29.3.09

Ma pote Julia



Lecteur, tu as peut-être remarqué, je ne parle pratiquement que de nénettes du showbiz, ici. Je m'en suis aperçu il y a peu et songe 1) à en parler à mon psy et 2) à rebaptiser ce bloug, "Vinsh, Mainstream Pop Dinde". Sur ce déchirant constat, restons dans la mouvance du showbiz, et parlons du retour de la plus grande star intersidérale du glamour made in Hollywood, j'ai nommé Julia Roberts.







Enfin bon, pour parler de retour, il faudrait qu'elle ait été notablement absente. Son dernier film sorti en France, c'était La Guerre selon Charlie Wilson et c'était début 2008, alors faudrait voir à se calmer au niveau de l'annonce du come back fracassant, hein.










Donc l'actu de Julia, c'est Duplicity, un film de Tony Gilroy (dont l'affiche US est vachement mieux, non ?), à qui l'on doit notamment la trilogie Jason Bourne et Michael Clayton. Pour te dire la vérité, lecteur, ce n'est pas le film du siècle, mais si tu aimes les films pas trop mal ficelés avec Clive Owen (genre Inside Man, mais dans un genre totalement différent) ou avec Julia Roberts (genre Closer, dans lequel il y avait aussi Clive Owen), bah ça devrait te plaire.










L'intrigue est plutôt bien menée, l'astuce narrative consistant à reprendre l'histoire du couple à rebours de l'intrigue principale est traitée de manière assez fine, embrouillant le spectateur sans trop casser le rythme (et évidemment, cela joue un rôle dans le dénouement). Le film n'est bizarrement, quoi qu'il en soit, pas très spectaculaire ni transpirant du charisme de Julia Roberts, pourtant très présente.





En fait, en sortant de là, j'étais plus marqué par le scénario retors et par le souvenir de Clive Owen (nu) en serviette de bain que par ce qui était supposé être le come back de Julia Roberts. Peut-être parce que, pour moi, elle n'était pas vraiment partie. Toujours est-il que ce ne sera pas le rôle le plus marquant de sa filmo.




Pourtant, je l'aime bien, moi, Julia. C'est devenu, de film en film, une sorte de bonne copine du cinoche : toujours là malgré les années qui passent, toujours ce sourire épatant, ce visage si familier depuis la première fois qu'on l'a vu, toujours ce charisme naturel qui permet à chacun de s'en sentir proche comme d'une vieille amie... Mais pas vraiment de sex appeal, désolé. Même dans Pretty Woman, rien à faire, elle ne transpirait pas le sexe. Non, Julia Roberts, c'est vraiment une fille qui a une tête de fille sympa, qu'on a l'impression de connaître, mais vraiment pas une icône éthérée du concept de sex symbol.





Depuis quelques années (en fait, quasiment depuis le début de sa carrière), elle s'acharne à casser ce côté "fille sympa, donc gentille, donc forcément un peu coconne", dans un premier temps en courant après les rôles "difficiles" (Mary Reilly, Les nuits avec mon ennemi), en alternance avec les comédies romantiques qui font sa renommée mondiale (s'il y a bien un truc dont Julia Roberts est l'icône, c'est bien le film romantique) (pas de bol, en un sens) (bref).



Mary Reilly, le film élan de complicité féminine. "Ménagère de moins de cinquante piges, je suis comme toi : moi aussi je suis moche si tu ne me maquilles pas".



Rhoooooo... Ok je sors.









Puis, quand le métier s'est enfin décidé à lui fourguer un oscar, elle s'est calmée et s'est mise à tourner plus rarement (notamment pour pondre des moutards et leur donner des prénoms ridicules qui rendront leur adolescence invivable). Elle tourne d'ailleurs surtout, désormais, de plus "petits" films, plus exigeants par leurs scénarios ou leurs thématiques...






En bref, moi je l'aime bien, Julia. Et comme je l'aime bien, je ne ferai preuve d'aucune objectivité en te conseillant son film, parce qu'on profite de son jeu délesté de ses sourires incessants de comédienne romantique, parce que malgré sa vacuité évidente l'espionnage industriel dans le milieu des cosmétiques est un truc assez palpitant, et parce que la fin du film a quelque chose de délicieusement anti-hollywoodien.








Ah oui, et aussi, parce que Clive (Cliiiiiiiiiiiiiiiiiiive), quoi...



27.3.09

Séquence émotion...


"Bonsoir Benjamin, bonsoir le publikkk..."
La surprise du jour, elle est .


Oui, lecteur, tu t'étais souvent demandé avec angoisse ce qu'avait pu devenir Lesly du Loft 2 ? Comme je te comprends. Moi aussi, certaines nuits, cela troublait mon sommeil.


Bon, bah la réponse à cette question de premier ordre culturel, la voici. Lesly Mess (ouais, c'était son nom complet à l'époque) est devenue Afida Turner. Alors là où on saute au plafond, c'est pas quand on apprend que Lesly ne s'appelait pas vraiment Lesly (nan, là, c'est juste le monde qui s'écroule). Nan, c'est quand on apprend qu'elle tient son nom de famille... du FILS DE IKE ET TINA TURNER, qu'elle a épousé !!!!


Je viens de passer dans la quatrième dimension, je me prends à espérer un come back musical de Loana, je suis tout émotionné (comme disait Lesly, justement, à sa grande époque).



Pour le plaisir, et pour l'espoir de la voir revenir dans la grande musique suite à la diffusion, donc, de sa version perso de La vraie vie d'Eve Angeli (ou de Bienvenue chez les Sander, au choix), je vous propose une séquence rap / harènebi.









Je suis vraiment très ému...

24.3.09

Mouarf du mardi

>> Matoo fait de nouveau la pub de Fluide Glacial (décidément, il faudrait que je me décide à l'acheter un de ces quatre, pour voir), et allez savoir pourquoi, cet extrait m'a fait hurler de rire...














Bon, allez, c'est juste une petite dédicace affectueuse à ma co-loque, qui ne m'en voudra pas trop pour ça, je crois. Personne n'est parfait (sauf moi), loin s'en faut.



...






Quoi, entends-je ? Tu es indigné de mon manque de créativité littéraire en ces lieux, en te pondant un post de quatre lignes dont la substantifique moelle a été pompée ailleurs ?







Je ne vais même pas chercher à me défendre, lecteur, sur ce coup c'est totalement vrai. Mais j'ai les yeux d'un lapin myxomatosé et le stress d'une dinde le 23 décembre (un mix fort viril épicé au cheveu grisonnant qui apparaît en petits groupes organisés sur mon prolifique crâne). Oui, lecteur, j'expérimente actuellement et depuis vendredaï le non-stage, le non-travail et la non-certitude absolue. Évidemment, ce sont aussi des non-vacances...





Bref, je te raconterai plus ma laïfe quand elle sera passionnante. En attendant, je te meuble l'espace ouèbe, je te propose du contenu, j'endors ta vindicte et je ris sous cape à la perspective de ma prochaine grosse ânerie en ces lieux...

21.3.09

Has Will Been





Hum, à qui appartient ce regard de tigresse visiblement peu commode ?









Tremble, lecteur, tu as bien des raisons de le faire. Car tu assistes au retour médiatique de Larusso.



















Mais attention, pas n'importe quelle Larusso. Larusso nue.





Bon, d'abord, à la perspective de "Larusso nue", si tu te souviens de l'icône roussie frisée de ta jeunesse (Tu m'oublieras, chanson prémonitoire - 1998/99, tout de même), forcément tu flippes un peu.











Rrrrrrrr...


Bon, en fait, elle s'est offert un Babyliss et une coloration, et on va dire que le maquillage des 90's faisait des ravages (le vernis pétrole et le fond de teint plâtré, notamment) (dur). Au final, ça va mieux, en 2009. Onze années pour mûrir musicalement, tous les espoirs sont permis.






Larusso nue, donc.





Mais ne te lolifie pas trop vite, lecteur : si tu lis (ainsi que le suppose ton job de lecteur) le titre de la Une de Maximul, on t'annonce un "retour gagnant". Quoi ça ??





Genre elle va nous refaire un numéro un des ventes de sinegueules, la Larusso ? Je lis que son sinegueule Comme toi a fait un passage dans le Top 10 Itunes... Mouais.




Remarque, c'est pas tant moi que ça gênerait, hein : Tu m'oublieras, j'en connais les paroles par coeur (oui, aujourd'hui encore) (la teu-hon) (en même temps, tu sais comment je suis parfois) (bref).





Mais bon, avouons-le, Larusso, c'est surtout de la variétoche toute naze façon Sandy Valentino ou Tilly Key (tu te souviens, ces donzelles propulsées sur le devant de la scène musicale française, le temps d'une sinegueule tout pourri, par M6 Inteructions ?...). Genre son deuxième sinegueule oublié, On ne s'aimera plus jamais (prémonitoire lui aussi) : on voit bien qu'elle essayait de faire pro, mais sa carrière musicale ressemblait quand même à un pari qu'elle aurait fait pour déconner, et au final ça fait over cheap. Pas de bol.




Depuis, c'est la maturité, Larusso a changé de nom et de registre (on parle ici et là d'influences R'n'B, ce qui est rarement bon signe) : Laetitia Larusso, désormais, va tenter d'éviter la Cindy Sanderisation. En même temps, faudrait paut-être qu'elle se calme en interview...




"[...] avant, je disais souvent qu'il y avait deux personnes : Laëtitia et Larusso. Aujourd'hui j'ai réuni les deux, elles ont fait la paix, elles s'aiment beaucoup."



"Il faut arrêter d'être gentil avec les gens qui téléchargent, ce sont des voleurs. C'est comme rentrer dans un magasin de fringues ou une boulangerie et aller voler des vêtements ou des bonbons."


...




lol





La question est donc, à la vue de cette angoissante Une de magazine : est-il venu, le temps, des rires mais pas du chant, le temps du come back de Larusso ??




Et surtout, est-il venu le temps du vrai come back d'Ophélaïe, la liftée botoxée collagénée platinée quasi-quadragénaire, qui, non contente d'être coupable de Je marche à l'envers (curiosité visuelle très 90's, aussi), est aussi coupable d'avoir piqué le mec de Larusso un mois avant leur mariage ? (cet article amène d'ailleurs une autre question : d'où Larusso a appris la rupture par la presse people ? En effet, d'où la presse people a-t-elle parlé de ce triangle amoureux ?)





Attention, ça cogne chez les stars déchues...

20.3.09

WHAT ???

Attends voir, là...




Le logo de Ur France a changé, et personne ne me prévient ?? Et mon abonnement Flying Blue, c'est du pâté ?




Je suis choqué. Je ne vais pas en dormir de la nuit...



Avant :









Maintenant :









Sachant qu'encore avant, c'était une étrange crevette chevaline :









Mais enfin, ça n'a conceptuellement PLUS RIEN à voir !! Rendez-nous la crevette, moi je dis !

18.3.09

Tout à fait fréquentable







Concert de Bénabar hier soir au Zénith, après évidemment trois quarts d'heure de perdus sur le périph'. J'avais oublié ce que ça faisait de circuler en voiture à Paris.






Décidément, je l'aime bien ce gars là. Sur scène, il ressemble un peu à un Zébulon avec un essaim d'abeilles dans le pantalon tellement il saute dans tous les sens, mais ça fait vraiment plaisir de voir quelqu'un qui a l'air de s'éclater à ce point.






Pour ce qui est de son attitude générale, c'était exactement ce que j'attendais : il s'adresse assez régulièrement au public, avec un faux air de se foutre de notre gueule (un peu à la Yann Barthès, si tu situes le genre), il cabotine et il assure. On sent aussi qu'il est très pote avec tout le staff qui l'accompagne.






Enfin, en ce qui concerne son répertoire, bah tu aimes ou tu aimes pas, c'est pas maintenant que je vais te révolutionner ta vision de la chanson française, hein. J'aime beaucoup ses chansons un peu tristes, visions désabusées sur ses contemporains (Voir et être vu, Je suis de celles, Tout Vu Tout Lu) qu'il a interprétées hier soir. Et puis les marrantes, aussi : A Not' Santé, Pas du tout, Où T'étais Passé, A La Campagne, Le Dîner (je sais pas toi, mais moi je ne m'en suis jamais vraiment lassé, de cette chanson) (et pis y'a un remix techno pendant le concert) (yo)...





Globalement, j'aime bien cette manière de capter des détails ultra précis du quotidien des gens ordinaires (ou des bobos, c'est selon) qu'on ne prend jamais la peine de verbaliser mais qui interpellent forcément quand on écoute une de ses chansons. Si toi tu n'aimes pas ça et que tu trouves que Bénabar est un blaireau, bah tape 1 va t'acheter un coeur, lecteur. Et prout.






Bref, si tu as l'occasion, en gros, tu peux y aller, c'est vraiment pas ce que tu verras de pire sur scène.





Question, tout de même : comment ce mec peut-il avoir 40 balais cette année ???




17.3.09

It's a recession when your neighbor loses his job; it's a depression when you lose yours.





Je t'avais promis de t'éviter les coups de calcaire après ma pause bloguesque. Et bah au final je me rétracte, parlons soucis, parlons crise, parlons climat social. Call me François Fillon (nu).




Tu as remarqué, lecteur, c'est plutôt naze d'être jeune diplômé en 2009. Dans les faits, je le suis depuis 2008, mais comme j'ai pris un abonnement chez Nouvelles Frontiures au safari "série de stages payés au lance-pierre", en vrai je surnage dans mon statut d'étudiant attardé. Pour ton info, je fais actuellement ma dernière semaine de stage (youhou) et je n'ai pas de plan pour la suite. Mais bon, pas de panique.






L'un d'entre vous a-t-il son brevet de pilote?





Un peu blasé mais aussi très préparé psychologiquement à cette éventualité, je me gave de Kinder Buenu depuis deux semaines et j'ai pris trois kilos. Être djeunz, c'est naze, au final. Dommage, il paraît qu'être vieux, c'est pire. En résumé c'est difficile de savourer ces dernières bribes de jeunesse insouciante vu le panorama qui s'offre à moi dans les prochaines semaines.




Et bah tu sais quoi ? Je trouve que les gens font vachement les faux derches à ce sujet, et je m'en étonne. C'est vrai, quoi, la crise, la Chômagie, ça fait des sujets de conversation avec le chaland, ma brave dame. Et bah nan, que dalle. Mes collègues de la compta ou des RH, quand ils me croisent, ils ne se soucient pas un instant de mon (très proche) futur sort, eux mêmes qui ne m'ont pas embauché parce que "c'est la crise" et "on a des restrictions budgétaires de malade".





Cela n'a pas l'air de les effleurer, que si eux ne m'ont pas embauché pour ces raisons, d'autres risquent de ne pas le faire... pour exactement les mêmes raisons.




D'où mon questionnement : est-ce que la winner attitioude en entreprise oblige les gens à occulter les difficultés socio-économiques qui prennent naissance chez eux ? Pour être corporate, il ne faut pas aborder le sujet qui fâche du stagiaire à qui on avait fait miroiter une pré-embauche ?




Je trouve ça bien bête, mes enfants. Parce que 1) ça fait bien quatre mois que j'ai senti le vent tourner et que j'ai intégré le fait que mon embauche était plus qu'incertaine, et 2) ça va, les gars, je le sais, que c'est pas de votre faute, alors arrêtez de me sortir des "Tu vas prendre des vacances, c'est chouette" ou des "Tu vas trouver tout de suite". L'exemple typique, c'est quand on me demande en quelle année je passe, que je réponds "Ah nan mais j'ai fini mes études, là, je cherche du boulot" et que la personne prend un air vaguement gêné ("Ah merde, il devait être embauché, lui..."). Notre secteur, en ce moment, c'est la dèche intégrale, ne nous leurrons pas, et je n'en veux à personne. Mais quand on me joue la comédie du "Ah, mais c'est génial, tu pars vers d'autres horizons, alors !" en sachant pertinemment que je n'ai pas d'horizon, ça m'horripile.




Cela me donnerait presque envie ... euh... de m'arracher un bras pour avoir quelque chose à leur balancer.






(comprenne qui pourra)






Alors, lecteur, c'est aussi ça, l'esprit corporate ? Faire comme s'il n'y avait aucun souci ? Occulter le fait que le collègue du bureau d'à côté est viré et se casse dans trois semaines en évitant le sujet (véridique) ? S'enthousiasmer pour les milliers d'opportunités qui s'ouvrent au stagiaire pas embauché ? Nier, globalement et avec chacun, les aspects négatifs de la vie de l'entreprise ?




C'est très diplomate, mais il va falloir que je m'habitue...








16.3.09

La Pop-Pouffe de mars






Bah oui, que veux-tu, avec ces conneries, la Pop-Pouffe de février c’était il y a seulement quatre posts de là, et voila déjà la Pop-Pouffe de mars.





Pour te dire la vérité, j’avais bon espoir de dégainer Rihanna, qui avait prévu, en fin d’année dernière, de nous faire son come back au printemps 2009 (comme si elle s’était absentée depuis 2006). Le titre annoncé du nouveau sinegueule était affriolant : Sexuality. Mais bon, depuis, elle a eu deux-trois souçaïes, et elle s’est faite militante de la cause des femmes battues qui reviennent quand même vers leur mec bourrin. Alors l’actu musicale, ce sera pour un peu plus tard. A moins que la caribéenne ne passe par la case récidive, ou pire, par la case "je suis morte".





Du coup que nous reste-t-il, au rayon morue de la chanson à texte internationale, à nous mettre sous la dent ? Il y a du monde au balcon, comme toujours, mais cette fois-ci je vais faire dans le recyclage. Comme tu le sais, Britnouille était déjà la Pop-Pouffe d'octobre avec sa ritournelle de derrière les fagots qui déchirait sa maman, Espèce de queutard (ou Womanizer, en V.O).





Et bien elle revient, pour ton plus grand bonheur, en mars (on va essayer de ne la faire apparaître en Pop-Pouffe du mois qu’une fois l’an, hein, donc tu es tranquille désormais pour 2009) ! Pour ma défense, je me suis un peu senti obligé de te proposer cette Pop-Pouffe.





Car : 1) c’est l’une des meilleures chansons de l’album ("c’est dire le niveau", entends-je au fond de la salle), avec le même auteur que Baby One More Time, un obscur titre de la dinde Spears vaguement sorti en 99 dans nos contrées, et 2) c’est à mon avis l’un des clips les moins bêtes de la donzelle depuis un bail.




"Ok, my pussy is hanging out"






Souviens-toi, il y a à peine un an, Dondon Spears essayait de nous faire passer un message anti-paparazzi dans sa sioupeur chanson Piece of me. Genre "T’as vu, les journalistes c’est des méchants, ils me harcèlent et j’ai même pas le droit de prendre 500 grammes tranquillou ou de sortir sans culotte, j’en ai ras la fouffe". C’était de l’art engagé, c’était beau, on a tous pleuré et on a boycotté Publuc pendant deux semaines pour marquer le coup (ou pas).





Et bah cette année, le clip à message de Brit-Brit est bien plus fin (je trouve), parce que si on en fait une lecture un peu réfléchie, on constate qu’elle propose ici une ludique parabole de sa carrière médiatique.



Britney, la jeune vierge effarouchée, petite fiancée de l’Amérique puritaine qui ne coucherait jamais avant le mariage et qui ferait de jolis enfants avec un joli mari tout propre sur lui… Alors qu’en coulisses c’était tenues de catin et orgie générale. La gourdasse délurée que tout le monde veut F.U.C.K., bien à l’abri des regards derrière la façade de sa petite maison parfaite. Puis le rêve américain qui se rhabille (c’est moi ou les plans en contre-jour dans lesquels elle se rhabille rappellent la dernière séance photo de Marilyn Monroe avec Bert Stern ?) (autre métaphore du rêve américain sur le point de s’effondrer). Et enfin, le retour en grâce dans ce rêve américain : exactement ce qu’elle vit depuis six mois, sans qu’on comprenne trop pourquoi tout le monde crie de nouveau au génie (enfin, "génie", faut pas déconner non plus). Mais c’est aussi ça, le rêve américain : on aime brûler ce qu’on a encensé, mais on aime aussi voir renaître ce qu’on avait broyé.






Britney joue ainsi savoureusement sur ce qui a constitué son fond de commerce (et le prétexte de sa notoriété internationale) pendant ses premières années de carrière : sa propre hypocrisie quant à son image extérieure... Ou comment avoir conscience de ses propres contradictions et lâcher à la face du monde "Et alors ? Tu ne m'aimerais pas, sinon !".





Perso, j'adore, j'adhère.





Bref, lecteur, tu constates, comme d’hab’, que je suis capable de disserter pendant dix piges sur la grosse Britney. Je suis irrécupérable. Alors tu ne m’en voudras pas de te la resservir en Pop-Pouffe : c’est la crise, je te rappelle, la gestion des stocks de morues est aussi une priorité économique.



15.3.09

Plus rien n's'oppose à la nuit




Pas grand'chose à te raconter de mon Wochenende, lecteur, si ce n'est bien sûr la petite tristesse qui ressort de la disparition d'un grand monsieur, pour qui je ne me suis jamais véritablement passionné mais qui m'inspirait une déférence certaine.




Il faut dire qu'on lui devait quelques chansons (et quelques albums) savoureux, et qu'il avait l'air d'un tonton taciturne qui nous intimiderait dans les réunions de familles mais dont on saurait parfaitement, au fond de nous, qu'il est le moins con du lot. Et puis c'était un acteur, aussi. J'avais bien aimé son face-à-face avec Arno dans J'ai toujours rêvé d'être un gangster, et je l'avais aussi remarqué il y a quelques années dans La confusion des genres. Il avait, en tant qu'acteur, ce même débit lent et cette attitude faussement pataude qui collait très bien à ses rôles.





Et puis ses dernières apparitions, si diminué, si changé, et en même temps, conservant une classe intacte. Il ressemblait, aux dernières Victoires de la Musique, au vieux monsieur qu'il ne deviendra pas. On eut presque pu penser que l'hommage unanime de la profession était en prévision de son décès, s'il n'avait pas été déjà si plébiscité depuis presque trente ans. Alors, comme tout le monde, on retiendra Vertiges de l'amour, Gaby Oh Gaby, Madame Rêve, Osez Joséphine (c'est marrant, je connais une fille qui s'appelle Joséphine et qui déteste cette chanson, alors que moi, j'aime bien la chanson de Don McLean) (une question de fréquence de diffusion, sûrement), et quelques autres...




Je ne vais pas m'appesantir, je n'étais pas un inconditionnel, et techniquement son décès ne change pas grand'chose à mon quotidien. Mais c'était un bon. Et des bons, on en manque toujours.




13.3.09

Artistiques








Petit Journal People spécial Fashion Week, hier soir sur Canul.



Le journaliste, à Karl Lagerfeld (venu accompagné de bellâtres décoratifs pour l'occasion) : "Vous êtes bien entouré, là !"

Karl Lagerfeld : "Bah oui, je vais pas me traîner des mochetés !".

...




Je l'adore.





Bon, sinon, la Facheune Ouike de Paris, c'est terminé (déjà ? Oooooooh...). Bon bah ça va, hein, je suis sûr que t'avais même pas remarqué que ça avait commencé.





Bon, et comme d'hab', cette année, on a eu du sublime et du n'importe quoi. Je te monre un peu, pour que tu saches comment sera influencé ton chopingue perso en février 2010 après les soldes...






Miu Miu, ou les imprimés qui seront sublimes sur environ une fille sur douze, et juste pas gérables sur les onze autres.









Jessica Alba vêtue d'une perruque. Audacieux.









Laroche (Guy, pas Patricia) (comprenne qui pourra). C'est bizarre, ça a l'air mettable. C'est assez sobre et c'est très beau. Les mannequins font la gueule juste ce qu'il faut. Je valide et je ressors le Drakkar Noir de mes 12 ans.










Jean Charles de Castelbajac. En ces temps de crise, il faut bien rigoler un peu. Je ne vois que ça.



12.3.09

You've Come a Long Way, Baby









I'll be back. Comme un rustre je ne t'avais pas prévenu. Et c'est maintenant.





Je sais, je sais, lecteur, tu t’inquiètes… Enfin, tu t’inquiétais la semaine dernière, parce que franchement, ça fait un bail que t’as arrêté de commenter le dernier post avec angoisse en menaçant d’appeler la police si je ne refaisais pas surface, hein !




Tu t’es senti abandonné comme le caniche revêche d'une famille Groseille sur une aire d'autoroute pendant le chassé-croisé du mois d’août ? Pfff, genre.







Bon, alors qu’est-ce qui m’arrive ? Bah rien, justement. Et pour t’épargner mon humeur de ces dernières semaines, j’ai préféré me taire. Comme on ne se connaît pas vraiment, toi et moi, j’évite de te confier mes états d’âme, parce que ça m’appartient et que ce n’est pas le thème développé ici. Ouais, je sais, y’a pas de thème, ici, mais si c’était un journal intime, t’aurais remarqué, aussi, nan ? Et ce n’est pas un journal intime, c’est un bloug qui raconte des âneries plus ou moins bien senties, et essaye de te fournir matière à réflexion (ou à briller en soirée mondaine). Bref, si je réussis au moins à te fournir un peu de lecture pendant que tu glandes au bureau, c’est déjà pas si mal. Mais je vais pas me mettre à te raconter mes angoisses de dindon non plus, et du coup, faute de pouvoir parler de ça, je ne voulais pas non plus faire semblant de me gondoler ici. Tu comprends ?



Bof, si tu comprends pas, c'est le même tarif. Il y a tout simplement des moments où le bloug, c'est trop superflu pour qu'on s'y investisse. Mais j'aime trop ça pour arrêter.




Bon, alors en quelques points (je sais que tu détestes ça, mais en même temps, je vais pas te pondre du Prix Pullitzer pour te résumer deux semaines de crève et de déprime anti-web 2.0) (t’es relou, des fois) :



- La Nouvelle Star, ça a repris. Petit souçaïe : je sais pas toi mais moi je n’ai aucun coup de cœur jusqu’à présent parmi les quelques candidats survendus par la prod’ avant même le début des épreuves du théâtre. Je cherche encore le frisson à la Amandine parmi les innombrables courgettes de 16 ans visiblement très influencées par les BB Brunes, les Putafranges et les Fluokids qui pullulent dans les castings régionaux. Pas de nom de candidat qui me vienne en tête, là tout de suite. Ah si, Yasmina. Mais les rumeurs disent déjà qu’elle se fait gicler avant les 15 élus de Baltard. Quel suspense, les amishhhhh ! Sinon, je sais pas si t’as remarqué, mais ils ont tous pris des tics et des looks qui signifient clairement : j’avais huit ans quand la télé-réalité a envahi les écrans, et j’ai tout appris (look, attitude, façon de se tenir et de parler) en regardant les carrières de Jenifer, Nolwenn, Julien Doré ou Christophe Willem. Ou alors je vois le mal partout…




- Je suis allé au ciné, beaucoup. Du coup j’ai vu plein de trucs que je pourrai te critiquer ici, comme un vieil aigri, en regrettant la belle époque où Ophélie Winter faisait des films.




- On commence à sérieusement s’approcher du déménagement. Bon, c’est pas tout de suite tout de suite, mais en gros d’ici trois semaines je suis de retour à la case « domicile parental ». Je t’enverrai évidemment des instructions à ce moment-là pour envoyer un commando militaire à mon secours.



- Je commence à me lasser de la tronche de mon bloug. Y’a pas quelqu’un qu’aurait des notions de html pour envisager un nouveau design de la muerte et une nouvelle bannière avec Paris Hilton (ou à défaut, Vincent McDoom) en string ?



- Y’a The L Word qui s’est achevée. Il paraît que c’était décevant, comme fin. Un peu comme la fin toute naze d’Ally McBeal. Du coup, je vais peut-être enfin commencer à télécharger regarder les premières saisons de la série. Ou pas. J’aime bien commencer une série qui n'est plus en production : on n’a pas à attendre la semaine suivante sur Allustreaming…







- Michael Jackson (nu) va revenir. Et je sais pas toi, mais je m’en tamponne royalement. Franchement, tant que ce mec continuera à ne rien produire de nouveau et à capitaliser sur son glorieux passé pour éponger ses dettes, il ne m’intéressera plus. C’est le James Cameron de la musique, un peu.