secret Story. Je sais pas ce que j’ai, juste la sensation que mon crâne va exploser sur mon clavier si je ne bouge pas de là, là tout de suite.





Comment, what, qu’ouïs-je ? Aller consulter un cerveaulogue ? … Nan, t’inquiète, je vais bien, je psycho-somatise juste ma frustration de ne pas aller en wacances alors que tout le monde se barre à petit feu de ma bouate depuis deux semaines. Je suis un peu dég’, parce que figure-toi que j’avais complètement oublié ce que signifiait le mot wacances. Alors je suis allé vérfier sur Wikipédiu, et c’est vrai que ça a l’air chouette.





Mais bon, faut choisir, hein : on est stagiaire pendant un demi-siècle pour décrocher un potentiel cédédé et manger de la viande, ou on prend trois ans de wacances en Chômagie avec haut potentiel dépression à la clé. Bon, bah moi, les wacances, finalement je trouve ça très petit bourgeois, comme idée. Enfin, la partie gauche de mon cerveau, celle où y’a la logique et tout ça, elle trouve ça petit bourgeois et elle se réjouit de bientôt acheter du gruyère râpé pour manger avec les nouilles. Parce que la partie droite, elle, elle perçoit surtout les mauvaises ondes et les chakras fermés que j’émets en continu dans mon open space, tu vois ?





Nan, tu vois pas…





Ça fait combien de lignes que t’as arrêté de lire, honnêtement ?






T’es un peu naze comme psy, tu sais. Je crois que je vais retourner voir le Dr Tracy.











Koiça Dr Tracy ??






Tu te souviens pas d’elle ?









Nan mais attends, t’étais où, en 1998 ? Et ne me réponds pas que t’étais fan de Zidane, hein, y’a pas marqué footeux.





Bon, bah le Dr Tracy Clark, en 1998, c’était la psy d’Ally McBeal, l’avocate anorexique qui courait après Billy son ex marié (qui allait mourir de toute façon) (l’était trop mou). Et malheureusement, pour la postérité, c’est un peu tout ce que je retiens de marrant de la série. A part Ling Woo, bien sûr. Parce qu’elle était la psy complètement barrée qui remettait la rachitique Calista Flockhart (nue) devant ses contradictions et ses caprices de gamine romantique, et que souvent c’était bien marrant de la voir sortir ses gadgets en pleine séance d’introspection (de la corne de brume au bruiteur de rires de sitcom). Quand elle a quitté la série (elle a bien fait, au final, puisque le bateau a rapidement pris l’eau par la suite), Tracey Ullman m’a manqué, je dois bien l’avouer.






Tout ça pour dire quoi ? Bah que Tracey Ullman, dans mon marasme cérébral estival, vient inaugurer une nouvelle rubrique sur ce bloug ("chouette alors") !






Tu es heureux, hein ? ("oh oui")





Et donc, kesskecé ? Bah ce sera une rubrique consacrée aux vieilles gloires, aux stars éphémères, aux chansons d’un jour, aux héros de films un peu oubliés (ou pas),… bref, à toutes les vieilleries qui ont contribué, de près ou de loin, à la construction du petit panthéon bordélique et putassier qui me sert de culture. J’aurais pu l’appeler "Dans le rétro" ou "Gloires passées", mais je m’inspire ouvertement d’une des rubriques de ce bloug et décide donc arbitrairement de l’intituler Old Sluts (je serais bien en peine de te traduire slut de manière littérale, mais on n’a qu’à dire que ce sera une sorte de bestiaire de vieilleries pour traînées de la pop culture) (en tout bien tout honneur) (et ça n’empêche pas le respect, je te rappelle qu’on parle de MES références culturelles, là).






Promis, ça ne sera pas du quotidien non plus, mais ça va te vendre du rêve, ce truc. Ce bloug ne sera plus jamais le même.






Ou alors, demain, j’aurai tout oublié.

24.7.09

Vous voulez pas un whisky, d'abord ?


C’est déjà vendredi ? Ah oui.




Bon, c’est pas pour dire, mais la blogosphère roupille ferme, ces derniers jours. Même pas une micro-polémique stérile à se mettre sous la dent, ou un mort un peu funky pour soulever les foules virtuelles et susciter des articles scandaleux / scandalisés. Et je peux pas non plus parler de chanteuses botoxées à chaque fois, on va finir par me taxer de misogynie, avec ces conneries.




Bon, et donc, c’est quoi mon excuse pour avoir glandé du bloug cette semaine, hein ? Bah y’en a pas, tu penses : je bosse mais je pourrais blouguer en douce (comme d’hab’), j’ai le GG qui séjourne dans mon clapier mais je pourrais l’expédier dans la salle de bain pour m’installer avec mon ordi dans les 2 mètres carrés d’espace libre qui restent… Ouais, ouais, ça va, j’ai l’habitude des reproches. "Tu postes pas régulièrement, c’est chiant", "J’arrive pas à suivre ton rythme de publication, y’en a pas", "En fait tu t’en fous, d’avoir des lecteurs accros à ta prose qui se font les veines quand tu écris rien de la semaine ?".




Tss, tss. Vous êtes drôlement exigeants, tu trouves pas ?




Mais la vérité, la voila : je suis absent par mimétisme communautaire. Influençable par des blougs, je suis une vraie merde, en fait. Mais les faits sont là : cette semaine, essayer de lire un truc marrant ET nouveau par jour sur notre blougosphère francophone (enfin, sur la micro-partie de blougosphère francophone que je lis, quoi), c’est un peu comme essayer de composer le tracklisting du best of des Spin Doctors (ou, pire, des Stupeflip) : ça sert à rien, la matière manque.





Du coup, je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout inspiré. Ce qui me fait penser que la blougosphère est un phénomène auto-entretenu, en fin de compte. Si la bonne humeur et l’hyperactivité n’y règnent pas, avec foisonnement de billets ô combien spirituels et profonds (comme une soucoupe à café) sur le dernier film de Michael Youn ou les derniers potins de Secret Story 3 (l’émission sur laquelle il n’y a rien à dire, à part qu’ils se mettent sur la gueule histoire d’occuper leurs journées et créer des rebondissements pour leurs stratégies) (parce qu’ils sont "très stratagèmes"), et bah on n’a soi-même pas trop envie de déclencher une tornade blanche tout seul dans son coin.




Tu me comprends ? Nan, hein. Bah déjà, regarde la tronche de ma blougroll. Ensuite, imagine celle de mon Netvaïbes (la tronche, pas la blougroll). Enfin, visualise mes journées, moi qui suis un peu à la blogosphère ce que Grâce de Capitani est aux soirées jet-set à Saint-Trop' (hantant tous les buffets froids, elle sert tellement à rien qu’on pourrait la jeter, mais bon, au moins ça fait toujours une personne en plus)…




Tu vois l’ampleur du désastre ? La vérité, je suis au bord du suicide neuronal, là. J’erre comme une âme en peine et les blougueurs sont soit en wacances, soit en mode off.




Moi je dis REVENEZ, les gens !





Sinon, je perds l’inspiration, et ça a l’air de vachement préoccuper le lectorat, qui hurle au désespoir et confierait limite ses économies à Bernard Madoff pour m’envoyer des sbires intimidants, claquant son PEL comme un malheureux milliard de la Société Générale, simplement pour l’infime espoir de me voir renaître de mes cendres inspirationnelles. Ne te donne pas ce mal, lectorat, je n'en vaux pas autant. C'est les régies pub qui le disent.








C’est n’importe quoi, ce post, non ?





Oui, un peu. Ma cervelle est fatiguée.





Car rassure-toi, gens : pour avoir des choses à te dire, je me lance dans une politique expansionniste de consommation d’alcool. Avec un peu de bol, d’ici quelques jours, je reviendrai, déjanté et débauché, te raconter des trucs sous acide, et tu rigouleras vachement.




Patience, donc.





Et si tu es lecteur et blougueur à la fois, et bien j’ai envie de te dire de BLOUGUER (bordel à queue).

20.7.09

I don't get wet




23h10. Wilhelmina Slater vient de claquer une porte de taxi sur les doigts de la pauvre Betty White. Evidemment, elle ignorait que c'était Betty White ("Je ne suis pas un monstre, je croyais que c'était juste une petite vieille sous la pluie"). Une heure après, une "grande folle" a déjà mixé la vidéo amateur en version techno... et ça existe pour de vrai.





C'est un peu, de la part de la prod' d'Ugly Betty, dans la même lignée que TedMosbyIsAJerk.com par la prod' de How I Met Your Mother. Je dois être complètement stupide, mais ça me fait rire.









En tout cas, Wilhelmina Slater is DEFINITELY my absolute hero.

17.7.09

La Pop-Pouffe de juillet











Elle est fraîche, la Pop-Pouffe, elle est fraîche !











Non ?




Ah non.





Bon, c’est vrai qu’elle n’a plus vingt ans, la Meuwahia. Mais en même temps, c’est justement dans ce détail temporel que se situe l’essence de sa pouffitude. Parce que Mariah Carey, quand elle avait vingt ans, ça donnait ça :










Gros potentiel frisouille, coiffure façon Céline Dion en 1987, œil de biche prise devant les phares d’une bagnole, sourcils Ugly Betty. Et un répertoire musical mièvre à pleurer, entre Vision of Love et la reprise sirupeuse du I’ll be there des Jackson Five (encore eux). Attention, je ne crache pas sur les premières années de carrière de Meuwahia, hein, moi aussi j’ai fait mes premiers slows en boum sur Hero. Mais bon, au début des 90’s, c’était facile pour personne niveau look, et pour le reste (fringuing, personnage public, musique, etc.), elle était pas trop pouffe de l’attitioude, la gamine.






Et pis Meuwahia a commencé à s’émanciper de son mentor de mari, Tommy Mottola, président de S*ny Music Entertainment (son René Angelil à elle), a demandé le divorce en 1997 et a sorti Butterfly, l’alboum de la maturité, le tournant pouffe de sa carrière.







Et elle s’est même épilé les sourcils.






Et elle a commencé à évoluer, niveau fringuing, vers un stylisme plus léger. Car elle avait capté, la maline, que son potentiel "bomba latina", elle l’avait grillé avec sa coiffure de dessous de bras du début des 90’s. C’est vrai que ça lui donnait un petit côté Cendrillon portoricaine qui allait conquérir le monde par sa seule voix. Mais c’était visuellement plus proche d’Yvette Horner que de Rihanna, quoi.








Donc, pour être bomba mais pas trop latina frisouilla, Meuwahia s’est mise à nous vendre un autre atout : ses nichons. En 1999, pour l’alboum Rainbow, on ne voyait déjà plus que ça.








Et pis il y a eu le four du film et de l’alboum Glitter en 2001 (j'ai vu et j'ai acheté, tu peux me jeter des pierres), la dépression, le yo-yo niveau poids…






Bonjour les cuissots et le double menton. C'est là aussi que les manip' Photosh*p sur les couvertures d'albums sont devenues moins discrètes.







Bref, mine de rien, elle nous a fait le nervous breakdown de la Brit-Brit Spears avant l’heure. Et dans ces instants d’égarements, apparemment, elle s’est tapée Eminem (quelle drôle d’idée), à qui ce nouveau clip très distingué semble s’adresser. En vrai, c’est surtout un bon moyen de faire parler de ce sinegueule franchement très moyen. Obsessed, donc, annonce le nouvel album de Mariah, au titre qui se la pète (comme la plupart de ses albums aux titres mi-mégalos mi-cucus) : Memoirs of an imperfect angel. Bon, je vais pas l’acheter parce que j’ai un peu arrêté d’acheter du Meuwahia depuis qu’elle ne fait que du R’n’B mainstream sans grande valeur ajoutée par rapport à la concurrence. Au regard de la mégastar seule au sommet qu'elle a été, je trouve que faire du sous-Jennifer Lopez version greluche en fleur, c'est moche.






Mais je n’oublie pas non plus qu’elle fût une des premières icones pop de ma jeunesse boutonneuse, la plus grosse vendeuse de disques du vingtième siècle, et une des plus grandes voix de la pop moderne. J’attends juste de voir si le come back de Whitney Houston va la stimuler et relancer l’intérêt de ce qu’elle propose.






...





Bon, et pis sinon, suite à vos votes du mois dernier et comme vous n'avez pas vraiment réussità départager nos douze candidates à haut potentiel, je déclare arbitrairement que Britnouille est la Pop-Pouffe de l'année 2008-2009 pour Womanizer et pour ne pas s'être rasé le crâne cette année. Voila.



C'est tout, pour le moment.

16.7.09

Ich bin eine saucisse de Francfort



Salut les Moldus !



Alors, t'es allé voir Harry Potter 47 ou bien ? Moi, je suis masse blase, je n'aurais sûrement pas le loisir d'y aller avant facilement deux semaines, j'ai juste une vie sociale trop overbookée de l'agenda, tu comprends ?





Bon, c'est pas tout ça, mais faut qu'on cause cinéma d'auteur, ici, ça fait un peu longtemps, et c'est pas avec un Harry Potter que j'ai même pas vu que je vais te pondre du billet au kilomètre. De toute façon j'ai pas encore lu le bouquin.






Ce qui est bien, avec l'Allemagne (entre mille autres choses), c'est qu'il y a plein de films qui sortent chez eux avant la France. J'ai déjà eu l'occasion d'y voir plusieurs films avant leur sortie chez nous. Comme quoi, sortir avec un germanique, ça ne signifie pas uniquement prendre cinq kilos en un ouikène pour cause de patates/bratwurst à tous les repas chez les beaux-parents. Cela permet aussi de se faire des cinoches avec sous-titres allemands, un bonheur que tu m'envies, j'en suis certain.





Et donc, bicoz of la formidable avance culturelle dont bénéficient nos amis teutons grâce à leurs plus rapides doubleurs, j'ai pu voir ce 14 juillet le déjà polémique Brüno, de Larry Charles avec Sacha Baron Cohen.





Polémique parce que les assos gay craignent que le second degré du film ne soit pas perçu, et donne donc des arguments aux homophobes. Polémique parce qu'il va toujours plus loin dans le mauvais goût (au moins autant que Borat) et que sa réputation le précède. Polémique parce qu'il a fallu, en catastrophe, couper au montage une scène avec LaToya Jackson, grande sœur de...





En résumé, typiquement le genre de film qu'on n'est pas sûr du tout d'aimer, mais qu'on va voir quand même parce que 1) on meurt de curiosité de voir quelles horreurs visuelles vont nous être proposées, et 2) on meurt de curiosité de savoir si, effectivement, on va détester.





Alors Brüno, ça parle de quoi ? Je vais pas tout te mâchouiller, non plus, ça fait des mois que le buzz monte, avec des scènes du films qui se retrouvent sur le ouèbe et tout (en gros, comme de nombreuses scènes sont tournées comme un documentaire et constituent au final des happenings - genre aux défilés de Milan -, des images non filmées par l'équipe du film circulent) (ce qui est toujours bon pour le buzz) (ou pas) (mais là n'est pas le débat) (mais en l'occurrence, là, oui, c'était bon pour le buzz) (bref) ! Mais quand même, je recontextualise : Brüno, c'est un journaliste autrichien spécialisé dans la facheune, animateur vedette d'une émission over influente (la plus influente de langue allemande) (en dehors de l'Allemagne). Il est homosessouel, aussi, et ce n'est pas du tout un détail.






Suite à un malheureux concours de circonstances, il se fait blacklister partout dans les soirées haïpe en Autriche (le bad) et virer de son boulot. Du coup, il part aux Etats-Unis, comme Borat avant lui, non pas pour y conquérir Pamela Anderson, mais pour y devenir "la plus grande superstar autrichienne depuis Hitler" (sic).







Bon, l'intrigue est minimaliste et ne sert en définitive pas à grand'chose, si ce n'est à donner un prétexte à Sacha Baron Cohen pour aller à la rencontre de célébrités (Paula Abdul, Ron Paul, etc.) et d'anonymes américains, et leur en mettre plein la vue, dans des situations généralement assez extrêmes, d'un mauvais goût assez affligeant à la limite du gênant (pareil que Borat, quoi) (mais différent quand même).





Et c'est bien ça qui est drôle. Regarder Brüno et le conspuer pour son mauvais goût, son intrigue minable et ses provocations inutiles, c'est ne pas comprendre le sens du film.







Car, comme le dit Maïa, dont j'ai découvert le post sur le sujet via Matoo, c'est justement dans ses provocations et ses insanités que le film nous met face, non seulement à notre humour, mais aussi à notre tolérance. Comme elle l'écrit : "Ce n’est pas lui qui va trop loin : jouer les benêts en pantalons de vinyle ne tue personne, et dans le film, on voit des individus prêts à tuer un gay."





Et c'est vrai qu'en sortant de là, avec le GG, on était assez partagés concernant ce qu'on avait ressenti au cours du film (on n'a bizarrement pas rigolé aux mêmes moments), mais on est tombés d'accord sur un point : au final, ce n'est pas mal du tout. Même si tout n'y est pas hyper drôle, et même si rien n'y est fin ni subtil (le pénis qui parle, une merveille visuelle).





Car comme dans Borat, le personnage de Brüno réussit, par sa caricature extrême et sa naïveté affichée, à faire dire aux gens certains fonds peu reluisants de leur pensée, voire à les faire se contredire au cours d'un même entretien, et ça, je sais pas pour toi, mais moi je trouve que c'est quand même assez réjouissant à voir.






Et si les tabous sexuels sont abondamment (et très visuellement) abordés, il soulève aussi des questions sur notre jolie et proprette société post-moderne et sur ses valeurs : la célébrité comme objectif de vie, l'incursion des people (avec plus ou moins de pertinence et de bon goût) dans l'humanitaire (le passage sur le Darfour est éloquent), la foi religieuse, le mariage, l'adoption, la solitude, le racisme, le communautarisme, le libertinage et sa haute tolérance en matière de mœurs... Tout cela à travers, il est vrai, beaucoup de démonstrations d'homophobie (vu le personnage central, on comprendra que ce soit le thème principal et le fil conducteur, hein). Au-delà de sa quête de célébrité, ce que ne parvient pas à faire Brüno, c'est bien se faire accepter, ses excès en tout genre (déclarations racistes, projets bidons, tentatives d'hétérosexualisation) étant surtout stigmatisés parce que leur auteur est une grande folle aux mœurs visiblement pas très WASP.






Bref, pour moi, c'est un film à voir, parce qu'il te fera nécessairement parler et que ce sera toujours bien de pouvoir l'encenser ou cracher dessus en soirée mondaine à La Baule en août. Et aussi parce que c'est un film au final aussi politique que potache (le potache me semble politique par nature, de toute façon). Et enfin parce que, toi aussi, après l'avoir vu, tu auras du mal à imaginer quelles pourront bien être les nouvelles limites du mauvais goût au cinéma (pour Sacha Baron Cohen ou en règle générale), après ça...



Ce qui représente un questionnement philosophique assez vertigineux, en somme.

15.7.09

Les enfants sont formidables


Ouais, ouais, ça va, ta goule, Jacques...







Salut, c'est Schnappi !





C'est dur, le lundi matin, non ? Même quand ça a lieu le mercredi matin, vu qu'en plus on s'était bien habitué à l'idée de ne rien glander de la semaine.






C'est pas pour me plaindre (pas mon genre, tu le sais bien), mais les matins à Paris c'est quand même pas aussi cool que les matins dans la Forêt Noire (par contre les nuits sont mieux, parce que là-bas si jamais tu flippes en pensant que Francis Heaulme se ballade dans ton quartier la nuit, bah en fait t'as pas vraiment trop de voisins, t'as plutôt des arbres) (il faut vraiment que j'arrête de regarder Faîtes entrer l'accusé, j'ai toujours 10 ans d'âge mental, niveau flippe). Surtout quand on a mal dormi.







Il faut dire que Paris après quatre jours de campagne allemande, c'est un peu violent. Déjà, le métrokipu, il pue vraiment, en fait, et pis il est crade. Et les feux d'artifices ça fait du bruit. Z'êtes relou avec la fête à Jauni A L'idée, vous autres. Arrivé hier au soir vers 23h, je n'ai pas réalisé tout de suite qu'il y avait tant de bruit autour de moi, vu que j'avais mon iPud vissé sur l'oreille droite. Ce n'est qu'après avoir posé ma valise sur la moquette en marbre de l'entrée et ouvert la fenêtre pour aérer après mon absence que j'ai vu que le ciel était tout dégueu' de fumée, vaguement éclairé par des flashes colorés et bruyant comme un soir de tempête.






A ce moment là, je me suis promis d'arrêter de me nettoyer les bouchons de cérumen, histoire de devenir vraiment sourd, car mon voyage retour avait été éprouvant pour mes tympans...









Tu l'as peut-être remarqué, je ne suis pas un grand fan des enfants.






En vrai, je suis simplement rationnel, et même si mon opinion est très impopulaire auprès de la gent féminine, les faits sont là : un mioche, ça prend de la place, ça consomme un fric fou, et ça ne présente même pas l'intérêt d'être capable d'entretenir une conversation intéressante, vu que c'est complètement idiot (enfin, pas encore fini dans sa tête, quoi). En plus, ça fait du bruit. Et ça, c'est vraiment insupportable. Parce que s'il y a bien un truc qui m'énerve, c'est un moutard qui chiale dans un lieu public. A fortiori quand il s'agit d'un train dans lequel j'essaye de me concentrer pour lire/pioncer. C'est comme ça, et pis c'est tout : quand un couple de parents blasés n'arrive pas à tenir son insupportable progéniture qui se balance des légos à la gueule en chouinant, je fais partie des gros cons qui leur lancent des regards mauvais (j'ai surpris un jour un de ces regards dans le reflet d'une vitre : je suis vraiment pas quelqu'un de sympa, en fait) et qui n'en éprouvent aucun remord par la suite.







Parce que tu sais quoi ? Les enfants ont beau ne pas être totalement finis de la cervelle, ils ont pleinement conscience de leur mignonnitude et de la tolérance exagérée dont le monde entier, par bien-pensance, fait preuve à leur égard. Pour un gamin neurasthénique et silencieux (le bonheur), cinq autres ont compris la mécanique : je suis mignon, je suis timide au début, puis dès que l'adulte s'est un peu décrispé, je me lâche et je lui tire les cheveux, je lui réclame tout ce que je vois, je tape ma tablette avec un légo pendant huit minutes d'affilée pour tester sa patience... et de toute façon il ne peut rien me dire, sinon mon pôpa lui marave sa gueule.






Les parents font preuve de la même légèreté, semblant te défier du regard lorsqu'ils croisent le tien au moment où leur petit dernier leur envoie un petit beurre sur le nez. "T'as un problème, toi ?". Ouais, mec, j'ai un problème, ton gremlins fait trop de bruit, il importune tout le wagon et il a même pas l'excuse d'être mignon comme Gizmo.










Je trouve en définitive qu'imposer à tout un wagon les conséquences d'une capote trouée, c'est très peu urbain, laisse-moi te le dire. D'ailleurs, quand je serai maître du monde, je mettrai en place des mesures sévères :





1) Pas de mioches dans les lieux publics : il y a la maison de leurs parents pour ça, ils peuvent s'y ébattre en liberté et regarder la télé en foutant la paix au reste du monde, et pour leur socialisation il y a l'école. Présence acceptable dans un bus ou un supermarché à partir de neuf ans (et encore). Si vraiment tu tiens à te faire chier à t'occuper d'autre chose que de toi-même quand tu n'es pas au boulot parce que tu as une once d'humanité, je crois qu'ils vendent encore des Tamagotchis.





2) Je décrète, après mon voyage d'hier soir, que des parents, même blasés et donc conscients de l'enfer dans lequel ils ont plongé leur existence en procréant, livrant au monde des gremlins hurleurs, seront condamnés, s'ils sont incapables d'empêcher un gamin de chialer pendant 3 HEURES d'AFFILEE (lequel ne s'endort d'épuisement que dix minutes avant l'arrivée du train), à confier leurs moutards à Madonna ou aux Brangelina, qui de toute façon ne sont plus à ça près (il y a quelques semaines, j'aurais ajouté Michael Jackson à la liste, mais ça marche plus)...





3) J'ajouterai une nouvelle ligne à cocher sur Voyages Hassan Séhef Point Com, en plus de "Voyage personnel ou d'affaire" et "Carte de fidélité ou plein pot dans ta face". Ce sera la ligne "J'ai fauté en procréant il y a moins de dix ans, et comme je suis suffisamment misanthrope pour réaliser que les autres voyageurs n'y sont pour rien et qu'ils ne sont pas forcément capables comme moi de lire un Patricia Cornwell à côté d'une bataille de légos qui fait rage, je consens à ce que moi, ma progéniture et les autres parents dans le même cas que moi soyons tous parqués dans le même wagon maudit, afin de rendre le voyage de tous plus agréable (sauf le mien mais en même temps, c'est moi qui ai merdé, alors je sacrifie mes oreilles pour le bien de la communauté)". Evidemment, liberté est laissée à Hassan Séhef de formuler ça autrement, parce que ça fait un peu long comme ligne à cocher.





Tout ça pour dire quoi, au final ?



Bah rien. Si ce n'est que grâce aux joies des voyages familiaux (c'est vrai qu'on est en juillet, tiens, temps des grandes wacances, et tout, j'avais presque oublié), j'en suis presque venu à regretter la Forêt Noire et sa moyenne d'âge de 65 balais.



Mais bon, je suis rentré quand même, y'a pas moyen de faire du chopingue, là bas.

10.7.09

Un an de deuil

Justifier




C'est marrant, ça, je me rends compte qu'il y a un an tout pile aujourd'hui, je lâchais un bloug sur lequel je m'étais pourtant beaucoup amusé, mais qui avait un peu semé ses contributeurs en route et probablement un peu de sa raison d'être, du même coup. Alors je m'étais assez péniblement décidé à tout abandonner sur ce petit espace, désormais en friche, pour créer ces lieux quelques jours plus tard, vu qu'apparemment j'étais le seul de mon petit groupe de potes à avoir vraiment chopé le virus du blougging.



Je chante "Happy birthday la démission", en somme.





Toi, tu constatais donc il y a un an tout pile, avec détresse et menaces de suicide à la clé, qu'un sioupeur bloug mourait, fauché dans la force de l'âge, dégommé comme une merde par la fainéantise de son auteur.


C'était moche.






Mais bon, ça nous fait pas un sujet de post, ça, l'anniversaire d'une mort annoncée, hein ? Nan, ça nous fait pas.







Certes, mais tu ne me laisses pas le temps d'enchaîner, aussi, t'es chiant : ce que je voudrais souligner, ici, c'est que grâce à ce pitit bloug sans prétention (enfin, sans trop d'autre prétention que celle - toute simple - d'être le meilleur bloug de la planète), j'ai mis en place une petite chose qui vit sur la blogosphère. J'entends par là que le bloug précédent était très cool, hein, je ne le nie pas, mais qu'il donnait parfois l'impression d'être un peu fermé au reste du ouèbe 2.0. Qu'il vivait en autarcie, quoi.





Question de notoriété, probablement, vu qu'on ne faisait pas grand chose, à nous tous, pour devenir des foudres de guerre de l'influence attitioude. Parce qu'on s'en foutait pas mal, et que finalement on rigoulait bien à se commenter nos posts entre contributeurs (même si ça donnait un côté un peu "private joke" à l'ensemble, qui devait être un peu naze à lire pour un lecteur extérieur). C'était LA recette parfaite du bloug qui ne deviendrait assurément pas le nouveau Presse Citron. D'ailleurs, ici aussi, je m'en fous pas mal, d'être un influenceur du ouèbe. La vérité, si je le voulais vraiment, je customiserais ces lieux, je ferais du forcing pour être plus visible, je coucherais utile (ah bon, ça sert à rien ? Ok)... Mais je fais que dalle, et je plafonne tranquillou avec mes 30 requêtes "animatrices TV nues" par jour, m'enfonçant peu à peu dans les méandres anonymes d'une blogosphère surpeuplée où ça a quand même l'air d'être la guerre quand on veut se faire remarquer.





Ce qui me convient parfaitement.





Bon, et what's the point, à la fin ?





Bah voila, je voulais profiter quand même de cet anniversaire pour te dire, au cas où ça t'intéresserait (ce dont je doute) (mais en même temps, je suis chez moi, je fais ce que je veux) que les contributeurs de l'ancien blog sont toujours là, quelque part dans ma petite vie de dinde, et qu'au global ils vont bien. Pour certains, ils n'ont même pas beaucoup bougé, en fait : toujours étudiants en fin de cursus ou galériens débutants du monde du travail. C'est la crise, ma brave dame.





Il y en a deux ou trois qui commentent ici de temps en temps. D'autres ont refermé la parenthèse bloug pour passer à d'autres choses un chouïa plus sérieuses, moins superficielles, toussa (je ne les comprends vraiment pas). Et pis il y en a une qui a ouvert récemment un nouveau bloug que j'ai mis dans ma blougroll aussi.





Bref, un an après la mort du bloug, il reste toujours celui-ci, et les anciens contributeurs sont toujours mes potes, même s'ils ont autre chose à fiche que de partager ma creuse prose pendant qu'ils glandent au boulot.






Et sinon, je voulais aussi te dire merci, toi qui n'étais pas lecteur du Cercle Futile et qui es arrivé entretemps, même si tu viens une fois tous les 36 du mois ou que tu t'en fous un peu (beaucoup) de ce bloug tout pourri même pas joli où qu'y a même pas de ligne éditoriale : c'est toujours un peu grisant de voir qu'on a fait réagir quelqu'un grâce à un bloug qu'on tient tout seul sans rien y connaître en ouèbe ni faire de gros efforts de drague.






Alors merci, depuis maintenant presque un an, d'avoir pris quelques instants pour passer ici, même au hasard d'une requête "marie ange nardi nue"... Je pensais, avec un nouveau bloug, que sans les articles et commentaires de mes potes il ne se passerait rien ici, et en fait vous êtes quand même quelques uns à passer ici de temps en temps, ce qui est toujours agréable à constater.




C'est que même si je n'ai pas d'ambitions de cruche influenceuse, j'écris quand même pour être lu, hein, on va pas se leurrer.





Voila, voila. Donc merci. C'est tout pour aujourd'hui. Tu peux retourner à la recherche de stars nues via Go*gle, maintenant.

8.7.09

Le pédé homophobe

Hier soir, donc, je n’ai pas regardé la boîte en bois qui ne contenait peut-être même pas MJ à Losse-en-Gelaisse, et j’ai du coup loupé ses enfants qui s’ennuyaient ferme en mâchant du chewing-gum en loucedé, Brooke Shields qui chialait, Beyoncé qui hommageait, toussa toussa.




Comme prévu, pas besoin de l’avoir regardé hier pour en être pollué toute la journée d’aujourd’hui sur le ouèbe.









Nan, à la place, je suis allé au cinéma, comme je t’avais dit, pour voir L’âge de glace 3. Ce qui constitue probablement le degré zéro de la prise de risque quand on va au cinéma en été : comme les deux précédents, c’est mignon et rigolo, avec certains passages vraiment bien sentis et des références assez évidentes pour ceux qui ont vraiment trop honte de regarder ça sans caution intellectuelle (tous les longs métrages animés font ça depuis Shrek). Et comme les deux précédents, on n’est pas mécontent en ressortant. Même si on n’a en fin de compte vu qu’un dessin animé hollywoodien qui fait l’apologie de la famille et de l’amitié (shocking).





Je reste fan de Scrat, dont la misogynie m’a été révélée pour l’occasion.




Et pis après j’avais rendez-vous avec le Méri chez moi. On s’est envoyé environ 45 sms dans l’après-midi pour se donner rendez-vous dans mon clapier pendant qu’il est encore à Paris, limite j’avais l’impression de négocier un plan cul. Il est épuisant ce garçon.





On s’est collés devant In Bed With Madonna (qu’est-ce que c’est chiant ce truc) (je ne comprends pas toujours les objets de culte de la culture gay, je dois être un peu lent), mais en vrai on suivait pas trop, vu qu’on se racontait nos laïfes, nos avenirs radieux, nos derniers potins et tout ce qui fonde la virilité d’une relation amicale, en somme.






L’avantage de ne voir ses zamis qu’une fois par trimestre, c’est qu’ils ont plein de trucs à vous raconter à chaque fois que vous les voyez. Et le Méri, il lui est arrivé plein de trucs depuis quelques mois, que même pas je me doutais, puisqu’au final il va partir s’angoumoisir et que ça m’a fait un gros choc, genre Muriel Robin quand sa fille Patricia va s’installer dans un village africain (un point de plus pour ceux qui connaissent cette référence).






"Angoumoisi ?... Donc tu pars à Angoulême ? … Dans 15 jours ?... Ouiiii… Ça t’ennuie pas que j’m’assoie deux secondes ? J’vais aller dans la cuisine pour fêter l’événement avec ton père !"






Bon, en vrai, il part pas très longtemps s’enterrer au fin fond du Poitou, hein, mais si jamais il s’y plaît, qu’est-ce que je vais devenir, moi, je te le demande ?




En même temps, avec la bougeotte qu’il a, celui-là, s’il reste plus de trois mois dans une ville sans boîte gay, je m’appelle Geneviève.





Bref, tout ça pour dire quoi, hein ?





Ah oui, j’allais zapper. Donc, on était devant In Bed With Madonna, le docu un peu chiant en noir et blanc prétentieux sur le Blonde Ambition Tour où la Madone joue les divas déjantées pour les caméras, et tout à coup, le Méri voit un des danseurs de Madonna (visiblement d’obédience homosessouelle) et s’exclame : "C’est quand même bête d’être aussi beau et de tout gâcher en étant maniéré !".





"M’enfin, Méri Méri, quelle homophobie !"




"Mais oui, je suis homophobe !"




"…"





Ça m’a alors frappé le plexus solaire et le lobe frontal : merde alors, les pédés peuvent être homophobes ! Je ne parle pas des pédés refoulés qui expriment leur terreur de ce qu’ils sont par la violence. Non, je pense plutôt à du pédé bien établi et sûr de soi, comme vous et moi (enfin, surtout vous, hein), qui se livre à une forme de sous-discrimination : la follassophobie. En gros, le fait de ne pas apprécier (ou, a minima, de ne pas être attiré par) les mecs efféminés / extravagants / les deux à la fois.





Evidemment, il y a là une question d’identité qui peut constituer une réponse politiquement correcte à ce constat : en gros, si je suis pédé, c’est parce que je suis attiré par les mecs, et pas par les mecs qui utilisent les codes féminins pour s’extérioriser.





Certes.





Mais qui a décrété que rouler du popotin, parler aigu ou s’exprimer avec de volubiles mains manucurées était féminin ?





Par extension, n’est-on pas gêné, devant une "follasse" (quel vilain mot), par celle qui est en nous et qui interroge notre perception stéréo/hétérotypée du genre ?





En bref, à cultiver une certaine idée de la virilité en adoptant un comportement, des vêtements, une manière parler, etc. qui renvoient une image de "average guy", on cherche certes à ratisser plus large dans l’éventail de la séduction masculine (pour baiser plus, en gros), mais aussi à être exactement ce que les homophobes attendent de nous, non ? Après tout, plus ou moins consciemment, être contre les follasses, c’est considérer que ces dernières l’ont bien cherché, quand elles se prennent une réflexion homophobe (ou pire)… Et nous autres, les homos qui passent aisément pour des hétéros, que fait-on, en jouant les discrets, si ce n’est clamer qu’on peut être homo sans être folle, et que c’est hyper important de le souligner pour la bonne image de la communauté ?






Voila qui m’interroge pas mal, non pas sur ce que je pense, mais sur mon propre comportement. Aller déconner à la Marche des Fiertés une fois par an, je sais faire et je fais bien (ou pas) (je suis un vrai pisse-froid, moi, môssieur). Mais assumer ce qu’assume un mec efféminé au quotidien, en refusant de se conformer au moule du gentil pédé bien propre qui reste discret en public, ça je sais pas faire. Malgré moi (ou peut-être au contraire de manière calculée), j’ai enterré la grande zaza en moi pour devenir un de ces homos "sobres" qui ne se montrent pas excentriques (ou si peu), qui ne font pas (trop) honte à leurs parents et qui encaissent sans broncher les réflexions de connasses qui n’ont rien contre les homosessouels "du moment qu’ils restent discrets".






C’est aussi pour ça que la marche des fiertés est utile, comme je l’évoquais il y a quelques jours. Il faut bien ça pour rappeler que les freaks, les follasses, les dégénérés, les bears, les drags, les emo, les butches, etc. doivent, pour certains, négocier toute l’année pour que leur identité ne fasse pas trop tâche au sein de leur entreprise/famille/groupe de potes, etc.






Et que ce n’est pas normal.






Enfin bref, tout ça pour dire que la prochaine fois que j’entendrai une réflexion sur les folles dans la bouche d’un homo, j’essayerai de le mettre face à sa contradiction (ça m’aidera peut-être à mieux décrypter la mienne).

















Il te paraît loin, là, le Scrat du début de l’article, hein ?






Pfff, en tout cas, voila une preuve supplémentaire que je suis vraiment incapable de faire un post structuré, moi.

7.7.09

No Drugs

How addicted to Twitter are you?

Created by The Oatmeal




Voila voila...




Bon, bah on pourra vraiment jamais m'accuser d'être un geek ni même un technophile pur et dur, hein.




Tu me diras, je ne suis pas à l'abri d'évoluer vers le côté obscur de la force, mais bon. Pour cela, tu cliques sur le joli lien sur le côté, et tu me suis, pour m'écouter dire plein de choses très intéressantes et sans la moindre vacuité. Si, si, je te dis.




...




QUOI, t'es pas sur Twitter ?





Pfff, t'es trop naze.






Pourtant, tu vois bien comme ça me réussit : même pas accro je suis, quand je veux j'arrête, la maîtrise absolue des choses j'ai !




C'est parce que je suis un modèle d'équilibre psychique, ça : zéro addiction, zéro drogues, à peine 8 cafés par jour, bref, la sainteté est à ma portée.




Bon, sinon, en parlant sainteté, béatification, toussa toussa, je sais pas trop comment je vais m'y prendre ce soir pour échapper aux obsèques en stade façon super concert géant de celui dont je ne veux même plus prendre la peine de taper le nom.





Je pense que je vais me contenter de disparaître dans une salle de ciné, tiens. Ou alors dans le décolleté d'Evelyne Dhéliat (ne cherche pas la pertinence de cette occurrence, c'est pour mes lecteurs pervers).

6.7.09

On a retrouvé Fred Courtadon !





Lecteur, tu aimes probablement autant que moi la télévision de qualité, non ?






Non ?





Tant pis, je te demande pas ton avis, en fait.







Au rayon animatrices interchangeables, la Six nous fournit régulièrement de la gentille potiche, brunette à cheveux pas trop longs, qui présente aussi bien les praïmes à tapis rouge que les émissions tous terrains avec plan séquence de présentation des sujets sur fond de campagne verdoyante (c’est roots), moderne et cool dans sa tête, bien dans ses baskets et qui aime l’histoire, pas les histoires : l’animatrice Barbara Gourde, en résumé. Parmi les fines lames de cette catégorie enviée (bah oui, certes elle a une gloire moyenne, mais en même temps les gens la reconnaissent quand même dans la rue et quand ça sent un peu le roussi pour elle sur le hertzien, elle peut toujours partir moisir dans un access praïme taïme sur la TNT), on peut citer les Véronique Mounier et Alessandra Sublet, interchangeables à la présentation de Misère sexuelle agricole sans que personne ne tique (nouvel épisode ce soir sur la Six, si tu peux me faire un débrief, moi j’ai arrêté), les Sandra Lou qui servent à rien dans les émissions du matin… et bien sûr Virginie Guilhaume, qui a tué la Nouvelle Star cette année à peu près autant que les Soan, Leila ou Thomas.








Il n’y a pas très longtemps, mon pote le jean slim me faisait la réflexion suivante, devant l’un des praïmes de Baltard où, faute d’écouter, on déblatérait sur les malheureux candidats à la célébrité passagère (et sur les fringues de Lio). Entre deux "Leila peut pas gagner elle est grosse" et "Damien me donne envie de me jeter par la fenêtre dès qu’il chante en anglais (tout le temps, en somme)", le jean slim a une révélation : "Aaaaaah, mais en fait, Virginie Guilhaume, c’est Fred Courtadon qui s’est fait un lifting !"









Kézaco Fred Courtadon ? Mais siiiiiiiiiiiiii, souviens-toi, Fred Courtadon, quoi ! A une époque pas si lointaine, la six semblait exploiter un nouveau filon, à peu près comparable au fléau des chanteurs québécois exportables (mais en moins envahissant quand même) : les animatrices venues de Belgique (le plat pays qui est -presque- le mien).








A ce petit jeu, la petite chaîne qui monte avait trouvé une Barbie mal dégrossie (carrément joufflue, en fait) qui allait par la suite se révéler l’un des meilleurs atouts des praïmes de Baltard (Virginie Efira) (nue) (on sait jamais)… et Fred Courtadon, donc.









Une petite photo pour te rappeler ?









Nan, toujours rien ?











Bon, en fait c’est un peu normal, vu que, comme beaucoup de tes contemporains tu n’as pas regardé Les Colocataires, le Loft sauce minable que la Six avait tenté de nous fourguer au printemps 2004 sous couvert de "Nan, regardez, c’est pas le loft, y’a une maison filles et une maison garçons, et c’est même pas Benji Castaldi qui présente". Comme cette émission avait un peu été le four de l’année, tu as probablement zappé entretemps la Fred Courtadon, qui après des mois d’ascension à l’antenne (souviens toi de Affaires de Famille, une sioupeur émission quelque part entre C’est quoi l’amour et Super Nanny avec plein de familles dysfonctionnelles) (c’était hyper cool) (nan, tu te souviens pas ?) (pffff, mais tu te souviens de rien, en fait), a immédiatement été étiquetée has been irrécupérable. C’est moche. Le hertzien est finalement un petit monde cruel.






Et depuis, Fred Courtadon erre comme une âme en peine on ne sait trop où, peut-être entre la télé belge et une obscure chaîne câblée. Car, cruel moi aussi, je t'avoue que je l'ignore (et que je m'en tape un peu, du reste)...








Enfin tout ça pour dire que je suis quand même retombé sur sa trace par hasard aujourd'hui, que ça m'a fait penser à l'époque bénie des Colocataires (que je regardais en faisant semblant de réviser mes partiels de première année) et que... NON, en fait, Fred Courtadon n’est pas morte. Et elle ne s’est pas non plus grimée en Virginie Guilhaume pour retrouver du boulot à la télé, comme le supposait le jean slim.








Nan, en réalité, Fred Courtadon fait aujourd’hui partie des « filles sexy » (ah bon) qui vont "jouer" (enfin, jouer, c’est un verbe pour les comédiens, hein, et là c’est quand même Jenny Del Pino et Marie-Laetitia du Bachelor) (tu sais, celle qui était manageuse de bar à p... ah, non, pardon, barmaid, mais qui avait aussi joué dans un film de fesses avec Greg le millionnaire, avant) dans "Prise de tête au String Paradise", une pièce probablement sartrienne dans sa forme voire néo-shakespearienne dans son fond qui va se jouer, ou qui se joue déjà, je ne sais pas trop où.








(elles sont très distinguées)















Bon, bah on va pas la revoir tout de suite tout de suite en praïme, la Fred Courtadon…

3.7.09

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii (ou l'effet retouche)



Bon, les enfants, l'heure est grave, tu as déjà du le remarquer en regardant les images (vu que tu regardes les images avant le texte).







Shakira va revenir. Là. Très bientôt. Incessamment sous peu. Autant en emporte le vent.







Mais, comme tu peux le constater toi-même (qu'on ne m'accuse pas encore une fois de faire du mauvais esprit, hein, t'as la preuve sous les yeux, là) :




1) elle est méconnaissable ;





2) le nouveau sinegueule n'est même pas un duo avec Madonna comme on nous l'avait promis depuis des mois ;





3) c'est moi ou Phot*shop décidément ça fait pas que du bon boulot, en termes de crédibilité/réalisme (cf. le futur album de Meuwahia Carey) ?





(Jessica Rabbit outside)








4) Entre blondasse à la Britney et bomba latina à la J.Lo, il va peut-être falloir finir par choisir son camp, non ?






5) En résumé, elle ressemble à Anastacia qui aurait fait une dépression et une cure de désintox... J'attends donc la suite avec angoisse. Je suis sûr que toi aussi, tu angoisses à mort.